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Dossier de presse et photos de « Fort Boyard : les aventures d’un Star »

Rappel historique des grands chapitres de la vie mouvementée du fort Boyard en images

Publié le samedi 21 avril 2012 par Guillaume COMONT - Rédacteur en chef dans la rubrique Actualité exposition.

        

L’exposition « Fort Boyard : les aventures d’une star » présente des événements et personnages historiques innombrables qui ont jalonné et gravité autour de Fort Boyard durant ces quatre derniers siècles. L’occasion pour nous, après vous avoir présenté un article sur l’inauguration de l’exposition et une première approche singulière de celle-ci, de vous présenter le contenu du dossier de presse diffusé par le Musée national de la Marine de Rochefort. Ce mémento efficace vous permettra d’aborder l’exposition avec une plus grande facilité et de l’apprécier encore davantage. Au rappel historique nous adjoignons des photos officielles ou de notre collection qui ne dévoilent qu’une infime partie de ce que vous pourrez découvrir en vous rendant sur place : maquettes, plans d’ingénieur, élévations, aquarelles, lettres, rapports, photographies, cartes postales, objets divers… le tout dans des formats de belle dimension pour ne manquer aucun détail.

Le contenu qui suit est directement issu du dossier de presse du Musée national de la Marine de Rochefort. Il vous est proposé tel quel pour ne pas trahir les propos de ceux qui l’ont élaboré. Les textes suivants, en grande partie, se retrouvent sur les panneaux explicatifs et illustratifs qui jalonnent l’exposition, mais sont souvent complétés de nombreuses notes subsidiaires éclairant des points de détail, disposées sur des blocs de pierre servant de support aux écriteaux. Les photographies éclairent quant à elle des moments forts de l’exposition.

Bonne lecture !

L’organisation et l’ordre du contenu est propre à Fort Bavard, ceci pour respecter la chronologie.

Boyard avant le fort (Salle 2)
1666 -1801

La géographie et l’artillerie président dès le début aux destinées de Boyard. Tout commence par un banc de sable, entre les îles d’Aix et d’Oléron. Un spécialiste hollandais, Jacob Wagenaer, le cartographie pour la première fois en 1583 et inscrit dans sa langue ban iaert, « banc de sable » à cet endroit. C’est l’origine du mot Boyard.

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Carte des côtes de Poitou extraite de l’édition originale du Spiegel der
Zeevaerdt, de Lucas Wagenaer, 1583

En 1666, Louis XIV fonde à Rochefort son grand arsenal du Ponant, qu’il s’agit de protéger. Entre les deux îles, la passe mesure près de 6 kilomètres, bien plus que ne peuvent couvrir les canons du 17e siècle, dont la portée utile n’excède pas 1200 mètres. Le banc de Boyard semble idéalement placé, mais le coût et la complexité des travaux font reculer le Roi. On prête à Vauban, le célèbre ingénieur des fortifications de Louis XIV, ce joli mot qui résume tout : Sire, il serait plus facile de saisir la lune avec les dents que de tenter ici pareil ouvrage.

Pendant plus d’un siècle, construire un fort entre Aix et Oléron fait régulièrement l’objet de projets, sans jamais aboutir. En 1692, le Capitaine de vaisseau Descombes propose d’installer des chaloupes canonnières à demeure dans la passe.

En 1763, six ans après le sac de l’île d’Aix par les Anglais, l’ingénieur Filley pousse assez loin un projet de fort rectangulaire sur le banc de sable de Boyard, et des sondages sont réalisés. Mais l’affaire en reste là, jusqu’à ce que le Premier Consul Bonaparte se penche sur la question, en 1801…

Construire sur du sable (Salle 2)
Napoléon et Boyard, 1803-1809

Un défi colossal

Le 9 mai 1801, Bonaparte, Premier Consul, charge une Commission de se pencher sur la protection de la rade de l’île d’Aix. Deux ans de vifs débats plus tard, l’ingénieur Feregeau, directeur des Travaux Maritimes, remet son projet.

