Mise en page 1

Interview double de MORGAN et WLADIMIR (équipe n°11)

« Je suis certain que mon père aurait été à la hauteur de la performance des Vétérans ! » (Morgan)
« Je me suis présenté au casting avec un poids de 2,5 kilogrammes ! » (Wladimir)

Publié le mardi 17 août 2010 par Guillaume COMONT - Rédacteur en chef dans la rubrique Interviews 2010.

        

Première énigme : il est grand, il est fort, il adore la nature, et pour cause il chasse et il pêche… Qui est-il ? Wladimir bien sûr !

Deuxième énigme : il est agile, souple, rapide et déterminé. Son métier est celui de pompier. Qui est-il ? Vous aurez bien entendu reconnu le sportif Morgan !

Fort Bavard a réalisé cette fois un entretien sous la forme d’une interview double. Nos deux graines de champions de l’équipe Cuivre n°11 reviennent sur leur aventure au sein du Vaisseau de pierre, sur les joies et les émotions qui ont été les leurs à Fort Boyard. Révélations.

Fort Bavard : Quel a été, selon vous, l’élément déclencheur qui a fait que l’on vous a choisi pour être l’un des 52 candidats du jeu cette saison ?

Morgan : Quand j’ai vu la bande-annonce à la télé, j’ai tout de suite su que cette aventure était faite pour moi. J’ai pris ma plus belle plume et j’ai écrit ma lettre de motivation et rempli mon dossier de candidature. J’ai tout d’abord mis en avant que j’avais grandi au contact du Fort, car je suis originaire de La Rochelle. Ensuite je leur ai signalé que j’étais le fils de deux anciens candidats du jeu, en 1990. Enfin je leur ai raconté mon passage dans le jeu télévisé, « Les mondes fantastiques » (1994), animé à l’époque par Olivier Minne. Quelques semaines plus tard, j’ai reçu un appel de la production pour un entretien téléphonique. Il fallait tout simplement la convaincre en moins de 30 secondes. Là je me souviens avoir dit à mon interlocuteur : « Ok, je vais vous chanter une chanson, « Le chasseur » de Michel Delpech. Le lendemain j’étais convoqué pour le casting à Paris, à croire que mes piètres talents de chanteur ont été efficaces ! Enfin, pour le casting, je suis arrivé au studio d’Adventure Line Productions et là tout le monde a été très sympathique avec moi. On m’a offert un café, des bonbons, on m’a pris en photo. J’ai alors lancé un « c’est bon, j’e suis pris ? ». Eh bien non, avant ça, il fallait effectuer quelques tests : équilibre sur un parcours de rondins, flexions, tests de logique et énigmes du Père Fouras et enfin un entretien devant un jury et une caméra. Les questions ont fusé dans tous les sens et à la fin ils m’ont demandé de les surprendre. À ce moment-là, je sors mon portable et sélectionne la musique de Rabby Jacob et je me lance dans la plus connue des danses de Louis de Funès… j’ai vraiment pris mon pied. Je pense avoir montré ma vraie personnalité, mis en avant mes qualités et mes défauts tout en restant calme, motivé et souriant. Trois semaines plus tard, j’ai reçu un ultime coup de téléphone de la production et c’était dans la poche !

Wladimir : Un de mes amis est à l’origine de l’inscription. Ayant vu la bande-annonce pour s’inscrire, il a envoyé un mail à dix de ses amis et j’en faisais partie. Sur les dix, je suis le seul qui ait répondu et on a réalisé le dossier et les photos ensemble. Je lui dois tout de ma participation. Je pense que ce qui a pesé dans la balance c’est le fait que je sois très sportif et fort physiquement. De plus, lors du casting et des différents appels que j’ai reçus (trois au total), j’ai toujours eu un bon contact avec les personnes qui m’ont appelé et reçu à Boulogne. Lors du test écrit, j’ai complètement raté l’exercice et je ne savais pas qu’il y avait un temps à respecter. Cependant, face à la caméra, j’ai tout donné, j’étais très a l’aise et j’ai ressenti de bonnes ondes. J’ai essayé de me montrer sous mon jour le plus favorable, de prouver que j’étais le candidat idéal pour ce jeu. Pour résumé, je suis toujours resté souriant, convivial, déterminé et blagueur.

Fort Bavard : Regardiez-vous Fort Boyard ces dernières années ?

