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Avis de la rédaction : émission du 28/07/2012

Quand Gagarine (nous) rend gaga et quand la tache devient… tâche !

Publié le mercredi 1er août 2012 par Guillaume COMONT - Rédacteur en chef dans la rubrique Avis de la rédaction 2012.

        

L’équipe de la semaine dernière a réussi l’exploit de récolter 18 630 € et obtenu la très belle note de 15,5/20 de la part de la rédaction. Difficile dans ces conditions de passer derrière. Et pourtant, cette quatrième équipe menée par le chanteur Keen’V et la chanteuse Ève Angeli n’a absolument pas démérité, se payant même le luxe de réussir ou (presque) certaines épreuves traditionnellement jugées difficiles.

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L’émission commence par une petite pirouette boyardesque s’il en est avec un Passe-Muraille qui continue de se cacher dans le Fort, faisant tourner en rond un Olivier dépité. Cette fois, le joyeux luron s’était niché dans l’Égout.

C’est avec un quasi-exploit que l’émission s’ouvre, quasi oui, car Ève Angeli a été à deux doigts de se saisir de la clé sur les Cylindres du Fort. Frôlant presque la clé, elle perd pourtant l’équilibre en voulant se rapprocher du sésame, c’est rageant. On regrettera d’ailleurs qu’Olivier ne note pas la difficulté de cette épreuve, déjà réussie oui, mais très peu souvent. C’est ensuite un Willy d’anthologie que l’on retrouve dans le Percolateur. Espiègle, son équipe lui lance des vannes bien trouvées, lui criant par exemple de se saisir du pompon, comme si ce dernier était dans un manège. C’est presque le cas, puisqu’il doit lutter contre une plaque tournante qui ne lui fait pas de cadeaux et nous gratifie surtout de jolies pirouettes. On a mal pour lui… Fauve, qui tout au long de l’émission a bien porté son nom (oui oui, elle est facile), s’est battue comme une lionne (toujours facile ! ;-)) sur la poutre, donnant de vrais coups dans les jambes d’une Lady Boo elle aussi au meilleur de sa forme, ce qui nous change de la Lutteuse de l’an dernier. Il n’empêche que c’est Fauve qui gagne, elle rapporte d’ailleurs la première clé à son équipe. Après un petit tour en cellule interactive avec un Keen’V bon observateur, on retrouve Ève Angeli, soignée aux petits oignons tout au long de l’émission avec des délices boyardesques qu’elle n’imaginait même pas. Certains ont trouvé que l’on voyait la jolie blonde trop souvent, c’est finalement logique, puisque c’était la marraine de l’association défendue. En tout cas, passée la grosse frayeur du vide, elle se laisse balancer dans le vide par ses deux chevaliers servants Keen’V et Brian Joubert (Willy Rovelli ayant préféré papoter avec sa copine Fauve) et vient à bout de la Cloche en rapportant une troisième clé. Pas mal pour quelqu’un qui a le vertige. Maxime est lui un peu plus mou dans le Métier à tisser. S’il parvient, sans doute grâce à son jeu de jambes de danseur, à passer rapidement au-dessus des cordes placées au sol, il manque un peu de rapidité et échoue. Heureusement, Brian Joubert, un candidat qui connaît bien le Fort pour en être à sa 4e participation tout de même, rééquilibre la balance dans les Balles de coton. On peut même dire que c’est unv rai exploit puisqu’on compte sur les doigts d’une main les réussites dans cette épreuve. In extremis il sort de la cellule avant d’être enfermé. Il disait aimer voyager, cela s’est vérifié, mais il a surtout été un habile observateur. Ça va nettement moins bien par la suite. Ève et Willy Rovelli cassent tous leurs vases un à un dans les Baguettes alors que le duo de danseurs Fauve Hautot et Maxime chute de la Poutre-jets d’eau. Mérite revient quand même à Fauve qui avait effectué les trois quarts du chemin. D’ailleurs, on peut regretter les mauvais conseils de son équipe qui l’ont poussé à se remettre debout, alors que sa technique, qui consistait à ramper, fonctionnait très bien. Les échecs s’enchaînent, puisque Keen’V, malgré quelques coups dans la cible du Ring, échoue, tout comme Brian Joubert dont la mémoire visuelle n’a pas été suffisante dans la Cellule interactive. Le Père Fouras choisit ensuite Ève pour la cellule Gagarine… qui va finir par nous rendre tous gagas. D’une part parce qu’on la voit chaque semaine, et qu’elle commence déjà à nous lasser, d’autre part parce que nous faire croire que c’est le Père Fouras qui active et fait bouger la machine à l’aide d’un joystick ce n’est pas très sérieux, c’est amusant au début, mais après ça n’amuse plus que les plus petits. La pauvre Ève d’ailleurs est la première à avoir appuyé sur le bouton rouge stoppant la machine. Au bord du malaise à la fin, elle explique dans une interview avoir passé 15 minutes dans la cellule-infirmerie du Fort avec le médecin… Au moins, elle se souviendra de son voyage dans l’espace Boyard. Carton rouge aussi aux monteurs, qui ont fait une erreur d’orthographe tâche à la place de tache. En effet, la tache quand elle signifie salissure s’écrit sans accent circonflexe : la tâche avec un accent circonflexe signifie un « travail à accomplir ». Fauve de son côté redonne un peu d’espoir à l’équipe en se faufilant comme un serpent dans l’épreuve de l’Alerte rouge. Après avoir touché trois fois les rayons (ou plutôt les fils), elle parvient à récupérer la clé. La partie s’achève sur le Tourniquet. Willy met du temps à comprendre le principe, mais quand il a compris, il le fait savoir en martelant à l’envi « j’ai compris, j’ai compris », mais visiblement un peu tard et après avoir fait de nombreuses fois le tour complet entraîné par les palmes de la machine. Sacré Willy ;-)

