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Fort Boyard 2013 - Avis de la rédaction : émission du 06/07/2013

Une émission à nulle autre pareille !

Publié le mercredi 10 juillet 2013 par Guillaume COMONT - Rédacteur en chef dans la rubrique Avis de la rédaction 2013.

        

Samedi soir était un jour important pour toute la communauté des fans de Fort Boyard puisqu’il s’agissait du lancement de la 24e saison du jeu. 6 mois tout juste après la dernière diffusion, pour les fêtes de fin d’année, si l’attente a été un peu moins longue que d’habitude (10 mois en moyenne avant 2012), l’impatience et la fébrilité étaient tout de même au rendez-vous chez les aficionados. Après deux saisons où le Fort a su renouer avec le succès, la barre est chaque année un peu plus haute pour conserver les fidèles. Même TF1 n’a pas attendu de voir ce que cette nouvelle cuvée allait donner, elle a décidé de déprogrammer sans tarder son Dallas nouvelle génération, faute d’audience suffisante. Une aubaine pour le Fort ? Pas nécessairement. Confronté à un best of présenté par Arthur, le Fort a su tirer son épingle du jeu, mais la concurrence des semaines qui vont suivre s’avère d’ores et déjà beaucoup plus difficile à contrer : entre Qui veut gagner des millions ?, Les 12 coups de soleil et surtout Les experts : Manhattan, les pierres du Fort vont être mises à rudes épreuves.

Mais revenons à ce qui nous intéresse : l’émission de samedi dernier. Le décor est très vite planté grâce à un pré-générique toujours très efficace et enchanteur ! La voix off demeure très entraînante et solennelle et les images bien choisies. Les personnages y sont toujours bien présents, tout comme les jeux et les images du Fort. Seul bémol, on appréciait vraiment la phrase « pour le savoir, entrer dans la légende de Fort Boyard », ici, la transition est moins mystérieuse, moins fluide. Mais ce n’est qu’un détail. Côté générique, pas de grands changements, on retrouve un mixte d’images de candidats dans les épreuves de la saison et d’images de synthèse, très limitées. Ce n’est pas le générique « idéal » que l’on a connu entre 1991 et 2002 voire même en 2003-2008, mais avec un pré-générique faisant déjà la part belle aux personnages et aux épreuves, il apparaît difficile de rester sur la même lignée sans être redonnant. L’équilibre est donc ici plutôt réussi.

L’émission commence vraiment ensuite avec la traditionnelle séquence d’ouverte mettant en scène Olivier et son fidèle messager Passe-Muraille dont le rôle est toujours de faire la navette avec ses parchemins entre le Vieux Sage qui reste dans son antre (à notre grand regret !) et Olivier Minne. Si l’antre reste un lieu magnifiquement décoré et parfaitement en phase avec le Père Fouras et le Fort, comme une large majorité de fans, on aimerait beaucoup à la rédaction retrouver de temps en temps la Vigie (notamment pour les énigmes qui n’ont pas vraiment leur place au Conseil), qui offre un panorama incroyable et reste un des lieux mythiques du Fort. Nous ne désespérons pas de la retrouver dans un futur proche. Les candidats sont ensuite présentés un à un, sous la forme cette année de croquis animés se dessinant sur des parchemins. Une présentation peut-être un peu enfantine alors que celle en image réelle l’an dernier convenait finalement très bien. On regrettera toujours un peu qu’il n’y ait pas de vrai « moment » pour parler rapidement de l’association (il faut attendre la fin de l’émission sur le proscenium). Le rond central a toujours eu une place assez symbolique dans le jeu, pourquoi ne pas le réemployer à bon escient à cet effet ?

C’est parti pour 45 minutes d’épreuves. Avec un coup de gong passant toujours inaperçu (le Père Fouras pourrait très bien ordonner à La Boule de sonner le début du jeu par exemple, puisqu’il a repris le Fort en main depuis 2011). Cette année encore, les épreuves ne se joueront pas qu’en cellule, mais aussi à l’extérieur. Ce mélange des genres, bien que compréhensible pour éviter toute forme de lassitude auprès des téléspectateurs n’est pas dans la pure tradition boyardesque. Longtemps, le Pont de singe était l’une des rares épreuves jouées en extérieur pendant la première partie du jeu. Aujourd’hui, l’expérience s’est généralisée et brouille un peu les cartes, alors que le Fort regorge de beaucoup de cellules. Mais là aussi, on s’attache beaucoup aux détails, l’important étant que les épreuves soient diversifiées et non répétitives, ce qui est le cas.