Wladimir : Je regarde Fort Boyard depuis ma plus tendre enfance. Pour moi, et certainement pour beaucoup d’autres, c’était un rêve d’enfant que d’y participer. J’ai enfin pu exaucer ce rêve. On apprend dans ce jeu à se surpasser, cela reflète bien les valeurs du sport. Puis c’est tout un environnement. Il y a plusieurs étapes : les clés, les indices, les Maîtres des Ténèbres, le Père Fouras, la Salle du Trésor…

Morgan : Depuis 2001, Fort Boyard n’était plus, pour moi, l’émission culte que je regardais au début des années 1990. Trop de déjà vu, trop de célébrités, plus de suspense, bref la flamme s’était éteinte. Et puis à 17-18 ans le samedi soir, on commence à sortir...

Fort Bavard : Morgan, vos parents ont participé au jeu en 1990. Comment vos parents ont-ils réagi en apprenant votre sélection ?

Morgan : Comme je viens de le dire, en 2001, la petite flamme s’était éteinte, mais lorsque j’ai appris que le jeu revenait aux anonymes, je me suis dit que c’était le moment de mettre à l’épreuve mes qualités de sportif et d’essayer de faire aussi bien, voire mieux, que mes parents. Ils étaient forcement très heureux que leur fiston prenne la relève 20 ans plus tard.

Fort Bavard : D’ailleurs, pourquoi la production n’a-t-elle pas invité également votre père à se joindre aux Vétérans, puisqu’il avait déjà fait équipe avec Lydia en 1990 ?

Morgan : Cette année les équipes sont composées de deux hommes et de deux femmes. Je pense que la production a choisi Lydia et Didier, car ils ont une véritable histoire puisqu’ils se sont rencontrés sur le Fort et 20 ans après ils sont toujours ensemble ! Quant à Alain et Anne-Marie, ils ont marqué les esprits de l’époque. Cependant, je suis certain que mon père aurait été à la hauteur de la performance des champions. Mais la production a dû nécessairement faire un choix et il s’est porté sur ces quatre candidats.

Fort Bavard : Les tournages se sont étendus sur une semaine complète. L’attente n’a-t-elle pas été trop longue pour vous et votre équipe ?

Morgan : Arrivés sur l’île d’Aix nous n’avions qu’une hâte : partir à l’assaut du Fort. Mais le tirage au sort en a décidé autrement, il a fallu attendre six jours. Au début nous étions déçus et avec du recul je me rends compte que cette attente nous a permis de mieux nous connaitre, c’est ce qui a surement fait notre force. Pendant une semaine j’avais tout simplement l’impression d’avoir 14 ans et d’être en colonie avec une belle bande de copains.

Wladimir : C’est sur que l’attente a été particulièrement lourde, surtout lorsque vous voyez les autres revenir. Chaque jour, lors du tirage au sort, on espérait que ce serait enfin à nous. On aurait aimé être tirés à partir de la troisième émission, ça aurait été l’idéal.

Fort Bavard : Pendant que vous attendiez votre tour, à quoi occupiez-vous vos journées ?

Wladimir : Sur l’île, on ne peut pas tourner en rond : entre les activités culturelles et sportives, les rencontres avec les autres équipes et surtout avec ses camarades de jeu, l’entrainement sportif et les énigmes du Père Fouras, l’ennui n’est pas du tout présent. Sans compter que l’île offre plein de richesses qui n’attendent qu’à être découvertes !

Morgan : Je ne vous cache pas que d’une équipe à l’autre les stratégies de chacun se mettaient en place. On s’interrogeait pour savoir notamment qui pourrait aller dans les serpents, qui serait à même de répondre correctement aux énigmes… Mais nous passions la plus grande partie de nos journées à faire du sport, des ballades en vélo, à aller sur plage, dans des musées, à manger des huitres et même à faire quelques parties de « balle au prisonnier ».

Fort Bavard : Votre équipe est sans aucun doute la plus complémentaire des douze équipes venues affronter les Vétérans. Pourriez-vous attribuer une seule qualité à chacun de vos camarades de jeu (Morgan, Murielle et Anne-Cécile) ?

Morgan : Difficile pour moi de répondre, car je leur ai découvert tellement de qualités ! Wladimir est une force de la nature, l’ami des bêtes tandis qu’Anne-Cécile est agile et calée en énigmes. Murielle, enfin, nous a apporté sa connaissance des épreuves et sa sagesse.

