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Interview d’Hicham NAZZAL

« La saison 2007 est hautement plus difficile. Les épreuves se sont corsées, c’est très très physique. »

Publié le dimanche 12 août 2007 par Sébastien FARDET dans la rubrique Interviews 2007.

        

Hicham NAZZAL est né le 15 mars 1979 à Bordeaux. Enfant de la ZEP, 3eme d’une famille ouvrière de six enfants, il est titulaire d’une licence d’Anglais et d’Espagnol qu’il obtint à la Sorbonne Nouvelle, tout en suivant des cours de théâtre qu’il finançait par divers petits boulots. Diplôme en poche, il se lance dans la comédie, gagne la confiance d’un grand agent et décroche en 2002 le rôle guest principal d’un épisode de la série « Navarro », dans lequel il incarnait avec fougue un réfugié Albanais. « Un nouveau venu explose ! » déclara le quotidien Le Parisien - Aujourd’hui en France en félicitant sa performance dans un article qui lui fut consacré. Après une dizaine de téléfilms remarqués, sur toutes les chaînes hertziennes, Hicham a récemment investi le grand écran avec un second rôle dans « Munich » de Steven SPIELBERG, sorti en 2006, dont il doubla en outre un autre personnage en espagnol. En février 2007, dans un nouveau registre, on a pu apprécier sa belle performance en entraîneur de boxe au côté de l’acteur Clovis CORNILLAC dans « Scorpion », bientôt disponible en dvd. Toujours côté ciné, courant 2008, il sera à l’affiche du film « J’ai Rêvé Sous l’Eau ».

Au théâtre, au dernier Festival d’Avignon, en juillet dernier, il tenait le rôle principal d’une pièce Canadienne, « Parfums d’Intimité », de Michel TREMBLAY, pièce remarquée et saluée et qui sera reprise à Paris en septembre puis en tournée en France et dans les pays limitrophes.

Hicham vient de finir mi-août le tournage de la très attendue série de Canal Plus intitulée « La Commune » (8 épisodes écrits par le scénariste du prochain film de Jacques AUDIARD) aux côtés de Tomer SISLEY, l’icône du cinéma espagnol Angela MOLINA ou encore la star Algérienne Biyouna. La diffusion est prévue en décembre.

Enfin, à noter que des prestations remarquées il y a quelques années à la télévision marocaine (en tant qu’animateur) ont fait de Hicham NAZZAL une figure familière du paysage médiatique de l’autre côté de la Méditerranée, où les journaux nationaux lui consacrent de réguliers articles à chacune de ses actus.

Pour tout savoir de son actu, de sa bio, visionner ses coupures de presse et ses photos exclusives de tournage, rendez-vous sur :

www.hichamnazzal.fr

« Hicham dans l’épreuve du chinois »

Fort Bavard : Hicham, connaissiez-vous « Fort Boyard » avant d’y participer pour la première fois déjà en 2003 ?

Hicham NAZZAL : La grande qualité de ce programme estival est d’être une émission familiale, populaire, intelligente et intelligible : toute la famille peut se retrouver devant le poste, frémir devant les petites bestioles, se creuser la tête aux énigmes « pèrefourassienne », être ému par le stress des célébrités et partager la joie face aux Boyards reversés aux associations d’utilité publique. Enfant, je ne ratais pas une seule émission avec mes 5 frères et sœurs dans ma banlieue de Bordeaux. Avec, tapi au fond de ma tête, le rêve d’y participer un jour. Mon métier de comédien a largement exaucé mes rêves : j’ai le privilège aujourd’hui de parler avec vous de ma seconde participation !

Fort Bavard : Comment avez-vous été contacté pour participer à cette aventure la première fois ainsi que cette année ?

HN : Ma première participation remonte à 2003, j’étais alors en pleine promo d’une série télévisée dans lequel je tenais un rôle important. La production m’a contacté et j’ai dit oui sans hésiter ! J’ai alors fait partie, à l’occasion de mes premiers pas dans le Fort, de l’équipe de Sylvie TELLIER (Miss France 2002 et aujourd’hui Présidente du Comité Miss France) et nous avions récolté dans une ambiance joyeuse et bon enfant plus de 14 000 euros reversés à Handicap International. Des années ont passé, ma carrière de comédien s’est enrichie d’expériences formidables : j’ai tourné d’autres nombreux téléfilms, j’ai eu le privilège immense de passer par la caméra de Steven SPIELBERG, j’ai récemment donné la réplique à Clovis CORNILLAC dans « Scorpion » sorti en salle en février, je serai au générique d’une série à venir en décembre sur Canal Plus et d’un autre long métrage sur les écrans en 2008. Quand la production de « Fort Boyard » réfléchissait à une équipe de gais lurons pour composer une équipe « 100% comédiens », mon nom a été proposé... et validé ! Il faut dire que question ambiance, je ne suis pas le dernier à déconner, vous le verrez dans l’émission du 25 août ! Il y a d’ailleurs un fou rire que j’ai eu lors de l’émission qui a bien duré 10 bonnes minutes, vous le verrez...