L’épreuve des seaux a subi un petit lifting en règle, et visiblement la production n’a pas eu la main très lourde sur le régulateur de vitesse. Jérémy Michalak est assez à l’aise sur le tapis, il ne chute pas et parvient sans mal à faire remonter la clé.

Alessandra, de son côté, est moins gâtée. Il semble qu’on ait trouvé la Lady Boo idéale depuis l’an dernier. Celle-ci est très combative, maîtrise ses gestes et ne fait pas semblant de se battre ! La pauvre Alessandra en fait les frais, mais ne démérite pas. Elle aura au moins gagné un bain de boue, et comme c’est bon pour la peau, paraît-il…

Mais le compteur stagne à une clé avec tout ça et il faut en récupérer sept ! Et Patrick Cohen, un peu trop lent, enfonce le clou en manquant le code à cause d’un boulon pas retiré à temps.

L’épreuve qui suit est une des réussites de cette saison. En effet, le Fort a installé une Laverie (et d’ailleurs, d’après une photo postée par Olivier Minne, il semble qu’elle ait fait des siennes en créant déjà un petit dégât des eaux) que Jérémy et Philippe ont eu la (mal)chance de la tester. Ça mousse, ça glisse, ça tourne… Les deux compères nous ont offert une chorégraphie aussi gracieuse qu’entraînée en se tenant la main comme deux enfants dans la cour de récréation. Une image charmante, mais qui ne règle pas le problème des clés. Le porte-clés de Passe-Partout ne tinte toujours pas. La situation s’aggrave encore.

Emmanuel Maubert aurait pu faire basculer la situation, mais peut-être troublé par l’énigmatique Luciole, une créature imaginaire du Fort, il ne parvient pas à reconstituer le troisième et dernier parcours proposé. Il faut dire que son équipe s’emmêle aussi les pinceaux, ce qui ne l’aide pas. À noter qu’il s’agira pour cette émission de la seule apparition de la Cellule interactive, un point positif pour éviter toute overdose ou pour épargner les réfractaires à toute modernité dans le Fort (oui oui, il y’en a quelques-uns !).

C’est ensuite l’heure du Père Fouras Show ! Enfin du Plateau 215. À la manière d’une émission télévisée, le Père Fouras propose un jeu à un candidat, un jeu qui ressemble d’ailleurs étrangement à un quizz à la Qui veut gagner des millions, au moins dans sa présentation. Car dans la forme, cela n’a rien à voir. Point de joker ou de gros chèque à la clé sous air conditionné, non seulement des trappes où le candidat doit plonger les… pieds ! Eh oui, un remake des jarres, mais les questions et la vue en plus ! Décidément, on n’épargnera rien à la belle Alessandra qui se prête au jeu sans broncher et même avec le sourire ! Chapeau ! Elle pose ses pieds dans des trappes remplies d’anguilles, de blattes, de scorpions et même de serpents. Bonjour l’angoisse ! Elle répond à deux des quatre questions ; or une seule mauvaise réponse était autorisée. C’est d’autant plus dommage que la dernière question était réalisable : les serpents sifflent bien sûr. Pour s’en rappeler, citons la célèbre allitération de Racine : « Pour qui sont ces serpents qui sifflent sur vos têtes ? ». Le stress aura été plus fort qu’Alessandra ici.

Matthieu Noël rétablit un peu la situation, devenue de plus en plus critique. Il fait remonter sans aucun problème la clé dans l’épreuve du Percolateur. Habitué ou non des machines à café, il réussit avec grâce cette épreuve, en évitant au maximum les chutes.

Emmanuel Maubert poursuit cette vague de succès en réussissant la très difficile épreuve De la terre à la lune. Après plusieurs essais et grâce aux conseils avisés d’Alessandra lui demandant de prendre son temps, il propulse au bon moment le lourd obus au bout du rail et parvient à décrocher la clé. Et de 3 ! Mais il y a encore du travail.

