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Avis de la rédaction : émission du 01/09/2012

Fort Boyard ferme ses portes avec brio… pour quelques semaines seulement…

Publié le samedi 15 septembre 2012 par Kévin TOLBIAC dans la rubrique Avis de la rédaction 2012.

        

Dernière émission de l’été oblige, France 2 devait marquer le coup avec une équipe en forme, une dramaturgie passionnante et une atmosphère joviale. On peut dire que l’on a été servi samedi avec l’équipe de Bruno Guillon !

L’été boyardesque se finit donc avec une équipe d’animateurs radio, auxquels s’ajoutent un footballeur de Ligue 1 et une animatrice et productrice. Une « spéciale » pourrait-on dire, donc, pour clôturer la saison avec brio. Mais comme à l’accoutumé, l’émission débute par une série d’échec dans les épreuves ; Lady Boo, une nouvelle fois, a bien protégé la clé dans la boue, le Percolateur a fait voltiger Bruno Guillon et le Manolier s’est de nouveau montré intraitable malgré les efforts de Christophe Jallet. La première clé ne viendra qu’avec la Cellule interactive et à la rapidité avec laquelle Florian Gazan à écraser les araignées virtuelles ; il n’arrivera cependant pas à sortir victorieux de sa prochaine épreuve, le Pied marin, alors qu’il fouillait de fond en comble la cabine en pleine tempête.

L’équipe parvient de nouveau à s’emparer de deux clés supplémentaires avec l’épreuve récurrente de Gagarine, brillamment remportée par Bruno, très secoué depuis le début de l’émission, et l’épreuve sous-marine de la Chaussette, qui a mis à l’honneur la capacité pulmonaire de Christophe. Parmi les épreuves perdues, on peut retenir celle des Perches où l’animateur de Bruno dans la radio a dû, à la force des bras, faire monter ses deux partenaires aux perches pour pouvoir appuyer sur le bouton mais, faute de temps, la clé n’est pas obtenue.

Les Balles de coton est de nouveau une épreuve à prisonnier par excellence puisque Manu Lévy, malgré sa réussite dans De la Terre à la Lune, n’aura eu le temps que d’ouvrir le coffret contenant la première indication et chercher le premier ballot avant que la clepsydre ne se finisse. Il aura malgré tout eu le temps de s’acharner sur la pauvre balle de coton. Une sixième clé est finalement ramenée par le footballeur parisien qui a pu prendre rapidement le rythme du Tourniquet grâce aux indications de Bruno Guillon qui avait effectué cette épreuve l’an passé. Six clés en quatorze épreuves, un bilan bien mitigé, avec des phases de réussites et d’échecs, mais qui s’inscrit dans la moyenne des équipes depuis l’an passé.

Un prisonnier et une clé manquante oblige, Blanche va donc recevoir de la visite pour ce dernier numéro estival. Alexia, qui s’est sacrifiée, arrive alors à prendre sur elle pour arriver à faire rentrer la balle dans le trou dans le défi de la Planche, tandis que Manu a droit au défi de la Perche, disparu de la circulation cette année ; il y arrive sans problème. Passage très rapide donc dans la Salle du jugement.

La seconde partie de l’aventure commence avec la Tyrolienne inversée, jusque-là utilisée dans les épreuves. Les candidats n’avaient, semble-t-il, pas tout compris aux règles du jeu de prime abord, même si le résultat est là avec un indice à la clé ; le jeu mériterait d’être raccourci, en mettant par exemple la cartouche-indice directement dans le coffre sur la bouée. La Balance est également utilisée pour cette partie, qui lui semble plus appropriée, et le résultat est le même avec une très bonne cohésion entre Élodie et Florian. La Cabine abandonnée et la Chambre froide sont toujours de la partie. Aventures vues et revues si bien que la première devient un peu lassante à la longue, surtout quand des candidats comme Florian Gazan sont imperturbables face à la pluie d’insectes en tout genre (même si elle reste la seule aventure où le Père Fouras dicte une énigme), même si le parcours glacé d’Élodie Gossuein a été une belle réussite (une des deux seules candidates de la saison). Une fois de plus également, la phobie d’Alexia dans l’Égout, sûrement de la claustrophobie, n’aura pas permis à l’aventure d’être remportée et de devenir l’un des jeux les plus frustrants de l’émission, alors que Fort Boyard est là pour « dépasser ses limites » comme le dit si bien Olivier.