Il s’agit d’édifier sur le sable, au milieu de la passe, un fort massif à deux niveaux, en forme d’anneau, de 80 mètres de long sur 40 mètres de large. Le défi technique et financier est colossal. D’autant que des sondages font apparaître que le sommet du banc de sable n’est pas au milieu de la passe : le fort sera donc édifié sur une partie située à 4,50 mètres sous l’eau à marée basse. Comment y parvenir ? La commission propose de déverser des tonnes
de pierres pour créer un enrochement artificiel découvrant à marée basse. Sur ce plateau de 100 mètres sur 50 doivent être assemblées trois assises en pierre de taille, dont la troisième, à deux mètres au-dessus des plus hautes marées, sert de base au fort.

Boyardville

Un formidable chantier s’engage alors sur l’île d’Oléron. Une ville-base, logiquement baptisée Boyardville, est créée de toutes pièces. Matériaux et ouvriers affluent, des carrières sont ouvertes, des marchés sont passés.

Pendant 5 ans, à chaque marée basse, des bateaux de travail, les gabarres, déversent des milliers de mètres cubes de roches sur le banc de sable. Le chantier se heurte à un financement irrégulier, au manque de main-d’oeuvre, aux attaques anglaises, à l’instabilité du banc de sable et plus encore à la houle et aux tempêtes qui détruisent et fragilisent le travail réalisé. En 1808, Napoléon inspecte les travaux et décide de ramener le fort à une taille de 40 mètres sur 20. En 1809, la menace anglaise et la déroute de l’escadre française en rade de l’île d’Aix lors de l’affaire des brûlots entraîne la suspension des travaux. 5 ans d’efforts, 75 000 m3 de pierres déversées et 3,5 millions de francs semblent engloutis en pure perte dans les sables de Boyard.

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Modèle de gabarre rochefortaise, vers 1825

Pourtant, la nécessité de protéger la rade d’Aix est plus criante que jamais.

Le banc du Boyard étant très étendu, on peut agrandir le plan du fort.
Napoléon Bonaparte, février 1803

Construire sur du sable (2)
L’aventure continue, 1837-1866

Des travaux considérables

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Elévation du Fort Boyard : état des lieux et projets pour 1853 et 1854 (1852)

De 1809 à 1837, l’enrochement de Boyard est abandonné à la houle. Après 30 ans de paix avec l’Angleterre, la politique extérieure de Louis-Philippe ravive les tensions et dès 1837, des sondages sont réalisés. L’enrochement s’est enfoncé d’un mètre, mais il est stable. La reprise des travaux est décidée, avec des méthodes nouvelles. Techniquement, il faut d’abord régulariser la surface de l’enrochement : des murets d’un mètre de haut sont réalisés au moyen de sacs remplis de ciment hydraulique qui forment des cases. Ces caissons de 8 mètres cubes sont remplis de béton et de chaux hydraulique et recouverts de ciment à prise rapide. Cette structure alvéolaire artificielle est renforcée par une risberme, sorte de ceinture en pierre de 2 mètres de large, elle-même entourée d’énormes blocs de pierre de 15 mètres cubes. Il est ensuite prévu de réaliser une base en pierre de taille jusqu’à 2 mètres au-dessus des plus hautes mers. Cette structure doit mesurer 65 mètres de long sur 35 de large. Enfin cette base doit accueillir le fort proprement dit, dont la construction est confiée au Génie militaire, la Marine se chargeant du reste.

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Coupe longitudinale et élévation du Fort Boyard : état des lieux et projets pour
1851 et 1852 (1850)

Des conditions difficiles

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Coupe longitudinale du Fort Boyard à l’échelle 1/250e

Les travaux démarrent en 1841 et malgré les attaques de la mer, la base est achevée en 1848. La construction du fort démarre dès l’année suivante et s’achève 10 ans plus tard, en 1859. La violence des vagues et les difficultés d’accostage obligent à mettre en place un havre d’abordage et un brise-lame. Ce dernier consiste en une vaste muraille en forme de chevron qui doit être construite à 20 mètre au nord du fort. La difficulté de réalisation ramène le projet à un éperon en triangle accolé au fort. L’ensemble est achevé en 1866.

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Maquette de la machine à couler les blocs du brise-lame du fort Boyard, vers
1865

Un avenir incertain

Or ces années 1860 sont précisément celles de la mise au point de l‘artillerie rayée. La portée des canons approche les 5 kilomètres et les batteries d’Aix et d’Oléron couvrent largement la passe. Boyard se retrouve inutile au moment même de son achèvement. Quel sort lui réserver ?