On retrouve Jérémy Michalak en fâcheuse posture en Rocket-man. Et malgré la bonne volonté de son équipe, le temps s’écoule et la clé disparaît.

Alessandra Sublet est alors appelée pour l’épreuve du Pied marin où elle réussit l’exploit de trouver la clé en un rien de temps. À peine entrée, sa méthode et sa précision la font tomber sur la clé cachée par Passe-Muraille. Ce dernier est d’ailleurs grondé par le Père Fouras qui lui reproche d’avoir mal caché la clé. Une petite saynète comme on les aime.

Les exploits se poursuivent avec un duo improbable pour l’épreuve des Baguettes, plus que rarement réussie. Patrick Cohen et Philippe Gaudin s’y collent. Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’ils opèrent avec doigté et précaution, ne brisant que très peu de vases et réussissant brillamment l’épreuve à quelques secondes de la fin de la clepsydre. Un coup de maître qui permet à l’équipe de remporter sa 5e clé.

Pour terminer la série d’épreuves, direction le nouveau restaurant du Fort, baptisé « Chez Willy ». Cette adresse est d’ores et déjà réputée pour ses spécialités culinaires internationales. Aujourd’hui, le nouveau cuistot du Fort campé par un Willy Rovelli survitaminé et complètement barré a concocté du surströmming, comprenez un plat suédois à base de hareng fermenté. À en croire les candidats, l’odeur prend au cœur dès l’ouverture de la conserve d’où un jus saumâtre s’écoule. Emmanuel Maubert et Matthieu Noël sont les premiers clients de ce restaurant (a)typique. Pas sûr que la clientèle ressorte rassasiée. Néanmoins, les deux coéquipiers se prêtent au jeu et goûtent cette spécialité, non sans quelques hauts le cœur. Mais l’enjeu en valait la chandelle, car la clé est gagnée !

Au final, l’équipe récupère tout de même six clés malgré un début chaotique qui aurait pu déboucher sur une catastrophe. Paradoxalement, l’équipe a réussi des épreuves plus difficiles et échoué dans des jeux considérés comme plus simples.

Néanmoins, malgré la remontée opérée, il manque toujours une clé. Et c’est Philippe Gaudin qui accepte de rencontrer Blanche pour la récupérer. Cette dernière est radicalement différente des deux Blanches précédentes. Le ton est assez neutre et moins détaché ou subtil que le jeu de Raphaëlle Lenoble ou celui Louise-Marie Hustings. Difficile toutefois de passer après deux actrices ayant parfaitement incarné le rôle. Il faudra en voir plus pour avoir un avis tranché, car son intervention a été des plus laconiques. En revanche, il est vrai que le contraste de la chevelure rougeoyante de Delphine Wespiser avec le blanc pur de la cellule est très réussi et apporte une touche particulière à l’ambiance du lieu. Malheureusement pour Philippe, Blanche reste inflexible et après trois essais infructueux dans le défi des Trois niveaux, celle-ci appelle La Boule pour conduire le malheureux dans les sous-sols du Fort, jusqu’au Conseil où l’équipe pourra encore le libérer.

En route pour les aventures. La Cabine abandonnée fait son grand retour et Alessandra est choisie. Décidément, on peut dire qu’elle aura été confrontée à tout pour sa première participation ! Malgré sa relative concentration, elle ne parvient pas à trouver le mot « ascenseur ». Jérémy Michalak prend le relais dans la Chambre froide du Fort, mais il manque de rapidité et surtout n’écoute pas les conseils de ses camarades en refusant de mettre la tête sous l’eau. Cela prive l’équipe d’un précieux indice supplémentaire. Matthieu Noël, malgré son implication, n’a pas plus de chance dans la nouvelle aventure de l’Entraînement sous-marin. Un nouveau jeu un peu inquiétant où le candidat est enfermé dans une cage en verre au rez-de-chaussée du Fort, cage qui se remplit d’eau. Claustrophobes s’abstenir ! Eh hop, on passe de l’eau à l’air avec… Alessandra Sublet. Elle aura été omniprésente durant l’émission, la production ayant sans aucun doute la volonté de centrer l’émission sur elle. Elle se retrouve ici à plusieurs mètres de hauteur à tirer une chaise au-dessus du vide et à sauter pour attraper un trapèze et, a fortiori, l’indice. C’est mission réussie, l’animatrice ne se démonte pas et parvient à attraper le précieux sésame. Emmanuel Maubert est ensuite placé sur le Brancard du Fort et il entre, avec Patrick Cohen, dans l’infirmerie du Fort, une infirmerie quelque peu hostile faite de scorpions et autres Demoiselles du Fort. Et pourtant, cela leur réussit, car ils parviennent dans les temps à trouver le code et à récupérer la 2e cartouche. On termine avec… Alessandra Sublet bien sûr, qui pédale à toute allure en apnée dans la nouvelle aventure du « Vélibérateur ». Une aventure aquatique plutôt réussie ayant le mérite de mobiliser toute l’équipe. Eh oui, dans le Fort on pédale dans les airs (Cablocypède), sous l’eau (Vélibérateur) et avec la main (Manolier)… Pas de panique, c’est normal ! Malheureusement pour Alessandra, le temps vient une fois de plus à manquer et ses efforts sont vains.