Wladimir : Je dirais après coup qu’avoir joué si tardivement nous a permis de nous rapprocher et de réellement nous connaître. C’est une force par rapport aux premières équipes. On est complémentaires, car chacun a eu un rôle à jouer sur le Fort : Morgan est le performeur de l’équipe, il est le meilleur dans toutes les épreuves les plus physiques. Anne-Cécile est la plus cérébrale de l’équipe. On s’était entraîné aux énigmes du Père Fouras et c’était sans hésitation la meilleure. Quant à Muriel est une battante, elle ne baisse jamais les bras. Elle ne se démotive pas, au contraire elle nous pousse à nous dépasser.

Fort Bavard : Personnellement, que pensez-vous avoir apporté à votre équipe ?

Wladimir : Sur le Fort comme en dehors, je pense apporter des qualités relationnelles. Je suis toujours à l’écoute, patient et déterminé. J’ai eu un peu le rôle d’un manager dans cette équipe. Pour les cadenas, je suis calme, ce qui est une force pour les ouvrir sans paniquer.

Morgan : Je pense avoir apporté à mon équipe mon esprit de cohésion et de compétition, mes valeurs sportives et mon enthousiasme. Je leur ai aussi répété de ne jamais rien lâcher même dans les moments difficiles.

Fort Bavard : Lors de l’émission du 7 août, votre équipe a bénéficié de la maladresse des candidats de l’équipe adverse, qui ne parvenaient pas à ouvrir assez vite leurs cadenas. Sportivement, Morgan a été battu par Wendy (Titane) à deux reprises, mais stratégiquement vous avez été plus forts. Pour remporter ce Fort Boyard 2010, est-il nécessaire d’être un bon stratège ?

Morgan : Oui, dans cette nouvelle formule de Fort Boyard c’est essentiel. Il faut savoir prendre les bonnes décisions au bon moment. Concernant les deux duels, nous nous étions concertés pour que je fasse ce genre d’épreuves (qui demande de « l’explosivité ») et que Wladimir serait le « seul » à manipuler le cadenas (chose qu’il a parfaitement réussie). Par ailleurs, Murielle n’a participé à aucune épreuve lors de la première phase. Nous étions tous désolés pour elle, mais nous avons malheureusement privilégié la victoire plutôt que la participation, car la majorité des épreuves ou des duels, qui nous étaient proposés, demandaient une certaine force physique. C’était un risque à prendre et cela a payé.

Wladimir : C’est sûr que Fort Boyard est une compétition et qu’il faut savoir être un bon stratège. J’ai eu la chance de bien mener ma mission et d’ouvrir les cadenas sans problème par rapport à l’autre équipe. Si on fait le compte des clés, sans ces deux clés, on aurait dû les affronter dans le Relai arbalète et ça aurait pu tout changer. Quant à Wendy, il a été un adversaire redoutable, il l’a montré. Je suis désolé pour lui, car il méritait de continuer. Quand une personne se loupe au cadenas, il faut qu’en équipe vous décidiez de mettre quelqu’un d’autre. Or, ils s’y sont mis à deux et je peux donc comprendre la déception légitime de Wendy.

Fort Bavard : Avec Anne-Cécile et Morgan, vous avez réussi assez rapidement l’épreuve dite des Perches (rebaptisée Morpion par Olivier). Quel a été le plus dur pour vous dans cette épreuve ?

Wladimir : Muriel n’a pas participé à cette épreuve, mais elle nous a coachés, car elle la connaissait. Elle savait pertinemment qu’il fallait que Morgan et moi soyons de la partie. Il fallait aussi une personne légère pour pouvoir la soulever et on a décidé d’un commun accord que ça serait Anne-Cécile. Me concernant, j’ai eu beaucoup de mal dans cette épreuve, j’ai vite ressenti que je pesais lourd. Certes, je suis musclé, mais c’est surtout grâce aux encouragements de mon équipe que j’ai réussi à grimper, car ils m’attendaient pour valider la ligne. J’étais complètement épuisé, je ne sentais plus mes bras. J’ai soulevé Anne-Cécile comme au rugby pour la mettre le plus haut possible sur la perche.

Fort Bavard : Dans les serpents, vous avez su garder votre calme et votre sang-froid malgré l’agressivité assez marquée des congénères. Quelle est votre recette ? Êtes-vous familier de ce genre d’animaux ?