Avec seulement cinq clés, et quelques échecs qui auraient pu être évités, l’équipe doit sacrifier deux de ses candidats, du moins provisoirement puisque Brian autant que Keen’V réussissent le défi qui leur est proposé chez la juge Blanche. Notons le beau geste de Brian qui s’est sacrifié de lui-même, tandis que Maxime et Keen’V ont opté pour une partie de Chifoumi (si si vous savez le fameux pierre-feuille-puits-ciseaux) pour déterminer qui devait y aller. Blanche, égale à elle-même, espiègle et séductrice à souhait, continue de nous convaincre d’émission en émission, au point de nous faire oublier la non moins excellente Louise-Marie Hustings, la précédente actrice interprétant Blanche. L’équipe récupère ses deux clés manquantes et les aventures peuvent donc commencer.

Et malheureusement, ça commence avec l’aventure de l’Égout, réintroduisant le tuyau transparent depuis l’an dernier, mais dans le noir pour déboucher sur des rats. Bref, rien de très visuel et de très glamour… Le principe lui-même (trouver une boule noire dans le noir) étant très peu divertissant. Une fois sur deux, les candidats refusent d’aller au bout, au moins, félicitons Willy pour son sang-froid. On continue avec l’Échelle de corde, une aventure aérienne agréable, mais après la Pourte-jets d’eau, il aurait été intéressant de choisir un autre endroit du Fort, ou alors de proposer une petite Varappe. En tout cas, cette aventure réussit à Maxime qui progresse assez rapidement et avec style, veillant toutefois à son image tout au long de l’émission, ce que n’a pas manqué de remarquer le trublion Willy, lançant même quelques vannes à ce sujet durant l’émission. Ève est choisie ensuite pour une petite conversation avec le Père Fouras dans la Cabine abandonnée du Fort… décidément, le Père Fouras semble avoir été charmé. Pourtant, Ève ne lui rend pas ses politesses, encore sonnée par son expérience terrible dans Gagarine. Malgré une énigme simple, elle passe à côté. Toutefois, on notera qu’elle n’a pas été impressionnée par les blattes du Fort, qui lui tombaient par vague sur la tête. C’est une fois de plus Fauve qui sauve la mise à l’équipe dans la nouvelle – et très réussie – épreuve du Tremplin (aussi appelée Plongeoir par Olivier). Elle réussit son saut, s’accroche au filet souple à grandes mailles et atteint le code, un bien joli moment où la danseuse aux cheveux flamboyants a su montrer toute l’étendue de ses talents et toute sa souplesse et sa rapidité. Ce qui n’est pas le cas de Brian Joubert, visiblement peu à l’aise dans cette Cage immergée où l’apnée était de mise. Malgré sa bonne volonté, son rythme demeure un peu lent, et surtout ses phases de respiration dans l’espace prévu à cet effet trop longues. C’est l’échec tout près du but. Keen’V et Ève Angeli ferme le bal, avec la très simple, mais très belle, épreuve de l’Équiblibre à deux. On apprécie vraiment cette épreuve épurée, où le dialogue est essentiel et l’équipement réduit à son plus simple appareil : deux fils tendus et deux mousquetons.

