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Avis de la rédaction : émission du 18/08/2012

La Magicien du Fort démasqué et une équipe victime de son stresse

Publié le mercredi 22 août 2012 par Guillaume COMONT - Rédacteur en chef dans la rubrique Avis de la rédaction 2012.

        

Après une petite pause en cours de saison pour laisser la place à nos champions français à Londres pour les Jeux olympiques, nous retrouvions samedi notre jeu préféré pour son sixième numéro estival. Vous vous demandez sans doute ce qu’en a pensé la rédaction de Fort Bavard. La réponse dans cet article...

Une touche de fraîcheur venue tout droit du Mistral s’est installée sur le Fort avec les acteurs de Plus Belle la Vie. Parmi eux deux habituées des lieux, Anne Décis et Dounia Coesens, et deux petits nouveaux, Élodie Varlet et Franck Sémonin. Ils étaient accompagnés de deux jeunes talents en la personne de Mickaël Miro (connu pour sa fameuse horloge qui tourne) et Tal (propulsée disque de platine avec son tube le « Sens de la vie »). Un cocktail explosif qui démarre au quart de tour avec un cri de guerre de très mauvais goût qui nous tue immédiatement les tympans et file la migraine à un Olivier Minne un brin moqueur sur le sujet (mais a bon droit !).

Certes, l’équipe pouvait tout de même s’enorgueillir de la réussite du poids lourd Franck Sémonin qui a réussi brillamment la terrible épreuve De la terre à la lune (nom d’épreuve à revoir d’ailleurs… car un peu trop composé pour être efficace) et a prouvé qu’il n’était pas un gringalet venu seulement pour se montrer. Mais cette réussite n’ouvre pas la voie à d’autres, Tal, de bonne volonté, avance à petits pas dans le Baril de poudre, comprenant le but du jeu, mais s’inquiétant des explosions ponctuelles. Mickaël Miro lui s’essaye au mini-jeu des araignées à écraser dans la Cellule interactive avec Luciole, mais sans parvenir à passer le dernier niveau malgré l’aide de ses camarades très impliqués. Anne Décis nous offre de belles images sur les Cylindres, mais ça s’arrête là, car elle ne trouve pas le bon équilibre pour atteindre le dernier cylindre à proximité de la clé. Élodie Varlet renoue avec le succès en rapportant la clé de Rocket-man, après avoir positionné correctement le bâton permettant de percer le ballon. La pauvre Dounia aurait sans doute préféré être envoyée dans les airs plutôt que dans la boue face à la Lutteuse. Elle nous offre un beau combat, assez dynamique et féroce puisque Lady Boo ne lâchera rien, bien que gênée régulièrement par son masque, ce que ne manque pas d’indiquer habilement Luna… heu Anne, manifestement très concentrée (rappelons qu’elle est marraine de l’association défendue). Concentrée, mais visiblement aussi un peu magicienne Anne Décis. Face au Magicien, elle décroche les trois petites clés nécessaires pour ouvrir les cadenas retenant la vraie en un rien de temps. L’imbattable Serge Avril (oui oui on peut vous dire, pour l’avoir affronté sur le Fort en 2009, qu’il est très très fort) aurait-il perdu la main ? Gageons qu’il saura se rattraper dans les futurs épisodes ;-) Il aurait aussi fallu un petit don de lévitation à Franck Sémonin pour qu’il parvienne à sortir de la Ventouse (rebaptisée Muséum cette année… décidément cette mode des changements de noms est horripilante). Il n’a pourtant pas démérité, à quelques secondes près il aurait pu se hisser jusqu’à la sortie, s’il n’avait pas perdu un peu de temps au début du parcours. Le commissaire Patrick Nebout, une fois n’est pas coutume, est conduite jusqu’aux prisons par Monsieur La Boule, ravi d’avoir un peu de travail après cinq émissions de repose. D’ailleurs on apprécie de revoir les fameuses cages, cela commençait à nous manquer (dire qu’à une époque on avait jusqu’à trois prisonniers par émission !). Tal n’a guère apprécié son voyage dans le Tord-boyau du Fort et échoue près du but à cause de son manque de rapidité. Mais elle sort rassurée puisque son équipe lui a promis de lui passer de la pommade le soir, si ce n’est pas de la solidarité, ça ! On apprend ensuite qu’Élodie Varlet n’aime pas les fraises, du moins elle ne trouve pas ce mot dans la terrible salle Gagarine qui la ballotte dans tous les sens. Mickaël Miro lui œuvre plutôt bien dans la Cage immergée, il ne perd pas de temps et permet la récupération de la quatrième clé. Dounia Coesens enchaîne également en évoluant convenablement entre les fils du Métier à tisser, bien qu’on soupçonne ici la production d’avoir un peu trop remplie la clepsydre, généralement plus courte pour cette épreuve. En revanche, aucun doute possible sur l’efficacité d’Anne Décis dans la Menotte, qui réussit à aller au bout, à se libérer et à se saisir de la clé, une belle performance quand on sait que cette épreuve est génératrice de beaucoup de prisonnières depuis sa création en 1996. Tal ferme la partie clé sur une fausse note dans le mini-jeu du code musical (cela fait d’ailleurs très plaisir de revoir le principe de l’épreuve du même nom disparue en 2000, le son des notes était le même). L’équipe aurait pu obtenir les sept clés, elle échoue près du but.

