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Avis de la rédaction : émission du 03/08/2013

Quand une Miss en cache une autre

Publié le mercredi 14 août 2013 par Guillaume COMONT - Rédacteur en chef dans la rubrique Avis de la rédaction 2013.

        

La Saison 2013 de Fort Boyard suit son cours, les équipes se succèdent dans un seul but : arracher les fameuses pièces d’or au Père Fouras. Pour ce 5e rendez-vous de l’été, ce sont quatre Miss qui ont investi le Fort, pour le plus grand plaisir d’Olivier Minne du Père Fouras. Comme c’est la tradition depuis 1998, la Miss en exercice vient donner de sa personne et cette année c’est la charmante Marine Lorphelin qui s’est prêté au jeu avec quelques-unes de ses comparses, dont Laëtitia Bléger, Miss France 2004 ? Pour l’occasion, elles ont pu compter sur l’humour et la force de Jérémy Ferrari et Jean-Michel Maire, venus leur prêter main-forte face au terrible Père Fouras. Cette émission a remporté, si on en croit l’audience, les suffrages des téléspectateurs. Mais a-t-elle remporté ceux de la rédaction ? Réponse maintenant.

L’émission s’ouvre sur la traditionnelle présentation de l’équipe par Olivier (toujours trop expéditive et répétitive à notre goût) et par une petite saynète réussie avec son compère Passe-Muraille, celui-ci ayant subtilisé le masque de Mister Boo. Une transition parfaire, puisque la première épreuve proposée à l’équipe est celle justement de Mister Boo. Marine Lorphelin et Hinarani de Longeaux tentent de déloger ce musclor de plus de 100 kg du lourd coffre sur lequel il se trouve et qui renferme la clé. Et c’est mission réussie, les Miss prouvent qu’elles ont plus d’un tour dans leur sac et obtiennent d’emblée la première clé de la soirée. Qui dit mieux ? Une note précise que Mister Boo est plus lourd que le poids des deux Miss réunies ! Leur victoire dans ces conditions est une vraie performance ! Concernant cette épreuve baptisée « Mister Boo », elle ne nous a pas du tout convaincus. Elle apparaît comme très désordonnées, difficile à suivre, sans grand intérêt et pas vraiment dans l’esprit Boyard (en principe la clé est toujours visible). On continue de penser que l’Homme-Fort devrait se contenter des Cotons-tiges et retrouver ses attributions historiques avec le Cabestan (épreuve dans tous les esprits) voire le Bras de fer à l’occasion (dans une version remaniée bien sûr).

L’aventure bien enclenchée, c’est au tour du chroniqueur Jean-Michel Maire, connu pour ses ardeurs et son côté séducteur, de faire du café dans le Percolateur. Les chutes sont nombreuses et, à défaut d’assister à une grande performance, nous avons droit à une franche partie de rigolade grâce à Jérémy Ferrari, qui encourage « à sa manière » son camarade. Sophie Garénaux rééquilibre la partie en bravant l’apesanteur dans l’épreuve de la Cloche. Elle y va franchement et réussit à lâcher sans trop de difficulté ses mains du trapèze pour se saisir de la clé. Après toutes ces prémices sportives, quoi de mieux qu’une petite halte dans la nouvelle gargote du Fort où opère notre nouveau Cuistot Willy. Comme il le dit régulièrement « Chez Willy Rovelli, le restaurant dont vous ne reviendrez pas et où vous ne reviendrez pas ». Au menu : du scarabée grillé. Jérémy Ferrari et Laëtitia ne font pas les fines bouches et mangent de bon cœur ce plat quelque peu exotique, dont on dit qu’il aurait le goût de cacahouète. On n’a toutefois pas vérifié. La mise en bouche terminée et une troisième clé (déjà !) dans la poche, l’équipe rejoint une Miss France 2013 frigorifiée attendant de descendre dans la citerne glacée du Fort pour pédaler sous l’eau. Eh oui, dans Fort Boyard, on ne fait rien comme ailleurs. Mais malgré sa ténacité, le temps s’écoule si rapidement que les coups de pédales de la charmante miss ne suffiront pas pour remporter la clé. Une épreuve toutefois bien difficile à réaliser dans le peu de temps imparti. Laëtitia Bléger rencontre ensuite Luciole, mais, malgré ses efforts pour éviter les petites cases rouges, ressort bredouille. Heureusement, Hinarani de Longeaux, dans un exercice d’équilibriste parfaitement maîtrisé, arrache la clé de l’Alerte rouge, sans jamais toucher un seul laser, ce qui est assez rare pour être signalé. En revanche, on a du mal à comprendre l’intérêt de demander à la candidate de revenir par le « même chemin » sachant qu’elle a obtenu la clé qui ne peut plus être emprisonnée en cas de laser touché. À moins que l’épreuve soit devenue une épreuve à prisonnier, ce qui n’était pas très explicite puisqu’aucune grille ne barrait l’accès à la sortie. Sophie Garénaux n’aura pas la même chance que son homologue tahitienne et restera enfermée dans la Bibliothèque du Fort. À sa décharge, l’épreuve n’est une nouvelle fois pas très bien expliquée et le temps beaucoup trop court. La candidate mettant déjà beaucoup de temps à comprendre le principe. Il faudrait coacher davantage les candidats avant leur entrée dans la cellule.