Trois indices en poche, l’équipe se rend par la suite au Conseil pour glaner quelques précieuses secondes supplémentaires… ou en perdre ! Car en effet, l’équipe perdra plus de temps qu’elle n’en gagnera. Fauve fait s’écrouler les cylindres dans le duel de l’Empilage marin (un nouveau duel bien pensé, mais avec des pièces cylindriques un peu trop grandes), Willy lui ne fait qu’une « bouchée » (le mot à trouver) de l’énigme du Père Fouras, tandis qu’Ève montre qu’elle n’est pas une spécialiste de l’art du maniement des baguettes chinoises. L’équipe dispose donc d’un temps moyen de 2 minutes 50 dans la Salle du Trésor. On ne va pas revenir sur les points négatifs relatifs au Conseil de cette saison (trop peu de duels, énigmes inadaptées au lieu, exiguïté de la salle...), mais on soulignera un nouveau défaut : la durée beaucoup trop courte du temps de jeu d’un duel. À peine le duel a-t-il commencé, qu’il est déjà terminé, à l’image de l’Empilage marin qui a duré moins de trente secondes… Un très gros travail devra être fait sur cette partie pour la future saison, car en l’état, elle cristallise toutes les critiques.

C’est déjà la fin de l’émission, l’équipe se dirige donc vers la Salle du Trésor. Décision est prise de sacrifier immédiatement Ève, une décision étonnante sachant que l’équipe aurait très bien pu attendre de découvrir ses trois indices. Le fait est que le mot est trouvé avant d’avoir l’indice lié au sacrifice d’Ève, l’équipe se prive donc de deux bras supplémentaires inutilement. Qu’importe, le résultat est positif, les boyards tombent grâce au mot Pompe et ce sont tout de même 15 250 € qui sont récoltés pour les Gamelles du cœur, une très belle somme, méritée.

Au final, le point positif de cette émission fut la motivation de tous les candidats de l’équipe sans exception, qui ont tout donné, étaient concentrés, vaillants, sympathiques, efficaces, motivés et soudés. Ce n’est pas si fréquent, il est donc important le souligner, et plutôt deux fois qu’une. On félicite en même temps les responsables du casting, qui ont très bien composé l’équipe. Après une équipe la semaine dernière composée de quelques champions, cette équipe a prouvé qu’il n’y a pas que la force physique pour venir à bout du Fort, l’esprit d’équipe est aussi essentiel que déterminant. Mention spéciale à Fauve qui a été brillante et a souvent été d’une grande utilité à l’équipe.

Côté saynètes et animation, tout marche comme sur des roulettes avec quelques scènes particulièrement réussies dont celle où le Père Fouras se dit malade, car on lui arrache toutes ses clés ou encore sa petite blague sur Fauve quand elle arrive au Conseil : « Ça sent le fauve ici ! Non non je disais ça pour le Maître bien sûr ! ») ;-) Un Père Fouras définitivement en forme cette année, tout comme Passe-Partout qui reprend sa manie de faire tourner en rond les candidats, sacré Passe-Partout ! Attention toutefois, La Boule est encore trop inexistant cette année… Le retour du fameux « La Boule, le gong ! » serait le bienvenu l’année prochaine. Attention aussi à ne pas laisser trop de côté Olivier Minne, qu’on entend trop peu cette année, on a l’impression qu’il est encore plus sur la réserve que l’an dernier.

Au niveau de la diversité des épreuves, c’est le gros point noir de cette semaine : Gagarine (encore !), Égout (encore !), Tourniquet… Ce dernier a fait son temps sur le Fort alors que le retour de l’épreuve classique du Tuyau transparent serait bienvenu. J’en profite d’ailleurs aussi pour dire que cette manie de donner plusieurs noms aux épreuves est un peu agaçante. Comme le Pied marin devenu Bateau ivre la semaine dernière... Le Boa sous-marin devenu Chaussette ou encore ici le Tremplin devenu Plongeoir. Sans oublier la Tyrolienne inversée qui devient la Tyrolienne infernale. Bref, il faut choisir, mais éviter de donner 36 noms aux épreuves.

En bref, une bien belle soirée, qui sonne la mi-saison.

Rendez-vous samedi prochain avec Hélène Rollès et Vincent Mc Doom entre autres, une émission bonus (elle s’est décidé peu de temps avant les tournages), qui promet de bons moments en perspective.

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Photo : © France Télévisions / Gilles Scarella

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