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Avis de la rédaction : émission du 16/07/2011

Une équipe soudée et une émission à rebondissement

Publié le mercredi 20 juillet 2011 par Kévin TOLBIAC dans la rubrique Avis de la rédaction 2011.

        

Troisième rendez-vous de la saison pour Fort Boyard. Après une victoire et une défaite, qu’en sera-t-il pour cette nouvelle équipe ? Eh bien, les deux je dirais ! Une équipe menée par Sheryfa Luna et Quentin Mosimann, d’abord mauvaise dans les épreuves avant de se ressaisir et affronter avec brio le jugement du Fort, les aventures et la Salle du Trésor, malgré un faux pas au Conseil.

Troisième émission et le jeu débute toujours par le même pré-générique : l’histoire qui lie le Père Fouras à Boyard, narrée par la délicieuse Françoise Cadol (comédienne de doublage et pointure dans ce milieu ; avec dans sa ludographie, les Tomb Raider ou Heavy Rain, ou dans sa filmographie, la série Desperate Housewives). C’est elle aussi qui dicte les différentes règles et annonce les différentes parties ; cela change de la voix masculine d’il y a quelques années ! Bref, à la différence de l’année dernière, cela ne me dérange pas de revoir chaque semaine la même séquence, tant elle est bien réalisée.

Au passage, l’habillage en « split screen » (écran fragmenté) noir à la 24 heures chrono laisse place à un nouvel écran fragmenté, mais sur un fond doré. Un gros plus pour moi qui trouvais l’ancien habillage un peu terne pour une telle émission à force ! Coup de gong de La Boule, peut-être un peu trop tôt, ne laissant place à aucun briefing, aucun blabla et mettant les candidats dans les conditions pour affronter la première épreuve.

Venons-en à cette première partie de l’émission avec les candidats de ce soir. D’entrée de jeu, c’est Quentin Mosimann qui s’y colle avec la Salle des tortures. S’il en a compris le principe après quelques instants, il ne réussit pas à progresser rapidement le long des agrès ; pas le bon gabarit pour une telle épreuve ? Virginie Hocq se lance alors dans l’épreuve du Tapis roulant, pourtant devenue un grand classique du jeu, après avoir analysé ce qu’il fallait faire ; elle marque les esprits en cassant l’un des seaux ou en sortant de la cellule avant d’y entrer de nouveau, car la clepsydre était encore pleine ! La Cellule interactive présente un nouveau jeu cette semaine : toucher des balles virtuelles numérotées dans un ordre indiqué, le tout sur deux écrans ; plus facile de visualiser les balles à toucher de l’extérieur que lorsque l’on est dessus ! Mais Sheryfa Luna s’en sort bien, grâce aux bonnes indications de ses camarades, et remporte la première clé, tandis que Moundir échoue dans l’épreuve suivante malgré une bonne progression. N’aurait-il pas le Pied-marin ? Toujours est-il qu’une fois sorti, et fidèle à l’image qu’il s’est faite dans Koh Lanta, il enrage de ne pas avoir récupéré le précieux sésame.

Épreuve du cru 2011, la Poutre à la mer montre enfin le bout de son nez : et c’est le pauvre Mathieu Madénian, qui a une peur phobique du vide, qui doit se lancer le premier, avant Julie Raynaud, pour un unique passage. Bien évidemment, il y a, en plus d’un possible vertige, d’autres difficultés : le revêtement est mou et la poutre fait apparaître différents geysers déstabilisant le candidat. Mais Mathieu avance, après avoir surmonté sa peur, à califourchon jusqu’à la clé ; sans doute la façon la plus sûre de progresser, là où, un candidat qui aurait couru serait sans doute tombé après avoir perdu l’équilibre face à une projection d’eau. Il échoue alors qu’il avait le code en main. Rangeant ! Mais un code et un cadenas étaient-ils nécessaires pour cette épreuve ? N’aurait-il pas été possible de faire un système dans lequel la clé, accrochée au bout de la poutre, tomberait dans la mer à la fin du chrono, sans possibilité de la rechercher ?

Par la suite, Sheryfa Luna montre ses limites et refuse de plonger ses mains dans les fameuses Jarres du Fort ; Virginie Hocq, psychologue dans l’âme ( !), lui permet cependant de fouiller dans quelques bocaux, mais ce n’est pas suffisant. La Cellule interactive, proposée à Moundir, lui permet de se confronter à l’énigme visuelle concoctée par le Père Fouras. Comme lui, je pensais au départ qu’il fallait retenir l’ordre des portes par lesquelles la mygale virtuelle passait, mais la question se révéla plus facile ; pas pour lui qui, du fait de son erreur, doit répondre à une seconde énigme, un « droit à l’erreur » étant accordé par le vieux sage. Cette fois, c’est bon ! Deuxième clé !