Plus habitué aux scènes et au plateau de On n’demande qu’à en rire, Jérémy Ferrari réussi pourtant à garder sérieux et concentration sur le Tapis roulant d’où il rapporte la 5e clé, sans trop de difficulté et sans chuter. Si l’équilibre ne lui a pas manqué, Marine Lorphelin a eu bien du mal à le conserver sur les Cylindres du Fort. Un peu trop rapide, la belle ne serpente pas assez calmement pour espérer aller au bout. Si elle offre à ses coéquipiers et au Père Fouras un moment sensuel, la clé lui passe sous le nez. De son côté, Laëtitia Bléger endosse le rôle de la rocket-girl, mais sans succès, les impulsions données par son équipe demeurant toujours un peu trop légères pour lui permettre de percer le ballon de baudruche. Jean-Michel Maire termine la partie en affrontant les mouches de la Cabine abandonnée. Mais c’est un nouvel échec. Après le Percolateur, le chroniqueur est collé par le Père Fouras et sort de la Cabine sans prendre « Racine » pour reprendre le mot à trouver.

Avec six clés et une prisonnière, les Miss vont devoir se rendre chez Blanche, une vieille connaissance qui pour autant ne leur fera pas de cadeaux.

Hinarani est la première à se sacrifier pour faire parvenir à son équipe la 7e clé. Malheureusement, sans doute un peu stressée (on le serait à moins) sous l’œil attentif de son amie Miss France 2012 Delphine Wespiser, elle échoue dans le défi de la Perche et doit donc partir en prison accompagnée du geôlier patibulaire La Boule. En revanche, la chance de Sophie Garénaux tourne : après avoir croupi de longues minutes dans les geôles du Fort, elle rejoint son équipe grâce à un tirage favorable à la Roue du destin.

Avec ses sept clés en poche et une prisonnière, l’équipe aborde les aventures qui lui permettront de découvrir le mot-code du jour.

À peine remise de son séjour en prison, Sophie Garénaux est immédiatement mise à contribution. Elle pénètre dans le Manoir hanté du Fort qu’elle fouille à la recherche de petites pièces qui permettront de libérer la cartouche-indice. Cette épreuve, dont le rendu écran demeure exceptionnel, est très plaisante à suivre, et toujours surprenante, on ne s’en lasse pas. Pas sûr en revanche que Sophie ait autant apprécié. Elle doit s’avouer vaincue par les esprits du Fort.

De son côté, Marine Lorphelin, malgré quelques larmes témoignant de sa peur panique du vide, nous gratifie d’un magnifique Saut de l’ange cheveux au vent, qui permet à son équipe de récupérer sa première cartouche-indice.

C’est ensuite au tour d’un duo de candidat de rentrer dans la nouvelle version de la Cellule qui rétrécit. En effet, Laëtitia Bléger et Jérémy Ferrari s’y collent. Deux pythons de plusieurs mètres jonchent le sol, dont un albinos jaune. Cela n’aide bien sûr pas les deux candidats à se concentrer sur sa tâche, même s’il semble qu’ils soient parvenus à bien garder leur sang-froid. Nous n’avons pas particulièrement apprécié cette nouvelle version de la Cellule qui rétrécit. Ce labyrinthe au sol de la cellule permettant de débloquer des outils pour ouvrir une caisse contenant un code (vous suivez ?) n’est guère « télégénique » et on a du mal à suivre ce qui se passe. On se demande d’ailleurs pourquoi la production souhaite absolument multiplier les épreuves en duo et modifier certaines épreuves qui ont déjà prouvé de longue date leur efficacité, ce qui est le cas de cette épreuve historique se suffisant à elle-même. Ici, l’effet du plafond qui descend est atténué par le nouveau principe qui exige au téléspectateur de se concentrer sur les gestes des candidats. D’ailleurs, à la fin du temps, les deux candidats sont presque aplatis, mais ne sortent pas ! Ce qui fait mauvais genre et plombe l’effet.