Les travaux n’ont jamais été abandonnés. Ils ont simplement été ajournés.
Claude du Campe de Rosamel, Ministre de la Marine et des Colonies, 1837

Construire sur du sable (3)
Un chantier hors norme, 1803-1866

Un chantier en constante expérimentation

Gigantisme, innovation, mobilisation : tels sont les maîtres mots d’une entreprise d’Etat hors du commun. Le défi économique et technique que représente la construction du Fort Boyard oblige à une organisation de travail nouvelle et rigoureuse. A Boyardville sont installés des entrepôts, des ateliers, un four à chaux, une cale pour le chargement des blocs de pierre sur leurs flotteurs, une caserne, des logements et des bureaux. Des réseaux d’approvisionnement relient Boyardville aux carrières que l’on ouvre dans la région. Pour l’enrochement, on ramasse et on extrait les pierres des falaises de l’île d’Aix ; pour les assises, des blocs de calcaire de Crazannes, d’Echillais et de Saint-Savinien sont stockés sur place. Les moellons de blocage sont récupérés dans les fossés de la citadelle d’Oléron. Mortiers, ciments, chaux, briques, bois, tuiles et métaux forment de vastes dépôts de matériaux qu’on achète au plus près du chantier. La pouzzolane, cette pierre volcanique nécessaire au ciment et dont on fait une grosse consommation sur place vient cependant d’Italie, et le granit du parement des assises provient du Cotentin.

Les matériaux sont préparés sur place. En 1842, une machine à vapeur accélère la fabrication de la chaux et le broyage de la pouzzolane. Le chantier est l’occasion de constantes expérimentations, en particulier pour améliorer les ciments à prise rapide et résistants à l’eau de mer. Pour acheminer ces matériaux sur le banc de sable, distant de 3,5 km, des bateaux de travail à fond plat, les gabarres, sont mobilisés, jusqu’à 30 en même temps, mais le nombre varie beaucoup au cours du chantier. En 1844, un remorqueur à vapeur est affecté aux travaux. Périodiquement, des navires-canonniers et un brick de guerre protègent les ouvriers des attaques anglaises.

Un effort considérable

La mobilisation des hommes est également remarquable. Entre 1803 et 1809, l’État peine à recruter et fait appel à des soldats et à des prisonniers. Après 1841 se met en place une organisation en deux équipes, l’une à Boyardville, l’autre sur un ponton amarré près du fort. Les ouvriers sont jusqu’à 500, en moyenne 200, certains spécialisés, d’autres complétant leurs revenus agricoles. Si le pays tout entier participe au financement du fort, sa construction marque le territoire dans la durée.

Bienvenue à Boyard (Salle 3)

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Vue générale de la salle n°3 de l’exposition avec la fameuse maquette en pierre du fort Boyard.

En 1866, le fort est totalement achevé, avec son havre de débarquement et son brise-lame. Il se présente comme un grand vaisseau de pierre, théoriquement armé de 74 canons sur trois niveaux, à l’image des vaisseaux de 74 à trois ponts qui ont marqué la fin du XVIIIe siècle. Disposées selon son fameux plan en anneau, 24 travées d’environ 5 mètres de large pour 8 mètres de profondeur s’ouvrent sur une cour intérieure.

Au sous-sol, dans l’enrochement, est installée une citerne de 325 000 litres.

Au rez-de-chaussée sont stockés les matériaux et les vivres, ainsi que la cuisine et la prison. 12 canons doivent également y prendre place.

Le premier et le deuxième étage sont destinés aux logements des officiers et des soldats : le fort est prévu pour 260 hommes en temps de guerre. Chaque étage doit recevoir 22 canons ou obusiers. La terrasse est conçue comme une plateforme d’artillerie, destinée à recevoir 18 canons de 36 disposants de rails de pivotement. Une tour de vigie équipée d’un sémaphore culmine à 29 mètres au-dessus des plus basses marées.

Au total, Boyard compte 66 pièces pour une surface utilisable de 4000 m².