Le Brancard fait également signe également son retour dans cette émission, alors qu’elle n’avait été jouée qu’une seule fois cet été. Et c’est les deux animateurs radio, Bruno Guillon et Manu Lévy, qui s’y collent. Leur peur dépassée, le premier semblant d’ailleurs plus à l’aise que le second avec les petites bêtes, les deux trouvent deux papiers dans les dernières secondes, mais un seul des deux contenait une partie du code…

Au Conseil, les deux premiers jeux, joués par les femmes de l’équipe, sont des échecs, Élodie manquant de chance dans ses lancers de dés du Tourillon et Alexia séchant à l’énigme du Père Fouras. Vingt-cinq secondes de perdues, mais vingt de gagner grâce à Bruno et ses muscles dans le duel du Poids qui signe d’ailleurs son grand retour et permet d’avoir un certain vent de fraîcheur dans cette partie devenant de plus en plus monotone.

Avec trois indices seulement, les candidats tentent le pari risqué d’écrire un mot code sur l’alphabet géant sans avoir de confirmation avec d’éventuels sacrifices, Bruno Guillon voulant sans doute éviter la même erreur que l’année dernière où une trop longue réflexion, malgré les sacrifices, avait couru à la perte de son équipe ; le quitte ou double s’est finalement avéré payant car les candidats ont eu un peu plus de deux minutes trente pour faire un maximum d’aller-retour, jusque dans les dernières secondes du chronomètre ! Au final, c’est la somme de 18 730 € qui va droit à l’association des Petits Princes, la deuxième plus importante récolte de boyards de la saison !

La bonne humeur régnait dans cette équipe où la plupart des membres se connaissaient déjà, et les blagues, de bon ou mauvais goûts, fusaient de toute part. Sans doute par déformation professionnelle, les candidats se sont montrés très bavards, trop peut-être, au point de couper constamment la parole à Olivier Minne, surtout Alexia Laroche Joubert. Malgré cela, l’animateur du jeu depuis 10 ans aura de nouveau montré son aisance dans son nouveau rôle à la tête de l’émission. Mention spéciale à Christophe Jallet qui, bien que n’ayant jamais participé à Fort Boyard, semblaient connaître les épreuves déjà diffusées. Le Père Fouras s’est montré également particulièrement inventif dans ses saynètes, surtout celle du corsaire, même si les séquences ont montré plusieurs redites. On pourra toutefois regretter de ne pas avoir eu d’échange entre Olivier et le vieux sage au moment du Conseil ; déjà que le centenaire gardien ne s’entretient plus avec les Maîtres des Ténèbres et que sa saynète avec l’animateur ne dure que quelques secondes, l’absence de discussion entre eux porte un sérieux coup à leur complicité mise en valeur depuis 2003 et à la partie Conseil elle-même, qui ne devient, malheureusement, qu’une simple succession de trois mini-jeux.

On aura aussi su, lors de cette dernière, que la cellule de l’Alerte rouge possède une caméra de surveillance fonctionnelle à son entrée (même la séquence a pu être filmée avec une autre caméra) ; le réalisme porté dans le moindre recoin du Fort qui permet, de nouveau, de se rendre compte du fantastique travaille effectuer par les décorateurs de l’émission.

Une bonne émission donc pour clôturer la 23e saison estivale de Fort Boyard ; mais rendez-vous au mois d’octobre pour l’émission nocturne diffusée pour Halloween !

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Photo : © France Télévisions / Gilles Scarella

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