L’équipe termine la partie avec seulement deux cartouches-indices, une faible récolte qu’il va falloir compenser en réussissant un maximum de duels au Conseil pour espérer avoir plus de temps pour réfléchir au mot-code en fin de partie.

Commençons par un point de détail : le chronomètre utilisé lors du Conseil est très peu lisible et la couleur choisie pas très adaptée. Un détail qui pourra être facilement résolu à l’avenir. Continuons sur les règles. Nous n’avons jamais été fans à la rédaction du mélange des genres. Le Conseil doit rester un espace solennel. Les prisons et prisonniers n’ont rien à faire dans ce lieu. Cela avait déjà été testé lors de saisons précédentes (la pire expérience restant la saison 2004 avec les cages suspendues dans le Conseil et les défis avec des animaux) et n’avait pas convaincu. Si l’on peut comprendre qu’il ne soit pas très intéressant de faire passer un candidat aux oubliettes, cette nouvelle règle rend la Salle du Jugement beaucoup moins « dramatique » puisque le candidat prisonnier aura une nouvelle chance de se libérer. De plus, même si le candidat libéré fait perdre 15 secondes à son équipe, il joue quand même un duel et obtient la possibilité de gagner plus de temps qu’il en a perdu en se faisant libérer. Cette règle est quand même un peu bancale. Seul point positif, cela permet de revoir La Boule.

Parlons aussi de la musique utilisée : c’est un désastre ! On ne reconnaît plus du tout la mélodie d’origine, qui est noyée. Cette musique a toujours énormément contribué à l’ambiance du Conseil, et là on ne la retrouve plus du tout. Quant aux duels, on continue de penser que l’énigme du Père Fouras n’a rien à faire au Conseil. Les jeux doivent aussi être plus variés (certains duels ne sont plus diffusés ou très peu), le duel de la cartouche est lassant. Toutefois, on peut souligner le fait que les cris des candidats étaient moins présents pendant le Conseil, et qu’on a eu moins de débordements. Néanmoins, cette partie reste toujours à retravailler sur le modèle des années post-2004. Il faudrait davantage voir les Maîtres alignés, plus impressionnants, des clairs-obscurs, des jeux d’ombres et de lumière, une entrée du candidat plus surprenante. L’explication des règles de cette partie est très bien réalisée, c’est vers ce genre de réalisation qu’il faut tendre pour la partie elle-même.

Au final, malgré son malus prisonnier, l’équipe réussit tous ses duels et récupère les 60 secondes mises en jeu par le Père Fouras. Une belle quête qui permet à l’équipe de sortir la tête de l’eau après n’avoir récupéré que deux indices.

C’est l’heure du dénouement. L’équipe dégoupille ses deux cartouches et avec « Fou » et « Déclaration » et la réflexion de Jérémy Michalak trouve le mot-code « Amour ». Dommage toutefois que Jérémy se soit sacrifié pour confirmer le mot. Ce dernier répartit les lettres et ses cinq coéquipiers s’installent sur le damier avant de pouvoir enfin toucher les boyards. C’est une très belle récolte de 12 220 € pour l’association CADASIL France que rapporte l’équipe d’Alessandra Sublet. Une équipe motivée et soudée, très bien coachée par Alessandra Sublet, téméraire, très encourageante et qui a toujours eu un mot gentil pour chacun de ses coéquipiers. Malgré quelques passages à vide, l’équipe a toujours su rebondir et même réussir quelques épreuves très difficiles.