Fort Bavard : Comment avez-vous été briefé avant l’émission ?

HN : Chantal, la belle Chantal, grande manie tout du programme, nous reçoit avec sa bonne humeur et son humour légendaire dès l’arrivée à la Gare de la Rochelle. Autour d’un copieux déjeuner, entre deux anecdotes (c’est elle que l’on essaye de torturer pour avoir le max d’infos sur les dernières épreuves créées !), elle nous met à l’aise et nous briefe surtout sur les questions de sécurité car les téléspectateurs ne le savent peut-être pas mais de réels dangers existent si l’on ne fait pas un minimum attention !

Fort Bavard : Connaissiez-vous personnellement certains membres de l’équipe avant ?

HN : J’ai tourné avec Emmanuelle BOIDRON il y a 5 ans dans un épisode de la série « Navarro » dans lequel je tenais le rôle guest principal, celui d’un réfugié Albanais. Dans l’épisode, qui a fait un carton lors de sa diffusion, elle tombait amoureuse de moi ! Nous étions ravis de nous retrouver et de faire partie de la même équipe car elle est tout aussi sensible que moi aux questions d’enfance puisque l’Association des Paralysés de France que nous défendions au Fort vient beaucoup en aide aux plus jeunes souffrant d’un handicap. Quant à Shirley BOUSQUET, Cécile BOIS (qui vient de la même ville que moi en banlieue bordelaise, coïncidence découverte sur le Fort !), Jennifer LAURET et Alexandre THIBAULT, ce sont des comédiennes et des comédiens dont j’appréciais déjà le talent et le parcours. Nous avons appris à nous connaître sur le Fort et nous nous sommes tellement bien entendus qu’une idée de série qui nous regrouperait tous ne serait pas incongrue !...

Fort Bavard : Quelle a été votre première impression quand vous avez mis les pieds sur le Fort la première fois ? Et votre impression quand vous y êtes revenu ?

HN : En 2003, j’ai eu l’impression de rentrer dans ma télévision, je vous assure ! Le Fort ressemble à un décor de carton pâte sauf que les épreuves ne sont pas en carton et c’est nous qui finissons à quatre pattes, crevés ! Cette fois-ci, pour ma seconde participation, ça sonnait plutôt pour moi comme des retrouvailles. Un vrai plaisir de retrouver Olivier MINNE et de découvrir la pimpante Anne-Gaëlle RICCIO (au temps de ma première participation officiait la délicieuse Sarah LELOUCH). Quoi qu’il en soit, c’est conscient des enjeux que je rentrais à nouveau dans le Fort : faire une belle émission, rester soudé et solidaire avec l’équipe, offrir une belle image de comédiens qui ne se prennent pas au sérieux, et surtout, surtout, rapporter un maximum d’argent à l’Association APF qui en a tant besoin.

Fort Bavard : Qu’est-ce qui vous a le plus marqué entre 2003 et 2007 au niveau des changements ?

HN : La saison 2007 est hautement plus difficile. Les épreuves se sont corsées, c’est très très physique. Mais en même temps, c’est resté mental et intellectuel : c’est ça la force de ce changement de cap. Regardez l’équipe de Jackson RICHARDSON : les malheureux ont tout gagné côté physique (il n’y avait que des champions de sport) mais se sont ramassé niveau énigmes... Nous on assume d’emblée : on est naze côté physique, pas un pour rattraper l’autre, que des bras cassés, mais on se venge sur le reste ! A découvrir dès 20h50...

Fort Bavard : Y’avait-il des épreuves que vous redoutiez ?

HN : Je ne voulais absolument pas me ridiculiser de nouveau chez le Père Fouras comme cela avait été le cas 4 ans auparavant où j’avais fait chou blanc aux énigmes ! Cette histoire m’a poursuivi sur tous mes tournages de films où l’on se moquait gentiment de moi (c’est vous dire si ceux qui disent qu’ils ne regardent pas « Fort Boyard » le font !) ! Alors quand Olivier MINNE m’a demandé de me rendre de nouveau cette année à la vigie chez le Père Fouras, mon cœur a commencé à battre la chamade et...