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Maquette en pierre du fort Boyard vu de l’escalier extérieur, 1860-1863

Le fort en chiffres

  • Situation : 1° 12’ 50’’ W - 45° 59’ 59’’ N
  • Distance de l’île d’Aix : 2 900 m.
  • Distance de l’île d’Oléron : 2 400 m.
  • Longueur : 68 m. - Largeur : 31 m.
  • Hauteur au-dessus des plus basses mers : 29 m.
  • Surface utile : 4 000 m2
  • Dimension des blocs du brise-lame : en moyenne 4 x 2,50 x 2,50 m
  • Dimension des blocs de défense : en moyenne, 3,80 x 2 x 2 m
  • Nombre de blocs de renfort mis en place : 345
  • Nombre de pièces d’artillerie prévues initialement : 74
  • Nombre de pièces d’artillerie mises en place : 30
  • Coût total de la construction (1803-1866) : 8,6 millions de francs
  • Coût de l’entretien (1867-1913) : 500 000 francs
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Maquette en pierre du fort Boyard vu de l’intérieur, 1860-1863

Comparaisons

  • Fort d’Enet (1809-1812), entre Fouras et l’île d’Aix : 400 000 francs
  • Fort Liédot (1811-1834), sur l’île d’Aix : 800 000 francs
  • Vaisseau 3 ponts (vers 1820) : 1 million de francs
  • Digue de Cherbourg (1783 – 1853) : 77 millions de francs
  • Arc de Triomphe (1806-1836), Paris, : 1 million de francs
  • Palais Garnier, opéra de Paris (1861 – 1875) : 36 millions de francs
  • Salaire journalier moyen des ouvriers du chantier de Boyard : 3 francs

Le Fort inutile (Salle 4, pièce 1)
1866-1962

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Vue générale de la première partie de la salle n°4 consacrée à l’histoire du Fort de 1866 à 1962, date de son rachat par un particulier.

Rendu obsolète par les progrès de l’artillerie, Boyard ne reçoit qu’une partie de son armement : 30 vieux canons de 30 au lieu des 74 prévus, au rez-de-chaussée et sur la terrasse seulement. Après l’écrasement de la Commune de Paris en mai 1871, Boyard sert de prison pour plus de 800 insurgés. Un an plus tard, tous ont été libérés, transférés dans d’autres prisons ou déportés au bagne de Nouvelle-Calédonie. Malgré sa situation de forteresse en pleine mer, Boyard n’a finalement servi de lieu d’internement que quelques mois mais l’épisode a beaucoup marqué les esprits.

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Cellule d’Henri Rochefort à Boyard, vers 1910

Une courte vie militaire

Dès 1872, et pour 40 ans, Boyard est utilisé pour la défense passive de l’arsenal. Des torpilles de fond sont immergées dans le pertuis et reliées au fort d’où on peut déclencher leur explosion. En 1873, le marégraphe du fort d’Enet est transféré à Boyard. Au total, une dizaine d’hommes seulement occupent un édifice qu’il faut perpétuellement entretenir.

A la fin du siècle, en réponse à la mise au point d’un nouvel obus explosif, des projets pharaoniques d’aménagement voient le jour, consistant à détruire le deuxième étage et toute la partie nord pour y implanter une tourelle cuirassée. Le projet est abandonné, et le fort, plus inutile que jamais, est déclassé en 1913.

Le fort à l’abandon

Abandonné à lui-même, sans aucun entretien, Boyard devient le paradis des goélands et prend les allures d’un colosse romantique. Débarrassé de ses derniers canons en 1925, il est pillé de ce qui reste de ses décors et régulièrement vandalisé pendant 60 ans. Le port d’abordage et le brise-lame disparaissent peu à peu sous les attaques de l’océan. En 1942, il sert de cible d’entraînement aux Allemands : c’est son dernier usage militaire.

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Carte postale du fort Boyard vu du côté Nord.

En 1950 pourtant, Boyard commence à être perçu comme un élément de patrimoine : il est inscrit à l’inventaire supplémentaire des Monuments historiques. Mais il reste à l’abandon, jusqu’à sa vente aux enchères en 1962. Il est alors acquis par un particulier. Est-ce la promesse d’un nouveau départ pour Boyard ?

