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Interview d’Hicham NAZZAL (2003)

« Le Père Fouras est très impressionant »

Publié le samedi 16 août 2003 par Aurélien LECACHEUR - Directeur de la publication dans la rubrique Interviews 2003.

        

Hicham Nazzal est un comédien qui monte, comme dirait le Père-Fouras. Bientôt un des acteurs principaux d’une série diffusée en septembre sur France 2, il a participé le 9 août à Fort-boyard et nous livre ses impressions. Moteur ? Action !

Fort Bavard : Bonjour Hicham Nazzal, peux-tu te présenter en quelques mots ?

Hicham Nazzal : Je suis comédien, et je tiens un des rôles principaux de la série de la rentrée de France 2, qui va s’appeler « Lola : qui es-tu Lola ? ».

Fort Bavard : Quand la production t’a contacté pour participer à Fort-Boyard, pourquoi as-tu accepté cette aventure ?

Comme on est en pleine période promotionelle on m’a proposé de participer à Fort-Boyard, j’ai sauté sur l’occasion parce que j’ai 23 ans, que c’est un peu l’émission de mon enfance et que pour moi, c’était un rêve de pouvoir y participer un jour.

Fort Bavard : Quand tu es arrivé sur le Fort, quel était ton état d’esprit ? Tu avais peur, tu étais impressionné, confiant ? Tu étais comment ?

D’abord, il y a eu le voyage de Paris à la Rochelle en train pendant lequel j’ai fait la connaissance de mes camarades : Sylvie Tellier, Eric Jean-Jean, que je connaissais un peu, Xavier Cousseau, et puis les deux bénévoles. Plus on arrivait vers le Fort, plus la tension montait : c’était un mélange d’excitation, de bonheur, de joie, et c’est vrai que, une fois devant le Fort, quand on est hissé par la grue et qu’on pénètre à l’intérieur du Fort, pour moi comédien, c’est comme si je montais sur scène, je rentrais dans une espèce de décor extraordinaire...

Fort Bavard : Connaissais-tu d’autres membres de l’équipe avant l’émission ?

Evidemment, de nom, je connaissais Sylvie Tellier. D’ailleurs je lui ai dit que j’avais voté pour elle à l’élection de Miss France, ça l’a fait rire... Eric Jean-Jean, je l’écoutais sur NRJ quand j’étais jeune. De plus, on avait des connaissances communes. Quandt à Xavier Cousseau j’avais suivi ses exploits dans le journal « l’Equipe ». En ce qui concerne les bénévoles, je les ai rencontré dans le train.

Fort Bavard : Maintenant au niveau de ta prestation, tu as fait une des premières épreuves, la noria...

Conjointement avec Sylvie Tellier.

Fort Bavard : Qu’est-ce qui est le plus difficile ? Pomper ou comprendre l’épreuve...

Voilà ! Le problème, c’est que, quand on rentre dans une cellule, on ne nous explique absolument pas quelles va être l’épreuve. De plus, c’était une nouvelle épreuve et on ne savait pas qui allait être désigné. Quand on arrive à l’intérieur, il y a les caméramans qui sont chargés de filmer l’épreuve, on ne sait pas du tout ce qu’il faut faire, on n’entend pas forcément ce qui se dit à l’extérieur, on nous dit de prendre un couteau, on ne sait pas où il se trouve, il feut faire une gouttière... Une fois qu’on a compris, après, c’est relativement facile. En plus, j’ai regardé l’émission de la semaine dernière avec Tex, qui avait fait la même épreuve et j’ai vu qu’il avait eu beaucoup de mal à pomper l’eau parce qu’effectivement c’est très très très difficile.

Fort Bavard : C’est une épreuve très physique alors ?

Pour pomper l’eau, oui c’est hyper difficile ! J’avais l’impression d’avoir perdu tellement de temps ! L’adrénaline est montée, et je me suis mis à pomper très fort. Elle est physique cette épreuve, mais c’est un tel plaisir de voir Sylvie Tellier se prendre la sauce en essayant de faire la gouttière ! J’ai suivi toutes les émissions depuis le mois de juillet et je crois que Sylvie a été la plus rapide : tout de suite elle a mis la gouttière, elle n’a pas glissé l’eau est bien passée.

Fort Bavard : Dans les émissions qui ont déjà été diffusées et où un candidat faisait cette épreuve, il s’arretait au milieu et avait du mal à repartir, alors que toi tu as pompé un max tout de suite et tu n’as pas eu à reprendre...

C’est très difficile de repartir, une fois que le mécanisme du pompage d’eau est enclenché. Il faut continuer dessus parce que l’eau apporte l’eau, c’est comme un moulin en fait. Et si on l’arrête, il faut recréer le courant. Ca, je l’avais compris donc je ne me suis pas arrêté.

Fort Bavard : Ensuite tu es passé chez le Père-Fouras...

Impressionnant !

Fort Bavard : Et là tu as échoué. Pourquoi, c’était le trac ?

