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Avis de la rédaction : émission du 06/08/2011

Des amoureux de la mer comme des poissons dans l’eau

Publié le mercredi 10 août 2011 par Kévin TOLBIAC dans la rubrique Avis de la rédaction 2011.

        

Ils se sont vus médaillés à Shanghai et sont venus à la nage jusqu’au vieux vaisseau de pierre charentais-maritime depuis la côte chinoise, remorqués en cours de route par une navigatrice solitaire, et après avoir fait un petit détour par un charmant petit bistrot marseillais, dans le quartier répondant au doux nom de Mistral. Bon… la réalité est toute autre, mais il n’empêche que ce sont là de sacrés gaillards qui sont venus affrontés les pièges du Père Fouras, dans ce fortin isolé au milieu des eaux ; leur élément !

Contre vents et marées pour nos nageurs ! Cela commence déjà par la pluie qui s’est invitée sur le Fort ! Et c’est d’ailleurs Camille Lacourt qui s’y colle avec un Manolier nouvelle version, joué pour la première fois cette saison. Il prouve d’ailleurs qu’il en a dans les bras en avançant rapidement le long du rail, mais à bout de force, et alors qu’il ne restait que quelques centimètres pour faire descendre la clé, il tombe ; l’équipe décide de le faire sortir comme il n’y a presque aucune chance qu’il puisse réussir l’épreuve. Sage décision.

Et comme une « bonne nouvelle » ne vient jamais seule, Aurélie Vaneck ne réussit pas à venir à bout d’une Lady Boo survoltée, son masque et son maillot en témoigneront ! Mais le combat dans la boue est d’une grande classe ! William Meynard, avec peut être un brin de nonchalance, ne réussit pas non plus le parcours éclairé de la Cellule interactive proposé par Luciole.

Et pourtant, il a fallu quelqu’un qui est le pied marin pour ramener la première clé ; Maud Fontenoy en a vu des tempêtes et des vagues, et ce n’est pas ce remue-ménage boyardesque qui l’empêchera de progresser rapidement et de sortir avec le sésame. Florent Manaudou, lui, n’a pas eu le mal de mer, mais le mal du voyage, malgré ses nombreux déplacements autour du monde avec les compétitions de natation et malgré surtout une très bonne coordination entre ses yeux et ceux de ses camardes restés dehors. Cela ne se joue qu’à une ou deux secondes ! Rageant !

Autre épreuve mythique que l’on n’avait pas encore vue cette année (enfin, une ancienne aventure) ; quoi de plus normal de coller deux nageurs à la Tyrolienne (Fabien Gilot et Camille Lacourt) pour plonger dans la mer depuis le haut du Fort et rechercher une nasse sous l’eau ; on notera au passage la non-utilisation de la musique légendaire de « Variation n°1 », mais celle du pré-générique de 2010 (belle musique, mais qui rappelle une saison à oublier…). 2e clé ! C’est au tour de la fameuse énigme visuelle du Père Fouras, ou plutôt des énigmes visuelles. Deux principes d’énigmes déjà vu et revu cette saison. Et c’est un beau plantage pour Maud Fontenoy ! Non, un rat qui court n’est pas aussi gourmand, et une réponse au pif, c’est une chance sur deux (enfin ici sur neuf) d’échouer.

Un petit parcours « tranquille » de William Meynard dans des agrets suspendus au plafond dans la fameuse Salle des tortures en pleine jungle et c’est une troisième clé de gagner. Qu’est-ce qu’ils en ont dans les bras ces nageurs ! Et c’est dire, car ils ont propulsé également Aurélie Vaneck dans les airs pour exploser le ballon de Rocket-Man avec une clé à la clé ! Enfin… pas pour toutes les épreuves, puisque Fabien Gilot va faire la rencontre de La Boule après avoir raté son cambriolage dans le musée du Fort (une épreuve de la Varappe relookée ; d’ailleurs, quitte à ce que ce lieu représente le musée de la vielle bâtisse, pourquoi ne pas mettre des objets en rapport avec l’histoire de Boyard ou de portraits d’anciens pensionnaires du Fort au mur ?) et William Meynard n’entrera pas, à nouveau à quelques secondes, dans la légende du Roi Fouras en échouant dans l’épreuve d’Excalibur. Mais Camille Lacourt se rattrape avec son jeu de jambes dans la cellule high-tech ! Cela fait cinq clés… DONG ! Pas assez pour ouvrir la porte de la Salle du Trésor puisque le marin échoué a sonné le gong. Blanche, la Juge, aura donc plus de rendez-vous que prévu cette semaine !