Le Baril de poudre permet ensuite à Quentin Mosimann de s’adonner à un petit casse-tête, le tout sur une caisse prête à exploser ; il trouve rapidement la technique et monte les étages du casse-tête pour récupérer la clé, mais, proche de la fin de la clepsydre, la caisse explose, l’obligeant à revenir. Des efforts non récompensés ! Cependant, Julie Raynaud parvient à battre dans la boue (une nouvelle fois !) la lutteuse Lady Boo et récupère la troisième clé. Virginie Hocq s’y colle ensuite pour la Menotte, épreuve dont les candidats ressortent plus souvent prisonnier qu’avec la clé ! Grâce aux judicieux conseils de l’équipe, elle parvient, de justesse, à se libérer et ressortir avec la clé. L’équipe semble enchaîner les victoires. Mais il reste un peu plus de 7 minutes, trop peu pour récolter les trois autres clés nécessaires !

Mathieu Madénian parvient à ressortir de la Cellule interactive avec la clé en réussissant un parcours virtuel dans lequel il doit toucher le moins de cases rouges possible. C’est long, épuisant, et à sa place, on se demanderait aussi quand ce calvaire finira. Mais la 5e clé vient ! Sheryfa Luna ne venant pas au bout des Cylindres, La Boule sonne le glas en tapant sur son gong (un bon choix que de délimiter les parties avec un nouveau coup de gong plutôt qu’avec une cloche).

Au passage, l’idée de départ voulant qu’Olivier Minne lise aux téléspectateurs le parchemin dictant, sous forme de fable, les règles de chaque jeu était bonne ; mais, noyé dans les cris des candidats, cela relève parfois de la cacophonie. Aussi, peut-être aurait-il fallu qu’un des candidats, voire celui qui fait l’épreuve, lise ce parchemin avant d’entrer, histoire de savoir à quoi s’attendre et gagner du temps ?

Pas de prisonniers, c’est bien ! Malheureusement, avec l’absence de deux clés, l’équipe est obligée de se rendre à la Salle du Jugement pour récupérer ces deux objets. Malgré l’impartialité de Blanche, la juge, Mathieu Madénian et Julie Raynaud sont les pionniers du renouveau de l’équipe : les deux jeux d’adresse sont réussis du premier coup. Pas de prisonniers au final !

Les aventures débutent avec la Cabine abandonnée. Cette épreuve est plaisante, jouant sur les surprises et réactions des candidats face à une pluie inattendue de blattes alors qu’ils écoutent attentivement l’énigme du Père Fouras. Mais je trouve qu’elle sert justement plus à montrer la peur des candidats plutôt qu’à résoudre l’énigme et gagner un indice. Mathieu Madénian trouve la bonne réponse, malgré ses cris ; cela me fait changer d’avis sur cette aventure : enfin j’ai la preuve que des candidats peuvent la réussir ! Quentin Mosimann et Moundir affrontent ensuite leurs faiblesses respectives, l’apnée et le vertige, et réussissent avec brio dans un temps plus que convenable, le tout avec les commentaires décapants et humoristiques du trublion Mathieu ! C’est également le cas pour Julie Raynaud et Sheryfa Luna, dans l’Égout (Tuyau transparent revisité, mais dans le noir et avec des rats) et le Saut de l’ange, après quelques minutes d’hésitation, même si l’équipe n’a récupéré qu’un seul indice sur les deux (un cadenas était-il, d’ailleurs, de nouveau nécessaire après le saut ?).

Pour finir, nouvelle aventure 2011 : le Loto animalier. Virginie Hocq parvient sans difficulté à compter chaque animal dans les différentes boîtes après les avoir fait migrer, puis retrouver les boules du loto et les faire parvenir au reste de l’équipe pour libérer la cartouche-indice. Une aventure pas si mal que cela, et un 5e indice à la clé ! Cette partie, qui s’était à nouveau ouverte par un coup de gong, se termine de la même façon. (définitivement un bon choix !)

Au niveau du Conseil, comme pour les précédentes émissions, les duels se corsent. Cette année, les deux bonnes idées, en plus de la présence du Père-Fouras, résident dans le système de bonus/malus en fonction de l’issue du jeu, et le choix de la mise revenant désormais au candidat lui-même et non à son équipe ; de quoi à la fois soulager la pression mise sur ses épaules et évaluer ses capacités. Le revers de cette deuxième bonne idée est que, d’habitude, chaque candidat choisit la plus petite des mises qui lui sont proposées, donnant au dernier la plus grosse mise ; là, Moundir choisit lui-même la mise de 20 secondes, car il se sent confiant pour le duel du Billot. Malheureusement pour lui, le dernier clou ne s’enfonce pas totalement lors de son dernier coup, offrant ainsi la victoire au Maître.

L’équipe ne parvient en définitive qu’à obtenir un temps de 2 minutes et 30 secondes pour le grand final : le dégoupillage d’indices, la réflexion du mot code, l’écriture puis, en cas de victoire, faire le plus d’allers-retours, les mains pleines si possible. Il va falloir être très performant et vif d’esprit !