L’énigme qu’il fallait que je trouve c’était « bille » ; il m’a dit : « mon premier peut être en bois », « vous en avez une drôle », alors j’ai dit tête, gueule, marionette, clé... Et d’ailleurs même les camarades qui étaient en bas dans la régie et qui ont regardé m’ont dit « c’était vachement difficile ».

Fort Bavard : Je ne l’ai pas trouvé non plus celle-là si ça peut te rassurer...

Par contre la deuxième était plus facile, quand il fallait trouver « jardin ». Il s’est passé un truc c’est qu’il m’a dit « Mon premier peut-être détenu secrètement », il m’a dit « Mon second peut être d’agrément », ce qui se passe c’est qu’on est tellement impressionné qu’on reste focalisé sur les premières définitions. Et on le voit d’ailleurs quand il me dit que l’indice peut-être symétrique ou à la Française, bien sûr que c’est jardin ! Le problème c’est que je ne l’ai pas entendu, ça ! J’étais focalisé sur les 2 premières et d’ailleurs quand on m’a demandé « c’était quoi la troisième ? », je répond que je ne m’en souviens plus. C’est très impressionnant ! mais ce qu’il faut savoir c’est que le Père-Fouras avant qu’on monte le voir, ll blague, il fait des petites histoires, il dit « Ah, voilà un acteur qui monte, qui monte », on essaye de tout enregistrer tout ça et paf, là Passe-Temps commence à prendre le sable... On est tout de suite dans le truc : c’est plus facile devant sa télé.

Fort Bavard : Après quelques heures de repos arrive l’épreuve de la veille. Combien de temps a duré cette épreuve ?

A peu près 40 minutes !

Fort Bavard : Quelle est la difficulté de l’épreuve ?

Quand on le porte à 2 au départ ça va, mais le système est conçu de telle manière qu’à un moment ou à un autre on a très mal au bras, très mal au dos. Et il faut juste que les copains ne soient pas très loin, parce qu’ils partent se promener sur le Fort. J’étais avec Natacha, la bénévole, mais au moment où ça fait très mal, il faut mieux qu’il y ait quelqu’un à côté pour la reprendre. Il faut toujours quelqu’un à coté au moment où la défaillance va se faire sentir.

Fort Bavard : C’est lourd comme lanterne ?

C’est assez lourd oui, mais c’est surtout le fait de le porter longtemps, parce que c’est assez surélevé, donc on est des fois sur la pointe des pieds, on est courbé, c’est lourd à la longue. Et par rapport à cette épreuve de nuit, il y a quelque chose qui est vraiment extraordinaire, c’est de voir le Fort éclairé la nuit, ça je le souhaite à tout le monde : c’est un vrai décor de cinéma !

Fort Bavard : Le lendemain tu es allé vers les aventures avec l’équipe...

On va se coucher, et on se lève assez tôt, il y a très peu de sommeil. On a été très efficace avec les Maîtres des Ténèbres.

Fort Bavard : On a pu voir que l’équipe n’a pas eu trop de difficultés à vaincre les Maîtres des Ténèbres au conseil.

Ouh la ! Tu as du le voir, d’ailleurs Olivier me l’a fait remarquer : au niveau du verre il allait tomber, et moi je m’étais dit : ça y est, c’est fini pour moi ! Mais je dirais que pour l’épreuve des Maîtres du Temps, il y a quand même un gros facteur « chance » : et là, on a eu de la chance !

Fort Bavard : Quelle heure était-il quand l’équipe a affronté les Maîtres du Temps ?

Il devait être minuit et demi - 1 heure du matin quand même.

Fort Bavard : Le lendemain, c’est les aventures, tu as échoué au Père Fouras tu m’as expliqué précédemment pourquoi, au niveau plus général maintenant : Quelle épreuve aurais-tu aimé faire, et que tu n’as pas faite ?

Je hurlais à la production, à qui voulait l’entendre, je prenais mon micro pour que tout le monde entende bien, je répétais : je veux sauter dans le vide ! Et je crois que le fait de l’avoir dit, ça m’a empêché de le faire ! Un de mes rêves aussi c’était quand même de monter à la vigie chez le Père-Fouras, et on me l’a exaucé 2 fois. Donc ça c’est assez extraordinaire de voir toute la vue, depuis chez le Père-Fouras.

Fort Bavard : Maintenant la même question, mais à l’envers : quelle épreuve redoutais-tu ?

Je ne voulais pas aller faire l’épreuve qu’a endurée Bruno Vandelli.

Fort Bavard : L’épreuve où les asticots te tombent sur la tête ?

Oui, les mouches, tout ça, moi je ne rentrais pas, ce n’étais pas possible.

Fort Bavard : Olivier t’aurais désigné tu ne l’aurais pas faite ?

