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Avis de la rédaction : émission du 30/07/2011

Le Fort a rendu son jugement

Publié le mercredi 3 août 2011 par Guillaume COMONT - Rédacteur en chef dans la rubrique Avis de la rédaction 2011.

        

Être candidat à Fort Boyard, ce n’est pas de tout repos et l’actrice Natacha Amal en a fait la terrible expérience. Essouflée dès sa première épreuve, c’est tout juste si elle n’aurait pas arrêtée l’aventure en court de route. De son côté aussi, Didier Gustin se souviendra longtemps de cette participation, lui qui a croupi dans les geôles de La Boule pendant une bonne partie du tournage ! Mais tel est la loi du Fort. Comme dirait Blanche, le Fort a rendu son jugement.

Comme à son habitude, en maître de cérémonie pour la neuvième saison consécutive, Olivier Minne nous présente au début de l’émission les nouveaux personnages, les nouvelles portes… bref, rien de nouveau sous le soleil pour les téléspectateurs fidèles qui assistent chaque semaine à la même introduction. Si celle qui rappelle la petite histoire du Père Fouras est esthétique à souhait et se laisse regarder chaque semaine, pourquoi ne pas étoffer davantage le rôle d’Olivier ou le mettre en scène avec le Père Fouras avant le début de chaque émission ? Jean-Pierre Castaldi l’a longtemps fait à son époque. Ce serait un bon moyen de renforcer la complicité entre Olivier et le Père Fouras, dont les petits dialogues sont toujours sympathiques, comme en témoigne le pré-conseil.

Mais passons à l’équipe et à ses performances. Le moins que l’on puisse dire, c’est que le temps de chauffe a été très long. Natacha n’ayant pas l’âme d’une équilibriste n’a pas cessé de tomber de la poutre dans les Cotons-tiges. Encombrée par son immense coton-tige, elle semblait à bout de souffle à la moindre tentative de déstabilisation. Lady Boo, de son côté, n’a pas eu beaucoup à se fatiguer pour contrer les « coups » de son adversaire. Si Silvain Wiltord a tenté de rapporter la première clé, force est de constater que sa lenteur l’a pénalisé. Il est passé à un fil de la victoire, mais les artificiers du Fort ne lui ont pas laissé le temps suffisant. Comme Natacha, il chute, et durement, de sa caisse de bois qui explose sous ses pieds ! Didier Gustin ne fait guère mieux, il ne chute pas lui, mais semble complètement déconcerté par l’épreuve high-tech qui lui est proposée. Son manque d’observation lui faire perdre un temps certain et ses multiples erreurs lui sont très défavorables. Il ressort lui aussi bredouille. Qu’à cela ne tienne, on ressort le bon vieux Tourniquet. On ne peut pas dire que Fabrice Abriel aille particulièrement vite, mais pourtant il décroche la clé, tout en ayant eu le temps de faire plusieurs fois un tour complet de la machine ! Là encore, on peut s’interroger sur le temps très long alloué à cette épreuve, toujours réussie. Bref, voilà donc la première clé ! Ouf, il était temps.

Delphine est la suivante a passé sur le grill. Elle est remarquable sur les Cylindres. Sa technique est cocasse, mais réfléchie. Elle effectue 70 % du parcours à genoux sur le cylindre et manque de réussir l’épreuve du premier coup. Même si elle ressort sans le précieux sésame, elle a assuré avec classe.

Amaury Vassili est appelé chez le Père Fouras pour une petite énigme visuelle… Ou plutôt deux petites énigmes visuelles. Nous disions déjà la semaine dernière que deux chances étaient de trop. Je réitère cette semaine cette remarque. C’est trop ! Si le candidat échoue, il a le droit à une seconde chance. Pourquoi ? Auparavant, le candidat montait en Vigie et, à moitié essoufflé, il devait se concentrer tout en retrouvant ses esprits. S’il ne trouvait pas l’énigme, on l’éconduisait pourtant avec une vanne bien sentie de notre cher Père Fouras. Là non, on offre une deuxième chance. Ce n’est pas très boyardesque, mais ce n’est pas non plus un drame, c’est un détail. Amaury obtient la deuxième clé, c’est tout ce qui compte.

La troisième clé arrive sans tarder, grâce à un Sylvain Wiltord, remarquable de souplesse. Même si l’on ne s’en étonne guère, il réussit un beau parcours sans se couvrir de ridicule de surcroit. Bon, avouons que nous aurions bien aimé un peu rire, mais on ne peut pas tout avoir.

Natacha Amal rattrape sa piètre performance passée en s’époumonant dans l’épreuve de la Cloche, allant jusqu’à invoquer sa maman. Au moins, Natacha n’a pas peur du ridicule et nous l’a prouvé ce samedi. On ne lui jettera pas la pierre, car elle rapporte une quatrième clé, et ne sera donc pas venu pour rien.

