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Fort Boyard : entre tradition et renouvellement

15 jours de télé, 24 juin 2005

Publié le dimanche 30 juillet 2006 par Aurélien LECACHEUR - Directeur de la publication dans la rubrique Dans la presse en 2005.

        

Depuis plus de 15 ans, petits et grands attendent le retour d’un des programmes les plus populaires de France 2 : « Fort Boyard ». Créée par Jacques Antoine, inventeur de nombreux jeux à la télévision (« La (été et les jambes » et « I,a chasse aux trésors »), cette émission de divertissement 100% française allie habilement Histoire, traditions, énigmes et défis sportifs. Un concept inédit auquel peu de gens croyaient à l’origine et qui, aujourd’hui, s’exporte en Belgique. Canada, Danemark, Etats-Unis, Hollande, Norvège, Suède et Suisse.

Il faut dire que l’émission a tout pour plaire. Des décors moyenâgeux, des habitants mystérieux, des cachots et des tigres, sans oublier l’incontournable sage aux mille énigmes : le Père Fouras...

Le téléspectateur plonge dans un univers mystique et suit les aventures de six candidats, comme un parcours initiatique, où les clés obtenues à force de courage et de persévérance ouvrent le fameux trésor renfermant les boyards. Ajoutons à cela, de bons sentiments - l’argent gagné est reversé à une association - et le tour est joué, le public ne peut qu’applaudir. L’émission a donc traversé les étés sans trop s’essouffler jusqu’à présent, malgré quelques ratés : des règles de jeux devenues trop complexes, des animateurs moins charismatiques que le « cynique » Patrice Laffont et la pétillante Sophie Davant, sans oublier l’arrivée de la télé-réalité plus « trash ». plus moderne. « Fort Boyard » a donc accusé le coup, faisant Figure d’émission un peu désuète. Pour preuve, tes audiences enregistrées l’an dernier qui n’ont pas dépassé les 4,5 millions de télé spectateurs, des scores bien loin des années 93 ou 94, où l’émission rassemblait alors plus de 7 millions de fidèles...

Sarah Lelouch : « Fort Boyard m’a donné confiance en moi »

Fort Boyard repart pour une seizième saison, comment expliquez-vous le succès ei la longévité de cette émission ?

Le concept est très original et il se renouvelle tous les ans avec différentes épreuves. Fort Boyard essaye chaque année, de surprendre son public, de lui offrir quelque chose de nouveau. Cet été, les téléspectateurs découvriront donc de nouvelles prisons et certains épreuves se feront en équipe et non plus tout seul. Je pense également que c’est un programme familial de 7 à 77 ans et intergénérationnel. Les jeunes d’il y a 15 ans sont devenus parents et apprécient de voir leurs enfants regarder, à leur tour, Fort Boyard, c’est d’ailleurs mon cas.

Vous retrouvez votre acolyte Olivier Maine, comment se passe votre collaboration ?

Divinement bien. Nous sommes très amis et nous avons beaucoup de respect l’un pour l’autre. On ne se connaissait pas avant, mais entre nous, ça a été tout de suite, une évidence. On rigole beaucoup. Pour moi, Fort Boyard, c’est vraiment des vacances.

Malgré la longévité du concept, Fort Boyard ne dispose plus de la même aura qu’auparavant.

(Enervée). Je ne suis pas du tout d’accord. Les audiences étaient peut-être tombées, il y a quelques années, mais depuis deux ans, elles ont sacrement remonté. Nous sommes à près de 27% de part d’audience. Cette émission est novatrice, et je la défendrai coûte que coûte.

Malgré les nouveautés, le public, depuis seize ans, peut quand même se lasser, c’est le propre de toutes les émissions qui perdurent ?

Oui, bien sûr, Fort Boyard est un défi, même un péril chaque été, mais c’est pourquoi nous essayons toujours de nous renouveler.

La télé-réalité n’est-elle pas une sérieuse concurrente ?

C’est ce qui se dit, mais je ne partage pas cet avis. Fort Boyard a été précurseur, à la limite de la télé-réalité, mais l’émission affiche de belles valeurs : le sport, la solidarité, le jeu et les associations. Je pense que beaucoup de parents interdisent à leurs enfants de regarder la télé-réalité, ce qui n’est pas le cas avec Fort Boyard.

Qu’est ce qui vous a poussée à animer celte émission ?

Pour être franche, je n’étais pas une assidue du programme. C’est le hasard qui a voulu que je me retrouve dans cette émission. On m’a parlé de Fort Boyard, dont le casting était le lendemain. Je suis aussitôt partie pour le Fort, sans vraiment prendre !e temps de réfléchir. J’étais en concurrence avec de nombreuses animatrices bien plus connues que moi. Décrocher le « rôle » de présentatrice a été une surprise. Et pourtant, dès que j’ai mis les pieds sur le fort, j’ai senti que je pouvais y arriver. Aujourd’hui, c’est ma plus belle expérience professionnelle.

Personne ne vous avait effectivement pressenti pour succéder à Cendrine Dominguez ?

Non. d’autant que j’ai l’image d’une fille plutôt cérébrale. C’est peut-être ce que je renvoie, mais je ne suis pas comme ça. C’est comme les gens qui ne voient en moi que la « fille de ». Ils se trompent, je fais beaucoup de choses par moi-même. Et l’animation n’est qu’une partie de mon travail. A côté, je produis de nombreuses émissions et j’adore ça. De toute façon, les gens pensent ce qu’ils veulent, leur opinion ne m’intéresse pas.

Avec Fort Boyard, vous vous êtes fait connaître du grand public ; plus exposée, vous ne pouvez pas empêcher la critique ?

Non. en effet. Mais je ne regrette rien. Je suis très heureuse que le public m’ait découverte. Je pense être suffisamment naturelle à l’antenne ei notre duo avec Olivier Minne fonctionne très bien. Fort Boyard m’a donné confiance en moi, à un moment de ma vie, où ça n’allait pas du tout.

Fort-Boyard dure te temps d’un été, avez-vous d’autres projets d’émissions plus régulières ?

Je commence à y réfléchir. Mon rêve serait d’animer un talk-show sur la musique et la culture. Mais pour l’instant, rien n’est fait.

Votre univers professionnel, c’est la télévision, et pourtant, depuis toute petite, vous baignez dans le cinéma ?

Oui, mais les apparitions que j’ai pu faire dans les films de mon père, ce sont juste des petits clins d’œil. Mon père aime réunir sa famille, c’est uniquement du plaisir. La télévision, par contre c’est mon boulot, ma passion.



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