Mise en page 1

Gilbert Montagné, étonnant de sang froid !

Par Geneviève Coste, Télé Loisirs, été 1995

Publié le dimanche 30 juillet 2006 par Aurélien LECACHEUR - Directeur de la publication dans la rubrique Revue de presse 1995.

        

Les défis, il connaît et il adore. Gilbert Montagné a déjà piloté un avion et sauté en parachute. Rien ne l’arrête. Cette fois, à fort Boyard, il fallait se battre contre les vents du large et garder son sang-froid.

« Je l’ai fait pour l’École de chiens-guides d’aveugles de Paris. Je ne savais rien des épreuves ni à quoi je m’exposais. » S’accrocher à la nacelle suspendue dans le vide ne l’a pas impressionné. « En entrant dans le fort, j’ai entendu les tigres et ressenti les vibrations d’un univers carcéral. C’était bien une prison, comme on me l’avait dit, pas un lieu de plaisir. Mon seul objectif : réussir et en sortir la tête haute. On se trouve nul quand on rate. » L’épreuve la plus éprouvante : plonger la main, pour trouver la clé, dans une jarre pleine de glaise, de cheveux, de matières visqueuses et de souris mortes encore tièdes. « J’ai failli vomir. Les rongeurs, je n’aime pas ! - Autre épreuve, le fi ! d’Ariane. Au bout du labyrinthe, une jeune fille l’attendait, le mot pain écrit en braille sur son bras : « Marcher dans les ténèbres me semblait facile, mais le parcours était jonché de queues de rats, de toiles d’araignées, et de fils avec des pétards explosifs. Assez effrayant pour moi qui ne peux identifier les objets qu’au toucher. » Une émission vraiment bien ficelée, dont Gilbert, conquis, est devenu un « spectateur -assidu. Un seul échec sur huit épreuves, c’est la victoire pour le capitaine et son équipe, heureux d’offrir le salaire de leur courage à l’Association des chiens-guides d’aveugles. Un chien pour le guider, Gilbert y songe. « J’hésite car je voyage beaucoup et le chien peut être malheureux. Un chien-guide, c’est pour la vie. Je vais sans doute craquer. - II vient d’enregistrer son onzième album, qui sortira début novembre avec le titre de l’une des douze chansons, « Un père célibataire ». « Une nouvelle page de ma vie. » Séparation, divorce, Gilbert souffre de l’absence de son fils, Nicolas, 10 ans, qui vit de l’autre côté de l’Atlantique. « Cet album a un parfum d’espoir. Trop de gens souffrent de n’avoir pu rassembler les morceaux d’un coeur brisé. »

Laisser un commentaire




FortBoyard.net est un site propulsé par SPIP.
Statistiques : et Google Analytics