Bien inutile, mais pas vraiment encombrant, tel est le fort Boyard.
Gérard Chagneau, 1986

De la ruine à la gloire (Salle 4, pièces 1 & 2)
1962-2012

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Carte postale du fort Boyard vu du côté Sud.

La vente du fort à un particulier ouvre la voie à toutes les spéculations. L’événement a renouvelé l’intérêt pour un fort dont on commence à mesurer l’importance, et désormais Boyard est bel et bien perçu comme un morceau d’histoire, qu’il s’agit de respecter et de valoriser. Hôtel de luxe, lieu de spectacle et de création, résidence : les idées circulent, mais aucun projet ne démarre. Comme au temps de la construction, l’isolement du fort pose d’inextricables problèmes techniques, économiques et financiers. En 1979, le fort, qui continue de se dégrader, est de nouveau en vente.

Le succès Fort Boyard

Le salut vient de l’image. En 1966, Robert Enrico emmène sur Boyard Alain
Delon et Lino Ventura pour la grande scène finale de son film Les Aventuriers, sorti avec succès en 1968.

En 1981, Antenne 2 tourne l’un des premiers épisodes du jeu à succès La chasse au trésor. L’animateur vedette Philippe de Dieuleveult y saute de son hélicoptère et nage vers le fort. L’émission est produite par Jacques Antoine et sans doute Boyard reste-t-il dans un coin de son inventif cerveau, car en 1988, il achète le fort avec le soutien du Conseil Général de Charente-Maritime.

D’importants travaux sont menés pour transformer le fort en studio de tournage et la première émission des Clés de fort Boyard est diffusée sur Antenne 2 en 1990. Le succès est immédiat.

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L’alphabet géant de la Salle du Trésor de Fort Boyard a été reconstitué pour l’exposition (salle n°4, partie 2).

Depuis 22 ans - longévité exceptionnelle -, le jeu a conquis plus de 30 pays et porte la renommée du fort.

Qui sait quelles nouvelles surprises Boyard nous réserve pour le siècle suivant ?

Fort Boyard, c’est devenu Hollywood en Charente-Maritime.
Libération, 1996

Une marque, une image

Le cabinet de curiosité du fort Boyard

Depuis 1990, le succès du jeu télévisé a changé le statut du fort. Promu star du petit écran, il impose sa silhouette à des téléspectateurs toujours plus nombreux. L’exceptionnelle longévité de l’émission lui a permis de toucher deux générations et ses formes familières se prêtent à une stylisation qui le rend aisément reconnaissable. Aujourd’hui, Boyard est aussi une marque et un logo.

De la gloire à la marque

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Une des nombreuses vitrines contenant des produits dérivés du monument et de l’émission (salle n°1)

Les objets qui le représentent sont de deux types : les produits dérivés, directement fabriqués sous licence, destinés aux fans du jeu télévisé et soutenant sa communication ; les objets touristiques, qui témoignent d’une identification progressive du pays rochefortais à son édifice le plus célèbre. En chocolat, en fève, en boule à neige, en tasse, en figurine, le fort Boyard se décline, pour le meilleur et pour le pire, sans doute, mais cette diversité est l’expression même de la profondeur de l’adhésion d’un très large public.

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La région Charente-Maritime aux couleurs du fort Boyard (salle n°1)

Fort de ce constat, le Conseil Général de Charente-Maritime, propriétaire du fort, charge Boyard de porter l’image touristique du Département, tandis qu’en 2010, l’Office de Tourisme du Pays Rochefortais adopte le nouveau nom de Rochefort Océan, Pays de Fort Boyard.

Dossier de presse en ligne

Le musée met à disposition du grand public et des médias le dossier de presse de l’exposition, pour le consulter : Cliquez ici !

Rubrique spéciale dédiée à l’exposition sur Fort Bavard

Pour tout savoir de l’exposition, rendez-vous directement sur notre page sommaire dans notre rubrique dédiée : Cliquez ici !


Photos officielles : © Cécile Couétard / Collection F. Jezequel / Musée National de la Marine - J.C Laurent / Service Historique de la Défense, Vincennes

Photos : © Fort Bavard - www.fortboyard.net

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