Petit changement cette année, la somme s’affiche toujours dans le cadran prévu à cet effet en face du proscenium, mais sous forme d’animation. Beaucoup ont trouvé cela un peu « too much », nous trouvons à la rédaction que l’effet est bien réalisé et apporte un petit suspense supplémentaire, tout en s’accordant bien avec les chronomètres à rouage, notamment le chronomètre général utilisé pour les deux grandes parties.

L’émission s’achève toujours en évoquant l’association (toujours un peu tard malheureusement), et par l’éternel cri « Toujours plus loin, toujours plus haut, toujours plus fort… » qui passe mieux depuis qu’il est crié, depuis quelques saisons, par l’ensemble de l’équipe et non seulement par Olivier.

Autre petite surprise de la soirée : le générique de fin a enfin été modifié. Bon, certes, la modification est mineure, mais la présentation sous forme de parchemin colle bien au nouvel habillage. Toutefois, les impressions ajoutées par France 2 sur Pluzz & co. gâchent un peu le début du générique, c’est dommage.

Pour terminer, il nous faut justement évoquer les petits ajustements opérés sur le design et l’habillage sonore et visuel du jeu. Dans la globalité, c’est très réussi. La nouvelle police d’écriture choisie est agréable, un peu médiévale, mais avec une touche de fantaisie en plus. Les tons dorés sont bien trouvés et les petits parchemins incrustés régulièrement à l’écran permettent de faire revivre l’histoire de l’émission aux téléspectateurs. Quelle bonne idée que celle-ci ! Il n’y en a pas trop, les informations apportées sont pertinentes, bien choisies et placées avec parcimonie. Quant aux différents rappels des règles pour chaque épreuve, duel ou aventure, là encore c’est une idée brillante, qui permet à tout un chacun de bien comprendre. Olivier tient parfaitement son rôle en expliquant ce que l’on peut voir à l’écran. Les confusions sont moins nombreuses, et les flous artistiques aussi. Les candidats savent où ils vont et le téléspectateur aussi. C’en est fini les longues secondes où le candidat tergiversait et ne savait pas quoi faire en entrant. Toutefois, il fallait bien un petit bémol dans ce tableau des plus réussis : les musiques. Je dois dire que l’univers boyardesque tient aussi beaucoup aux musiques et les morceaux choisis ont beaucoup moins d’identité que ceux que l’on a pu connaître par le passé. Il suffit d’écouter la musique choisie pour la bande-annonce de l’équipe de Nathalie Simon (diffusée juste après le générique de fin) et on replonge dans tout l’univers du Fort. Or, dans l’émission, les mélodies étaient souvent sans saveur, voire si neutres qu’elles n’apportaient pas grand-chose. Il faudra vraiment retravailler ce point par la suite, et reprendre si nécessaire plus de morceaux caractéristiques du jeu, car la transition est ici brutale.

En définitive, ce premier épisode de cette 24e saison de Fort Boyard est une grande réussite. Malgré quelques points de détail qui pourront être facilement modifiés par la suite, l’émission est rythmée, colorée, diversifiée, on ne s’ennuie pas une seconde, il n’y a aucun temps mort. Les règles sont claires et bien expliquées. Les nouveautés réussies et simples à comprendre. Les personnages sont très présents d’un bout à l’autre et les petites saynètes réussies. Il reste donc à retravailler la partie Conseil, à faire revenir à l’écran la vigie et à revoir la partie sonore et nous atteindrons l’excellence. En attendant, la saison s’annonce comme la meilleure depuis très longtemps. Si les saisons 2011 et 2012 étaient déjà de grandes réussites, il semble que celle-ci soit encore un cran au-dessus grâce au travail d’orfèvre réalisé par l’équipe technique et artistique du jeu. Bien qu’il nous faille encore attendre un peu avant de nous prononcer définitivement, la saison s’annonce comme l’une des meilleures depuis 2003. Et au vu des audiences, le public ne s’y est pas trompé non plus !

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À la semaine prochaine !

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