C’est donc quatre candidats qui affronteront les jeux d’agilité de la Salle du Jugement ! Deux membres venus chercher les clés manquantes, et deux prisonniers jouant pour leur liberté. Et on dirait bien que les clés de l’antre des tigres ont plus la cote que les clés des geôles ! En effet, William Meynard et Aurélie Vaneck réussissent leurs duels respectifs, la Perche et le Tourné-lancé, au bout du premier ou du deuxième essai. Florent Manaudou, lui, voit toutes ses balles quitter le plateau lors du jeu des Trois niveaux, et Fabien Gilot ne réussit pas à en mettre une dans les Trois cercles ; ce dernier jeu est d’ailleurs vu pour la première fois cette saison, et on peut dire que ce n’est pas une franche réussite (l’émission ayant été tournée en première, la production aurait-elle abandonné de manière intentionnelle ce jeu pour les autres numéros ?). Tel est le jugement, rendu par la redoutable, mais non moins séduisante Blanche.

Côté aventure, c’est 50 % de réussite cette fois avec trois indices pour six aventures. Dans l’ordre, la comédienne de Plus Belle la Vie a su rechercher le code avec brio en s’emparant des araignées et scorpions qui lui tombait dessus, tout comme le nageur fraîchement médaillé d’or à Shanghai (un peu moins vif ; le pauvre avait des mygales dans le maillot et dans le short !), mais l’indice explose. De son côté, William Meynard ne semble pas connaître la peur du vide et s’élance jusqu’au trapèze sans le moindre souci, permettant à son équipe d’obtenir le premier indice. En bonne navigatrice qu’elle est, Maud Fontenoy est parée à tous les défis de la mer ce qui lui permet de récolter rapidement une nouvelle cartouche dans la Cage immergée grâce à une apnée incroyable, même si le ciel lui tombera sur la tête plus tard dans la Cellule qui rétrécit ! Le Père Fouras en avait pourtant une bonne cette semaine, d’énigme, mais les blattes interfèrent toujours la communication avec le candidat, empêchant l’indice d’arriver à bon port ; malgré cela, en plus des cris d’Aurélie Vaneck, nous aurons eu ceux d’Olivier Minne en prime, effrayé par les petites bêtes qu’elle portait sur elle une fois sortie de la cellule. Camille Lacourt paraît aussi à l’aise dans l’eau que dans les airs, à quelques maîtres au dessus des tigres pour remporter la dernière cartouche indice. La Cellule qui rétrécit passée, le gong résonnant dans le Fort, il est temps de gagner du temps pour le grand final.

Le Conseil est l’occasion de retrouver une dernière fois au cours de la soirée notre bon vieux Père Fouras, après de nombreuses saynètes (beaucoup d’inédites cette semaine) et un petit échange avec le Maître des lieux, Olivier Minne, plus intéressant que les précédents, mais bien moins marquants que ceux en vigie lors des années précédentes, toujours enclin à faire un petit commentaire plein d’humour. Les bons vieux duels de l’Aquarium et de l’Awalée ne réussissent pas à William Meynard et Aurélie Vaneck, qui ont misé chacun 15 secondes (30 secondes de perdues donc) ; mais le vaillant Camille Lacourt rattrape le coup grâce à une victoire à 20 secondes contre le Maître dans le duel du Poids (définitivement, qu’est-ce qu’ils en ont dans les bras !), Maud Fontenoy également dans le un duel des Tourillons, valant 10 secondes, joué jusqu’au dernier cylindre de bois ! Au terme de ces jeux, 3 minutes leur sont donc accordées pour la Salle du trésor, pas de secondes de gagnées, mais surtout pas de secondes de perdues par rapport au temps initial !

C’est enfin l’heure du verdict final, d’abord sur le proscénium ; « Cheveux »… « Monter »… « Linge »… hum… le sacrifice de Maud Fontenoy permet de découvrir l’indice « Nourrice » et d’en deviner le mot « Épingle ». Le bon mot code d’ailleurs, justifié par la pluie de boyards ! La bonne vieille technique de la portée associée aux allers-retours aux mains pleines permet d’amasser de nombreux boyards dans le peu de temps qu’il reste ; les candidats sortent d’ailleurs dare-dare du lieu sacré, là où il ne restait que quelques dizaines de centimètres entre la grille et le sol. Et ce sont au moins 10 650 € qui iront à la Fondation Maud Fontenoy, association luttant pour la sauvegarde des océans et du littoral !

En bref, de nombreuses épreuves ou aventures se soldant, pour de précieuses secondes, par des échecs et des prisonniers. De la bonne humeur, des efforts, de bons conseils et encouragements, et des aventuriers complémentaires. Une équipe qui aurait mérité un parcours moins chaotique et surtout un butin plus imposant !

Dans deux semaines, ce sera l’heure du dernier avis de la rédaction, cette fois-ci sur les performances des acteurs de Plus Belle la Vie Rebecca Hampton et Laurent Kerusoré, aidés d’Antoine de Maximy, Bruno Guillon, Audrey Chauveau et Régis Mailhot. D’ici là, bon week-end du 15 août et bonne dernière émission !


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