La flamboyante Blanche nous attend dans la Salle du jugement. La non moins séduisante Élodie Varlet se jette à l’eau en se sacrifiant pour obtenir la septième clé. Malheureusement, la précision ne semble pas être son fort. Elle ne parvient pas à faire glisser l’une de ses trois balles dans l’espace prévu à cet effet dans le défi des Trois niveaux. La Boule est plus qu’heureux ce soir, il vient chercher un nouveau prisonnier. Franck Sémonin de son côté, gonflé à bloc après de longues minutes passées dans les geôles à tenter de soudoyer La Boule (décidément, la réputation du commissaire se ternit) réussit le défi de la Paille avec un quasi sans faute. Il rejoint donc son équipe, et Blanche perd un prétendant.

On retrouve l’épreuve du Loto animalier, enfin du Code-braille cette année, avec Dounia qui est la première à ouvrir la chasse aux cartouches-indices. Elle se débrouille bien, et n’a pas peur de plonger ses mains dans les casiers opaques. Ses coéquipiers restés à l’extérieur suivent bien, et recomposent correctement le code en braille crié par Dounia. On note la petite variation de l’épreuve cette année, sans avoir réellement de préférence. Tal, qui n’a pas eu l’occasion de briller jusque-là, n’en aura toujours pas la possibilité avec le Saut de l’ange. Tétanisée, elle ne peut se résoudre à sauter, et l’indice part en fumée. En larmes, elle s’excuse auprès de son équipe, qui lui pardonne sans difficulté. On retrouve ensuite la très dynamique Anne, qui ne se laisse pas abattre et réalise une très belle prestation dans la Chambre froide, elle est la première candidate cette année à parvenir à ouvrir l’armoire finale dans les temps. Cette épreuve est d’ailleurs l’une des plus réussies de ces dernières années, pleine de suspense, loin de celle des Cuves de l’an dernier, beaucoup moins réussie. Mickaël Miro s’entretient ensuite au téléphone avec le Père Fouras dans la Cabine abandonnée. Gêné par les blattes, il est pourtant assez imperturbable et réussit à trouver la réponse à l’énigme. Le malicieux Père Fouras ne lui épargnera pourtant pas d’écouter les explications de la réponse. On repasse ensuite à une aventure plus aérienne et maritime avec la Poutre-jets d’eau. Sans surprise, cette épreuve est une fois de plus ratée, malgré le fait que deux candidats s’y collent. Comme le note Olivier, la réussite réside dans la rapidité d’action du candidat. Plus le candidat prend son temps, plus il risque la chute. Dounia Coesens et Anne Décis goûtent à l’océan. La partie s’achève sur un Franck Sémonin manifestement pas impressionné par les deux gros serpents, dont le fameux albinos, de la Cellule qui rétrécit. Il rapporte sans difficulté la quatrième cartouche. Au final, l’équipe s’en sort plutôt très bien dans cette partie, s’assurant un grand nombre d’indices devant la grille de la Salle du Trésor.