Fort Bavard : Et ?

HN : Surprise !

Fort Bavard : Quel personnage vous a le plus marqué sur le Fort ?

HN : Le plus beau personnage du Fort est le Fort lui même. J’ai pu mesurer, dans mes discussions, la fierté des habitants des alentours d’avoir ce monument qui attire autant de visiteurs et qui fait la fierté de la région.

Fort Bavard : Quelles sont les qualités qui vous ont servi sur le Fort ?

HN : L’autodérision ! On est toujours tenté de se dire qu’on peut être ridicule, mal coiffé, pas assez ci, trop cela... Moi, je me fiche de glisser, de marcher les pieds dans la boue, de finir la gueule enfarinée : quand j’ai posé le pied sur le Fort, je suis redevenu un enfant ébloui, parmi d’autres camarades, et tout ce qui m’importait était de rire, de m’amuser, de me battre, et de remplir mon engagement : rapporter le maximum de Boyards pour aider ceux qui souffrent. Et ça vaut bien quelques gadins !

Fort Bavard : Avec votre première expérience de candidat, quelles erreurs ne vouliez-vous pas (re)produire ?

HN : Je ne voulais surtout pas perdre de temps dans la salle du trésor, c’est la clé du succès. Il faut dire que depuis 2003 j’ai eu le temps d’analyser les différentes stratégies des équipes et de me faire ma petite idée, hi hi hi hi !

Fort Bavard : Quelle partie du jeu vous a le plus marqué ?

HN : Etre suspendu à 20 mètres au-dessus de l’eau à l’extérieur du Fort dans une de mes épreuves. Tous les comédiens rêvent d’incarner un jour James Bond, mais on oublie que c’est du cinéma ! Mais là, quand j’y étais, suspendu, accroché à ma corde comme si ma vie en dépendait, j’ai pas fait le malin et j’ai vite oublié James Bond ! J’étais plutôt JamBon tout fripé !

Fort Bavard : Quels souvenirs gardez-vous de cette aventure ?

HN : Le sourire de mes camarades à la fin du jeu lors de la pesée des Boyards...

Fort Bavard : Pouvez-vous nous résumer l’aventure « Fort Boyard » en quelques mots ?

HN : En quelques mots... Alors : « Toujours plus loin, toujours plus haut, toujours plus FOOOOOORT », ça vous rappelle rien ? ;-) Droits d’auteur à Olivier ! Respect !

Fort Bavard : Avez-vous gardé contact avec votre équipe ?

HN : Oui, nous prévoyons d’ailleurs de voir l’émission ensemble, tous dans le même lit en mangeant du pop-corn !

Fort Bavard : Comme on dit toujours : « jamais deux sans trois ». Reviendrez-vous sur le Fort ?

HN : La production m’y a gardé mon rond de serviette et mes pantoufles ! Bien sûr que je reviendrai claquer une bise à Passe-Partout et à ses potes !

Fort Bavard : Quels sont vos projets ?

HN : La sortie bientôt en dvd du film « Scorpion » (de Julien SERI, avec Clovis CORNILLAC) dans lequel je tiens un second rôle de choix, celui d’un entraîneur de boxe très effrayant ! Je viens de finir de jouer tout le mois de juillet sur les planches au Festival d’Avignon dans une pièce Canadienne de Michel TREMBLAY intitulée « Parfums d’Intimité » et qui sera reprise à Paris à la rentrée à l’Espace Comédia. J’ai mis en boîte en août mes dernières scènes dans « La Commune », une série prestigieuse pour Canal Plus avec Tomer SISLEY, Francis RENAUD ou encore l’icône espagnole Angela MOLINA, série dont la première saison sera diffusée au mois de décembre. Et enfin, dès octobre, je termine un long métrage qui sortira en 2008.
Voilà ! Ne me reste plus qu’à vous souhaiter une belle fin d’été, aidez-vous les uns les autres, et une pensée amicale à tous les internautes de fortboyard.net !

Pour suivre son actu : www.hichamnazzal.fr

Dans la même équipe :

  • Retrouvez l’interview d’Emmanuelle BOIDRON à cette adresse : Cliquez ICI !

Interview réalisée par Sébastien FARDET le 10 août 2007 - Un énorme merci à Hicham pour sa disponibilité et sa gentillesse - Merci également à Cécile BOIS, sans qui rien n’aurait été possible -

En collaboration avec : www.hichamnazzal.fr

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