Décidément très sollicitée, et juste de retour de son saut, Marine Lorphelin doit entrer dans la Chambre froide du Fort. Grâce à une allure rapide et des gestes précis, y compris dans le bac de glace à la fin du parcours, elle parvient à ouvrir dans les temps la vitrine contenant le code. Elle ressort gelée, mais ravie d’avoir permis de se saisir de la troisième cartouche-indice.

Place pour la quatrième aventure de la soirée au Bélier, une nouveauté de cette 24e saison. Une aventure confuse, dont les règles sont difficiles à comprendre et dont le rendu visuel est là encore raté. Voir un candidat sur un tremplin déchiffrer un code morse n’est guère palpitant. Le loto animalier ou le Code-braille étaient finalement plus intéressants, bien que joués cellule. Mis à part l’effet visuel avec le bélier projetant le candidat, cette aventure manque d’intérêt et ne justifie pas tout cet arsenal. L’aventure est toutefois bien réussie par l’équipe qui collecte ainsi sa troisième cartouche-indice. Sophie Garénaux et Jean-Michel Maire ferme le bal des aventures en allant prendre un déjeuner asiatique chez Willy qui leur fait goûter son nattō, comprenez des haricots fermentés gluants pleins de fils à l’odeur repoussante. Malgré l’odeur et la consistance et quelques hauts le cœur, nos deux candidats se prêtent à la dégustation, non sans grimaces. Le jeu en valait la chandelle, l’équipe obtenant à cette occasion sa quatrième cartouche-indice.

Fin des aventures et direction le Conseil où le Père Fouras attend de pied ferme les candidats qui vont défier les Maîtres dans des duels.

L’équipe décide de libérer Hinarani de Longeaux des prisons, moyennant quinze secondes en moins dans la Salle du Trésor. La dauphine de Miss France 2013 tire son épingle du jeu en coiffant sur le poteau le Maître dans le duel de l’Aquarium. Dix secondes retournent dans l’escarcelle de l’équipe. Marine Lorphelin prend la suite avec tout autant de succès en trouvant le mot Roi lors de l’énigme du Père Fouras. Jean-Michel Maire, qui n’aura guère brillé par ses performances, rate le duel du Marteau et fait perdre trente secondes à son équipe.

Le bilan au Conseil est donc mitigé, l’équipe perd 45 secondes et n’aura que 2 minutes 45 dans la Salle du Trésor, ce qui est dans la moyenne basse.

Néanmoins, l’équipe dispose de quatre indices (Savon : Chocolat ; Bière ; Matelots), une moisson satisfaisante, qui lui permet de trouver assez rapidement le mot-code « Mousse ». Félindra enclenche la Tête de Tigre, et l’équipe récupère la coquette somme de 18 140 € pour l’association Mécénat Chirurgie Cardiaque. Un nombre de boyards d’autant plus conséquent qu’il a été collecté en très peu de temps. L’équipe se paye même l’équipe de se hisser à la première marche du podium concernant les plus beaux gains de la saison… jusqu’à aujourd’hui en tout cas.

Au final, une équipe dynamique et efficace composée notamment de Miss volontaires et motivées. Ces dernières ont su montrer qu’il était tout à fait possible d’allier beauté et sportivité, en somme rester classe en toutes circonstances tout en ne ménageant pas ses efforts. De son côté, Jérémy Ferrari s’est montré lui aussi à la hauteur, tout en nous gratifiant de quelques bons mots tout au long du jeu, sans jamais en faire trop. Seul Jean-Michel Maire semblait un peu plus en retrait durant l’émission. On notera toutefois l’habitude prise par la production de mettre en valeur certains candidats plus que d’autres, cette saison, cela est assez flagrant : Alessandra Sublet, Danièle Évenou, Miss France 2013… Attention donc à bien équilibrer la répartition des épreuves.

Côté jeu, la diversité était bien présente, malgré le fait que deux apparitions de l’épreuve de Willy Rovelli dans une seule émission semblent un peu excessif, gare à la lassitude à terme ! On regrettera aussi les nouveautés peu convaincantes pour le Bélier et la Cellule qui rétrécit, qui n’apportent pas grand-chose au jeu, ainsi que la présence de la Cabine abandonnée à l’extrême fin de la partie Épreuves alors que sa présence en première épreuve des Aventures était beaucoup plus pertinente pour faire une « transition ». Attention à ne pas mélanger à outrance les épreuves en cellule et en extérieur : le jeu est beaucoup plus lisible quand la quête des clés se fait en grande majorité dans les cellules (même si l’on pourrait faire quelques exceptions une ou deux fois dans la partie pour varier).

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Rendez-vous samedi prochain avec l’équipe de l’ancien Maître de Fort Boyard Patrice Laffont et des Lascars Gays !

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