Et c’est le cas ! À peine les trois premières cartouches dégoupillées, les candidats entrent dans la Salle du Trésor et s’installent sur l’alphabet géant pour écrire le mot « Bœuf » (que j’avais presque). C’est gagné ! Une pluie de boyards se déverse dans la grande fontaine trônant au milieu de la salle ! Par ailleurs, durant cette chasse effrénée, le costaud Moundir transporte Quentin Mosimann dans ses bras pour accumuler le plus de pièces d’or possible, ce qui lui permet de rapporter une belle moisson. Au final, c’est un véritable casse et le record pour le moment de la saison avec un butin s’élevant à 21 430 €, dont l’intégralité ira à l’association Laurette Fugain.

Côté épreuves et décors, on en voit de toutes les couleurs à nouveau cette semaine. Univers, décors, portes, on ne peut qu’admirer le travail d’orfèvre des décorateurs du Fort, travail allant même jusque dans les moindres détails ! (panneaux devant les cellules, annuaire téléphonique dans la Cabine abandonnée, etc.)

Concernant les personnages, le Père Fouras retrouve donc son rôle de gardien du Fort. Moi qui espérais un rôle plus important et renforcé pour le centenaire de Boyard, je ne peux qu’aimer ce changement de situation ! Déjà mis en avant dans le pré-générique, le Père Fouras règne en maître sur la forteresse, résolu à faire, cette fois, échouer les candidats dans les épreuves, même s’il se montre plus enclin à les aider lors du Conseil qu’il préside cette année. Il apparaît d’ailleurs dans les nombreuses saynètes lors des courses d’un point à l’autre (ne cassant pas le rythme), choisissant les candidats qui devront affronter les pièges du Fort, commentant leur progression, ou s’entretenant avec les autres personnages (il compatit d’ailleurs cette semaine à la déception de La Boule face à la non-présence de prisonnier, n’hésitant pas à se sacrifier pour aller dans les geôles pour lui faire retrouver le sourire !). Un rôle proche du rôle de Maître du Fort de Patrice Laffont, diront certains. Une petite déception tout de même : il n’apparaît pas en fin d’émission pour conclure l’émission avec un résumé, plein de sagesse, du parcours des candidats (comme une sorte de « pensée du jour »), et sa dernière apparition dans le Conseil, même si elle peut être humoristique, manque d’un petit quelque chose vu son nouveau rôle…

Autrement, si Passe-Partout conserve son rôle historique, Passe-Muraille devient le messager du vieux sage auprès de l’animateur, une nouvelle fonction légitimant un peu plus le rôle d’un deuxième « Passe ». La Boule retrouve son bon vieux gong qu’il fait désormais résonner quatre fois, et est plus présent à l’image.

Enfin, parmi les trois nouveaux visages de cette année, Lady Boo, nouvelle lutteuse de Fort Boyard, n’a pour le moment pas réussi à bloquer la progression des candidats. Troisième présence dans l’émission et troisième défaite. Même si elle avait l’air plus combattante dans la Lutte dans la boue cette semaine, espérons qu’elle fasse échouer la candidate la semaine prochaine. Luciole, malgré son rôle anecdotique, reste mystérieuse. Elle me fait d’ailleurs penser un peu à GLaDOS (pour les connaisseurs de l’univers vidéoludique de Half-Life, et plus précisément Portal). Enfin, la juge Blanche reste, pour ma part, le meilleur nouveau personnage. Dotée de la parole elle aussi, elle se montre à la fois proche des candidats, lorsque ceux-ci savent écouter, mais incarne l’impartialité et la pensée du Père Fouras : le Fort n’appartient pas aux aventuriers d’un jour !

Enfin, même si la co-animation était l’un des points forts de l’émission, je dois dire que l’animation en solo d’Olivier Minne me convient pour cette nouvelle mouture. Proche des candidats, comme il l’a montré cette semaine beaucoup plus qu’auparavant, il n’hésite pas à durcir le ton et motiver l’équipe quand les candidats vont d’échec en échec. L’astuce pour combler l’absence d’une co-animatrice a été trouvée avec le nouveau statut du Père Fouras et la fonction de messager de Passe-Muraille. Pour finir, après avoir dit au revoir d’une manière classique l’année dernière, c’est avec joie que l’on réentend son célèbre « Toujours plus loin, toujours plus haut, toujours plus fort », sa marque de fabrique depuis près de 10 ans !

En bref, un Fort à nouveau vivant, plein de magie et de mystères. Une équipe évoluant à deux vitesses, pour un suspens grandissant au fil de l’aventure. Une bonne unité entre les aventuriers. Des candidats se dépassant pour aller au bout de leurs peurs, avec des maillons forts (pour les jeux ou les conseils) comme Moundir ou Quentin Mosimann, malgré des réticences de la part de Sheryfa Luna. Des commentaires humoristiques de Mathieu Madénian (même s’il ne savait pas s’arrêter quelques fois). Un final plus que satisfaisant : un butin record en peu de temps. Une émission donc sympathique à regarder !

Rendez-vous mercredi prochain pour un nouvel avis !


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