Décidément, il était écrit que Delphine McCarty devait se frotter aux épreuves les plus difficiles. Après les Cylindres, elle est menottée. Prenant soin d’éviter soigneusement les jets d’eau bouillante, mais ne pouvant éviter le bain de graisse de la chaufferie du Fort, elle met trop de temps à effectuer le parcours. Elle se libère au moment où la dernière goutte passe dans la clepsydre. Deuxième rendez-vous manqué pour la jolie Delphine pour qui on compatit volontiers, car de la bonne volonté, elle en avait à revendre !

Fabrice Abriel revient avec la cinquième clé, il réussit l’épreuve de la Cellule interactive avec brio.

Le reste des épreuves est un véritable fiasco. Amaury chute au bout de quelques pas sur la Poutre extérieure et Didier Gustin ne fait pas mieux qu’un plouf en bonne et due forme. Quant à Natacha Amal, il aurait fallu penser à lui rappeler que chaque épreuve était chronométrée et que Fort Boyard n’est pas vraiment un parcours de santé. On lui pardonne, car elle a le mérite d’avoir accepté de venir, ce qui est loin d’être le cas de toutes les célébrités.

Au final, il manque deux clés à l’équipe. Elle doit les récupérer chez Blanche après deux sacrifices de membres de son équipe. Ce sera Didier Gustin et Fabrice Abriel. Le premier est envoyé dans les prisons du Fort après avoir raté le défi du Tourné-lancé. Il y restera jusqu’à la fin du jeu. L’équipe perd son trublion de service et nous quelques occasions de rigoler. Dommage ! Fabrice lui est confiant et affirme haut et fort à Blanche qu’il va réussir, ce qui semble plaire à notre Juge nationale qui à la fin de son défi réussi lui lance un « bon courage pour la suite ». Delphine réalise quant à elle un sans-faute et se libère avec panache, mais en toute discrétion. Les longues minutes passées dans les prisons ont dû lui donner la soif de vaincre.

C’est parti pour les aventures. Peu variées cette année. On voit à nouveau l’Égout et encore une fois une énième version de la maison engloutie. Au demeurant, cette aventure est agréable à suivre, mais on aimerait bien voir plus de jeux aquatiques en extérieur comme la Tyrolienne (portée disparue cette saison) ou même le Radeau, que l’on a vu l’an dernier. On revoit également l’Équilibre à deux pour la deuxième semaine consécutive. Belle aventure cela dit, assez sobre, mais dont le concept est assez original et donne un beau rendu. Fabrice Abriel triomphe dans l’aventure du Coffre immergé, juste dans le temps imparti, tandis qu’Amaury, après avoir fait son cinéma dans l’épreuve de l’Égout, se rattrape bien en réussissant celle des Cuves, guère plus agréable, mais sans animaux. Natacha Amal de son côté manque l’occasion de récupérer une troisième cartouche-indice. Elle évolue courageusement dans l’antre des Serpents mais ne trouve qu’une partie du code après avoir plongé sa main dans un trou contenant un long serpent.

À défaut d’avoir un grand nombre de cartouches, l’équipe doit assurer au Conseil. Et c’est ce qu’elle fait en réussissant deux duels sur les quatre, un record cette saison. Sylvain Wiltord, par excès de confiance, perd de peu le duel du Billot. Delphine McCarty joue en revanche de chance en gardant la main dans le duel des Paires, empêchant le maître de rejouer. Amaury Vassili n’aime pas les mathématiques et le prouve en échouant dans le duel des Bâtonnets face à un Maître bien entraîné. Quant à Natacha Amal, elle brille dans le duel des Baguettes chinoises. Sans doute habituée des restaurants asiatiques, le duel ne lui pose aucun problème. Elle ressort avec 20 secondes en poche, une belle performance que l’on se doit de noter.

L’équipe dispose donc de 3 minutes 10 dans la Salle du Trésor, soit dix secondes de plus que le temps attribué par défaut à chaque équipe. Après avoir sacrifié Natacha Amal (malheureusement pour rien, car l’équipe était sur la bonne voie), l’équipe compose judicieusement le mot code Huile et récolte les boyards tant espérés. La somme est coquette : 15 340 € vont à l’association de Natacha Amal Avenir Enfants du Monde pour aider à construire un centre de soins.

Au final, un cinquième épisode plaisant bien que légèrement en deçà de l’émission précédente. Malgré des aventures un peu répétitives et des saynètes un peu moins efficaces que les émissions précédentes, le tout est resté de très bonne facture. Le Père Fouras anime particulièrement bien le Conseil et n’a pas sa langue dans sa poche : tout ce qu’on aime ! Olivier n’a pas été tendre parfois avec certains candidats, n’hésitant pas à indiquer que Natacha, dans l’épreuve du Métier à tisser, qu’elle ferait mieux de tout abandonner. Un humour grinçant qui n’est pas déplaisant pour bousculer un peu les candidats. Enfin, on regrettera l’absence de Didier Gustin lors de la deuxième partie du jeu, il a un peu manqué à l’équipe, l’ambiance n’était pas la même sans lui.

On vous retrouve la semaine prochaine pour un nouveau billet sur l’émission de Maud Fontenoy et Camille Lacourt. Bonne future émission samedi soir prochain !


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