Si, car on bosse quand même pour une association, et je pense que les enfants pour lesquels on a apporté plus de 13.000€, vivent des choses beaucoup plus difficiles que ce qu’on aurait pu vivre avec des asticots. Mais si j’avais à choisir j’éviterai celle-là la prochaine fois. D’ailleurs, si ça apparait dans l’interview, je suis persuadé que si l’année prochaine je suis réinvité on me mettra dedans, parce qu’à la production de Fort-Boyard, ils enregistrent tout !

Fort Bavard : Tu t’es gentiment moqué à plusieurs reprises de la candidate prisonnière, quand tu as proposé alors qu’elle n’était pas encore libérée, de la faire dormir dans le panier en paille de la cellule dortoir...

Non, j’ai dit une chose, c’est que pour ne pas la dépayser, si elle sort elle dort là !

Fort Bavard : Et après, une fois libérée, tu lui attrapais la jambe sous la table, comment aurais-tu réagi si tu t’étais retrouvé dans les cachots à la place de la prisonnière, avec pour seule compagnie quelques rats ?

Je pense que je leur aurai raconté des histoires !

Fort Bavard : Ce n’est pas ça qui te fait peur ?

Non, non c’est plutôt mignon ! Je me serai amusé. Visuellement, ça n’aurait pas été très drôle pour les télespectateurs, c’était tellement plus beau de voir Séverine sortir du cachot effondrée, en larmes, pleurant dans les bras d’Olivier Minne : c’était formidable !

Fort Bavard : A la fin du jeu, l’équipe a gagné plus de 13.000 € au profit de l’association « Handicap International », quel bilan ferais-tu de cette émission, que dirais-tu si tu avais à résumer ton aventure en une phrase ?

C’est l’histoire d’un comédien de 23 ans, à qui on a donné la chance d’être pendant 2 jours sur le Fort, et j’ai envie de dire que quand j’étais tout petit, on était avec mes 5 frères et soeurs devant la télévision et on hurlait sur les candidats quand ils ne trouvaient pas la réponse du Père-Fouras, on les encourageait... Et là il y avait une chose extraordinaire, c’était qu’on rentrait dans le système, et ça je le souhaite à tout le monde, parce que contrairement à d’autres plateaux télé où on voit l’envers du décor, Fort-Boyard quand on y est, il n’y a pas de trucages : on est dans un Fort, on est dans un vrai décor ! Je pense que c’est ça le plus magique et puis en plus, de savoir qu’on se rend utile, il n’y a même pas à regretter d’y être allé !

Fort Bavard : Ton meilleur souvenir à Fort-Boyard, ce sera...

Mon meilleur souvenir à Fort-Boyard... J’ai envie de dire que c’est quand les pièces sont tombées.

Fort Bavard : C’est un soulagement ?

Là on se dit, bon bah, mission accomplie ! On a réussi, on y est, mais en même temps il y a une espèce de tristesse parce qu’en fait c’est fini, et bon bah moi j’ai envie de dire, à la prochaine fois !

Fort Bavard : Même si vous étiez sûr du mot, à la salle du trésor il n’y avait pas une certaine angoisse tout de même, vous étiez tous confiants ?

On avait suffisament d’indices pour savoir que c’était « cour », entre cassation et les deux autres... Il y a un seul regret c’est quand on est rentré ensuite, on s’est dit que si on avait su on n’aurait pas sacrifié Sylvie Tellier, là on aurait fait, je pense, quasiment le double ! Mais ça vaut toujours le coup de confirmer, mieux vaut prévenir que guérir !

Fort Bavard : Si l’année prochaine on te recontacte pour participer à l’émission ?

Mais je cours ! Je n’hésiterai pas : c’est une formidable aventure !

Fort Bavard : Pour terminer avec ton actualité : tu vas jouer un rôle dans « Lola », diffusé à la rentrée sur France 2...

C’est une série de 10 épisodes de 45 minutes, qui sera diffusée dès la rentrée sur France 2, à 19h00 ça c’est sûr, le week-end, 1 fois par semaine, et ça s’appelle « Lola : qui es-tu, Lola ? ». Parmi les acteurs il y a Blandine Bury, qu’on peut voir dans KD2A, Séverine Ferrer, Alexandra Stewart qui est une grande actrice de théâtre et de cinéma et qui nous a fait le plaisir de nous rejoindre, et moi je suis un des acteurs principaux, je joue le rôle de Stan, un élève sculpteur, le meilleur ami de Lola.

Fort Bavard : Tu as d’autres projets ?

Oui, bien sûr, mais c’est toujours le jeu des comédiens, j’ai plein de projets, qui sont en train de se réaliser, mais rien n’est signé pour l’instant, pour la rentrée, à la télévision et au cinéma, ça va se signer, je pense, dans les semaines à venir.

Fort Bavard : Merci beaucoup et à l’année prochaine peut-être ?

A l’année prochaine avec grand plaisir !


Interview réalisée par Aurélien LECACHEUR. Propos recueillis le 12 août 2003 - Hicham Nazzal a joué dans Lola, qui es tu Lola en septembre 2003 sur « France 2 ».

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