Wladimir : Lorsque l’on est arrivé devant l’épreuve, j’ai tout de suite su que c’était l’épreuve des serpents. Avant d’arriver sur le Fort, au bord de la plage, je plaisantais tout le temps en essayant de pêcher des crabes pour les mettre sur les candidats, ça me faisait marrer et eux aussi. Je leur ai dit que je venais du Lot-et-Garonne et que j’étais un amoureux de la nature… Mon équipe m’a donc ressorti en plaisantant que j’étais l’homme de la nature et que cette épreuve était faite pour moi. Après coup, je me suis dit que je n’aurais pas dû faire le malin sur la plage avec les crabes, et n’aurais pas dû divulguer le fait que j’étais un amoureux de la nature. J’étais toutefois déterminé à la faire. Pour l’équipe, il fallait se surpasser. Quand je suis entré dans la fosse, j’étais résolu, même si l’endroit était tout petit et hostile. J’ai pris certains gros serpents et là j’ai trouvé une partie du code. Ça m’a motivé pour continuer. Mais par la suite, j’ai eu du mal à sortir le serpent de l’ouverture et je commençais légèrement à paniquer. Les petits serpents étaient vraiment excités et je me suis même fait piquer à deux reprises. Je n’avais jamais vu auparavant ce type de serpents vert fluorescent. Ça m’a refroidi, j’étais un peu paralysé, mais il fallait que je remette au plus vite ma main.

Fort Bavard : En revanche, dans la seconde manche, vous sembliez complètement perdu dans l’épreuve du Bizutage face à Adrien. Votre taille était pourtant un avantage pour atteindre les boîtes en hauteur. Que vous est-il arrivé ?

Wladimir : C’est vrai que sur le moment je suis parti rapidement, je me suis installé et j’ai essayé de déverrouiller les cases. Mais je suis complètement passé à côté de cette épreuve. À la télévision, j’ai compris mon erreur, mais pas sur le coup. C’est pourquoi, à la fin de l’épreuve, on me voit désorienté, ne sachant plus quoi faire.

Fort Bavard : Vous avez de très grands bras. Pensez-vous que cela ait pu aider votre équipe à collecter la plus grosse quantité de boyards de la saison ?

Wladimir : Pour la Salle du Trésor, c’est vrai qu’avoir de gros bras est un avantage, c’est indéniable. Je savais que j’allais réellement bien les aider, car j’ai pu en amasser vraiment beaucoup de pièces. Après cette première victoire, les concurrents m’ont dit que c’était un gros avantage d’y être entré avec moi. Mais de son côté Morgan a fait aussi beaucoup d’allers-retours.

Fort Bavard : Morgan, de votre côté, vous avez réalisé l’épreuve de la Chaise instable. Êtes-vous plus à l’aise dans l’eau ou dans les airs ?

Morgan : « La Chaise instable » fut certainement l’épreuve la plus sensationnelle que j’ai effectuée sur le Fort. Il s’agit d’avancer une poutre à plus de 20 mètres de hauteur et pas plus large qu’un paquet de cigarettes. Il règne un silence de mort dans le Fort, il faut stabiliser la chaise, se mettre en équilibre dessus, bloquer sa respiration et, enfin, s’élancer dans le vide pour venir s’agripper au trapèze. Je suis parvenu à libérer le code. Et a attrapé la cinquième clé. C’était magique. J’ai pu laisser exploser ma joie et entamer, avec mes coéquipiers, notre cri de guerre. C’est vrai qu’ordinairement je suis plus à l’aise dans l’eau, car je pratique le triathlon et des sports nautiques, mais à ce moment-là je me suis senti être le « roi des airs ».

Fort Bavard : Le fait d’être pompier vous a-t-il aidé à réussir l’épreuve de l’Aimant proposant un parcours du combattant en hauteur ?

Morgan : Être pompier ne requiert pas toutes les qualités et il est rare que je me déplace de cette façon en intervention. Mais effectivement, c’est le genre d’épreuve qui demande du sang froid, de la force et de l’équilibre. Je suis très heureux d’être rentré dans cette cellule.

Fort Bavard : Wladimir, dans l’émission du 14 août, on vous a vu dans l’épreuve des Bascules magyares avec Murielle. Vous propulsiez les boulets beaucoup trop loin des cibles mouvantes. Étiez-vous le candidat adéquat pour cette épreuve ? Que vous a-t-il manqué ?

Wladimir : Dans cette épreuve, il faut savoir que chaque boulet a un poids différent. Le premier lancé était trop court, le deuxième trop fort et le troisième est passé tout proche de la case adverse. Quant au quatrième, il était bien au-dessus. