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Interview de Stéphane TRAINEAU (2007)

« Fort Boyard » ? J’ai eu l’impression de ne pas l’avoir quitté depuis 2003" !

Publié le mercredi 27 juin 2007 par Guillaume COMONT - Rédacteur en chef dans la rubrique Interviews 2007.

        

Stéphane Traineau ne vous est pas inconnu. Grand champion de judo, le 23 juin dernier, il montait pour la deuxième fois sur le Fort, mais pour l’occasion en tant que capitaine d’équipe. Retour sur cette aventure avec le principal intéressé qui a accepté de répondre à mes questions.

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© Photo Stéphane Traineau

Fort Bavard : Vous êtes de retour au Fort quatre ans après votre dernière participation (émission du 28 juin 2003) et votre équipe lancera encore la nouvelle saison de Fort Boyard, comme en 2003, satisfait ?

Stéphane Traineau : Oui, je suis assez satisfait ! On dit que la première émission qui lance la saison est toujours une émission particulièrement réussie. Du coup, le fait que nous lançons encore une fois la saison me fait
plaisir.

Fort Bavard : Lors de notre dernière interview, vous nous aviez confié que vous aimeriez bien revenir si c’était avec une équipe tout aussi sympathique, connaissiez-vous déjà quelques-uns de vos camarades avant ce tournage ?

Stéphane Traineau : Je connaissais déjà Alain Chapuis, Thierry Redler et Richard Virenque. Alain habite la même ville que moi et nous nous fréquentons souvent avec nos familles. D’ailleurs, pour l’anecdote, le 30 juin nous allons fêter ensemble et avec une bande de copains les 100 ans de sa maison. Sa femme est comédienne aussi et avec Alain ils forment un duo qui s’appelle les « Toizémoi ». C’est assez drôle ce qu’ils font et actuellement ils jouent « Nos amis les Bobos » au théâtre Melo d’Amélie. C’est à voir, je vous le conseille !

Thierry est un copain que je connais aussi depuis quelques années déjà. Je sais que ça semble invraisemblable, mais il habite à seulement deux kilomètres de chez moi dans une belle maison en pleine campagne. Il a une grande famille et est toujours très occupé à veiller sur tout le monde. Il a cinq enfants, dont au moins deux, des garçons, ont également entamé des carrières de comédiens.

En tant que sportifs Richard et moi nous connaissons depuis longtemps, car nous évoluons dans le milieu sportif, même si j’avoue que le sien ne ressemble pas tellement au mien. Richard est passé il n’y a pas très longtemps au salon du fitness à Paris et nous avons saisi
l’occasion d’échanger par rapport à des projets professionnels de l’un et de l’autre. C’est un type très sympa qui s’est réellement battu aussi bien en tant qu’athlète que par la suite contre le traumatisme qu’il a subi à la suite de son accident !

Je ne connaissais ni Babsi ni Shy’m, mais cela dit, nous nous sommes vraiment bien entendu ! Babsi est autrichienne et pour avoir l’habitude des filles du nord (ma femme est Allemande), je n’ai pas trop eu l’impression de ne pas la connaître. Shy’m est une fille adorable et je trouve qu’elle est très mure pour son âge. Elle nous a bien fait chanter pendant les périodes entre les épreuves !

C’était une équipe soudée et nous nous sommes vraiment bien complétés !

Fort Bavard : En 2003, vous passiez la nuit dans le Fort, cette fois, le tournage s’étale sur une journée, est-ce finalement plus difficile d’enchaîner l’émission à ce rythme ?

Stéphane Traineau : Personnellement, je préfère enchaîner les épreuves les unes après les autres sans trop de temps mort ni de chichi autour. C’est plus motivant et plus sportif, on va jusqu’au bout et tout de suite ! À la fin la fatigue s’est quand même fait ressentir chez tout le monde.

Fort Bavard : Auriez-vous aimé avoir votre revanche sur l’Homme-Fort qui vous avez résisté dans la terrible épreuve du « Cabestan » lors de votre précédente participation ?

Stéphane Traineau : Pas spécialement, car je préfère découvrir d’autres épreuves.

Fort Bavard : Cette fois, vous avez dû affronter le « Ring », l’une des nouvelles épreuves que les journalistes ont qualifiées de très difficiles. Est-ce votre avis ? Quelle était la difficulté majeure de cette épreuve ?

Stéphane Traineau : Je ne l’ai pas trouvé très difficile. Il fallait coordonner la course ainsi que la boxe tout en étant précis. En revanche, puisque vous me dites qu’elle est réputée difficile, je vais suivre comment les autres candidats se débrouillent !

Fort Bavard : Cette année, un nouveau personnage, Le Chinois, a investi le Fort. Comment était l’ambiance lors de cette nouvelle épreuve récurrente qui peut faire perdre un candidat à l’équipe ?

Stéphane Traineau : Sa présence rajoute du piment et un peu de stress, ce qui est plutôt motivant ! Cela dit, en perdant cette épreuve, le pauvre Alain s’est retrouvé en prison puis ses filles n’ont pas dû être contentes en regardant cela à la télé.

Fort Bavard : Parlez-nous un peu de la nouvelle partie du jeu, la « Salle du Cryptogramme », commet s’est-elle déroulée ? Comment avez-vous appréhendé ce nouveau défi ?

Stéphane Traineau : Cette épreuve est une bonne transition vers une épreuve d’équipe. La difficulté était effectivement de vite assimiler le fonctionnement, car il s’agit quand même d’une épreuve relativement intense pour laquelle il faut du temps. De plus, je pense me souvenir que l’eau froide a très vite fatigué Babsi.

Fort Bavard : Vous avez pendant cette nouvelle émission côtoyé un autre grand champion dans sa catégorie, l’ancien coureur cycliste Richard Virenque, avez vous appréciez cette rencontre ?

Stéphane Traineau : Richard et moi nous nous connaissons déjà. Il a y beaucoup de respect
et d’amitié entre nous.

Fort Bavard : D’une manière générale, comment était l’entente avec les autres membres de l’équipe ?

Stéphane Traineau : Énorme !

Fort Bavard : Beaucoup de personnalités disent trouver le Fort petit en le découvrant de l’intérieur, quelle a été votre impression en foulant une seconde fois le pied sur ce géant de pierres ?

Stéphane Traineau : J’ai eu l’impression de ne pas l’avoir quitté depuis 2003. Le Fort donne un genre d’impression de roc qui ne bouge pas, d’éternité en quelque sorte, tout en sachant qu’effectivement très peu de choses changent. Il se trouve que j’ai dîné avec l’un des auteurs du jeu Fort Boyard récemment. Il nous a raconté que le Fort a fait l’objet d’aménagements au départ, mais compte tenu du classement de ce monument, rien de bien important ne pourra être changé !

Fort Bavard : En étant déjà venu vous braver aux épreuves du Fort, pensiez-vous partir avec une longueur d’avance pour votre nouvelle participation, ou, au contraire, étiez-vous encore plus stressé que la première fois ?

Stéphane Traineau : C’est mieux de savoir où on met les pieds et comment l’enregistrement de l’émission se déroule. On s’y prépare puis on est sûrement plus rapidement dans le jeu.

Fort Bavard : Être un sportif avéré rend-il l’aventure Fort Boyard plus aisée ?

Stéphane Traineau : Ça dépend des épreuves : certaines épreuves sont plus physiques, d’autres plus intellectuelles, il faut plus ou moins de mental, tout change à chaque fois. Mais une chose est certaine : nous avons chacun nos phobies et nos points faibles, je parle notamment du vertige, de la peur des animaux tels que les insectes, les scorpions, les rats, les araignées et puis, last but not least, les serpents !!Je parle en connaissance de cause puisque pour moi c’était la pire épreuve qui existe sur le Fort. J’ai une peur presque incontrôlable en face de ce genre d’animal et j’ai vraiment eu peu pendant l’épreuve. Mais lorsqu’on sait que c’est à notre tour et qu’il faut continuer à trouver des clés pour la réussite du groupe, on arrive à se surpasser !

Je ne sais donc pas si le fait d’être un sportif nous aide vraiment dans ces cas...

Fort Bavard : Quelles épreuves et aventures ne vous ont jamais été proposées, mais que vous voudriez vraiment faire ?

Stéphane Traineau : Les épreuves de plongée, clairement !

Fort Bavard : À l’inverse, quelle est l’épreuve qui vous effraye le plus ?

Stéphane Traineau : C’est bon, c’est fait : les serpents !

Fort Bavard : L’épreuve la plus difficile de Fort Boyard porte le nom du « Manolier », il s’agit en fait de s’accrocher en hauteur à un pédalier pour avancer à la seule force des bras. Ça vous tente ?

Stéphane Traineau : Pourquoi pas, mais cette fois-ci la production connaissait mon souci : il y a quelque semaines seulement je me suis fait opérer d’une épaule à la suite d’une acromioclaviculaire. Mon kiné Pascal Kim m’a mis en garde puisque je venais seulement de récupérer l’utilisation de mon épaule. C’était vraiment osé de participer dans ces conditions à Fort Boyard, mais je suis un peu fou parfois. En revanche, j’ai dû mettre la production au courant, bien sûr.

Fort Bavard : Etes-vous resté proche des membres de votre précédente équipe (Ingrid Chauvin, Alexandre Devoise...) ? Les avez-vous revus ?

Stéphane Traineau : Je suis très ami avec Alexandre avec lequel je suis resté en contact.
Nous nous fréquentons avec nos familles en dehors du cadre
professionnel.

Fort Bavard : Pensez-vous aussi rester en contact avec vos nouveaux coéquipiers ?

Stéphane Traineau : Oui, j’espère bien, car nous avons vraiment sympathisé ! De toute façon, pour Alain, Thierry et Richard on va continuer à se suivre tout simplement.

Fort Bavard : Si vous pouviez résumer l’aventure que vous venez de vivre en trois mots, lesquels choisiriez-vous ?

Stéphane Traineau : Émotion, équipe, plaisir.

Fort Bavard : On dit familièrement « jamais deux sans trois » ! Prêt à revenir dans trois-quatre ans ?

Stéphane Traineau : Oui, pourquoi pas !

Fort Bavard : Enfin, où votre carrière de judoka en est-elle ? Quels sont vos prochains rendez-vous sportifs à ne pas manquer ?

Stéphane Traineau : J’ai arrêté ma carrière de sportif de haut niveau en 2000 après les JO de Sydney avec une deuxième médaille de bronze. À la suite, je suis resté quelques années dans l’encadrement des équipes de France de judo avant de remettre mon Kimono à 39 ans, en janvier 2006, pour devenir à nouveau, et après 5 ans d’absence, Champion de France ! C’était pas mal cette histoire, même si c’était un pari un peu fou !

Aujourd’hui, je suis Directeur général du Groupe de Fitness « Vit Halles » dont le P.D.G. est Alain Barasz, un ancien judoka lui aussi.

Par ailleurs, je donne un coup de main pour l’agence de communication de ma femme, Carré final, puis je suis en train de monter une association qui vise à aider et à conseiller les jeunes sportifs. La demande s’est fait ressentir, car de plus en plus de jeunes athlètes tous sports confondus me sollicitent pour que je puisse les aider.

Je suis en train de m’organiser pour répondre à la demande.


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Interview réalisée par Guillaume COMONT - Merci à Stéphane Traineau pour sa disponibilité.

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