Mais avant cela, il faut se rendre au Conseil. Un carton rouge cette semaine au manque total d’interaction entre Olivier et le Père Fouras. Ces derniers ne communiquent presque plus, ce qui est très dommage. La session débute avec un Père Fouras entonnant la chanson l’Horloge tourne de Mickaël Miro qui remporte le duel de la Cartouche volante face au Maître. Ceci étant, entre des règles scabreuses et l’impossibilité de voir qui a réellement saisi la cartouche en premier… on n’est pas du tout convaincu par ce duel, qui pouvait pourtant paraître rafraichissant dans les premières émissions. Anne Décis est ensuite collée par le Père Fouras et laisse place à Franck Sémonin, qui fait preuve d’une grande adresse dans le duel de la Structure même s’il doit beaucoup au Maître des Ténèbres qui fait s’écrouler les clous.

Le grand moment tant attendu approche. Malheureusement, c’est un coup de théâtre qui s’offre à nous. Avec quatre indices (Raie ; Nez, ; Coup et Oiseau) et un sacrifice, celui de Tal (Moulin), l’équipe perd de longues secondes. Anne Décis et Mickaël Miro font des propositions, mais ne s’accordent pas sur le mot-code à inscrire. Il en découle une désorganisation totale et une perte de temps irrattrapable. Il reste moins d’une minute au chronomètre quand les boyards tombent enfin avec le mot Aile, soumis avec autorité par Mickaël qui a sauvé la mise in extremis. Malgré la parte de temps, l’équipe rapporte tout de même 6 410 €, une somme au-dessus du lot de consolation de 3 000 € prévu par France 2 en cas de défaite ou somme inférieure à 3 000 €. On se demande toutefois pourquoi personne à part Tal n’a été se sacrifier pour obtenir un autre indice qui aurait pu mettre l’équipe sur la voie. Olivier aurait toutefois pu le rappeler également de son côté, en voyant la confusion totale dans laquelle l’équipe était.

Après une semaine de pause, la diversité des épreuves a semblé correcte cette semaine, avec notamment le retour de la Ventouse (qu’on voit bien trop peu chaque saison !), du Code braille (Loto animalier) et surtout du Bonneteau avec le Magicien, que l’on ne voit pas assez depuis de nombreuses saisons maintenant alors que cette épreuve plait beaucoup, tout comme ses petits tours, toujours bienvenus.

D’ailleurs, les saynètes de l’émission était toutes très réussie, en particulier celle qui voit le Père Fouras s’essayer au jeu des araignées dans la Cellule interactive ou encore celle entre le Vieux Sage et le Magicien, comme à son habitude, le Père Fouras fait preuve de mauvaise foi en disant qu’il y a triche, une réplique qui fait tout le charme du personnage et qui plait tant aux téléspectateurs, et à nous par la même occasion. Ce Père Fouras est vraiment inégalable.

En somme, une équipe soudée, avec des candidats très motivés avec en tête Anne Décis, Franck Sémonin, Dounia Coesens et Mickaël Miro qui étaient vraiment impliqués. Malheureusement une grande dispersion et un manque de réactivité et de prudence (il manquait un sacrifice) leur ont coûté bien des boyards. Sans compter qu’ils auraient pu se tromper sur le mot-code, qui n’était, à leur décharge, pas très évident cette fois.

La semaine prochaine, c’est une autre star de Plus Belle la Vie qui sera sur le Fort : la ravissante Rebecca Hampton ! Ne manquez pas cet épisode qui s’annonce bien pimenté (Rebecca Hampton va nous offrir de belles images dans l’épreuve du Tremplin du Fort).

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Photo : © France Télévisions / Gilles Scarella

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