Mise en page 1

Antenne 2 met des tigres dans son samedi soir

Par Danielle Mellet-Couderc, Télé Poche, juin 1990

Publié le samedi 29 juillet 2006 par Aurélien LECACHEUR - Directeur de la publication dans la rubrique Dans la presse en 1990.

        

Jacques Antoine a récheté une île-forteresse pour en faire un studio. Gigantesque. A la mesure de la supercourse au trésor qui va opposer 6 candidats emprisonnés dans ses geôles. Et qui devront, pour finir, affronter les tigres. Patrice Laffont et Marie Talon nous disent tout de cette chasse qu’ils vont orchestrer.

Au départ un pari un peu fou. Celui de Jacques Antoine, vieux routier des jeux télévisés (« le schmilblick », « la tête et les jambes », « la chasse aux trésors »...). Depuis 3 ans, une nouvelle idée de jeu lui trotte dans la tête. Une sorte de super course aux trésors avec une succession d’épreuves sportives et intellectuelles. Mais il lui reste à trouver un décor à la hauteur de son projet.

En avril 1989, il a le coup de foudre pour Fort-Boyard. Une forteresse, battue par le vent et les vagues de l’Atlantique, au large de la Rochelle. Le lieu appartient à un chirurgien dentiste d’Avoriaz qui accepte de vendre son bien 1.500.000 francs. Une subvention du conseil général de la Charente-Maritime permet la restauration des lieux. Elle dure 6 mois. Quand le Fort est fin prêt, Antenne 2, en pleine course à l’audience, se saisit de l’idée.

Jacques Antoine se lance alors à la recherche d’un animateur. Il rencontre Patrice Laffont, qui depuis son envol du nid douillet des « chiffres et des lettres », regarde dans la bonne humeur grimper sa cote à l’audimat.

« Quand j’ai écouté Jacques me parler du projet, j’ai su que j’étais partant. C’était fantastique de le voir, il marchait de long en large, la pipe entre les dents. Il mimait, il me racontait. Le jeu mettrait en scène 6 candidats qui tenteront pendant 45mn de récupérer un trésor en pièces d’or (d’une valeur de 250.000 à 300.000 francs) inégalement réparti à l’intérieur de 18 coffres. Plus ils auront obtenu de clé au cours des précédentes épreuves, et plus ils pourront ouvrir de coffres dans la salle du trésor gardée par des tigres ! Plus il parlait, et plus j’avais l’impression d’être dans »Tintin à la poursuite du trésor de Fort-Boyard« . Vivre une nouvelle aventure télévisuelle me tente. Je n’ai ni les moyens physiques, ni l’âge de participer, comme le faisait Philippe de Dieuleveult, aux épreuves ! Mais je suis le maître de cérémonie et je vais gérer le temps des candidats qui courent partout d’épreuves en épreuves. Marie Talon m’aidera dans ma tâche... »

Marie Talon, ex-animatrice de « Calin Matin », est maintenant speakerine à Antenne 2. Elle est toute aussi ravie que Patrice Laffont de se lancer das cette nouvelle aventure. « Mon rôle sera d’accueillir les candidats, de les décontracter et de les accompagner dans le bateau qui les conduit de l’ile d’Aix au Fort. Mon premier métier fut prof de gym. j’ai arrêté par peur de la routine. Et le jeu me passionne parce qu’il me demande du travail d’équipe. Les épreuves font intervenir toutes les qualités humaines : l’intelligence, la force, l’agilité, l’adresse, la psychologie,... Pour gagner dans ce jeu, c’est un peu comme dans la vie ! »

UN JEU QUI GAGNE

« Les clés de Fort-Boyard », jeu 100% Français, font la convoitise des télévisions étrangères. Les Anglais ont été les premiers à acheter le concept. Mais ils le tournent en studio. Pour participer aux épreuves, les candidats ne sont pas comme chez nous das les cellules, mais dans des pièces noires. Quand aux Allemands, aux Suédois, aux Hollandais et aux Américains, ils sont aux dernières nouvelles, prêts à s’arracher Fort-boyard. Cocorico !


Laisser un commentaire




Fort Bavard est un site propulsé par SPIP 3.0.17
Statistiques par et Google Analytics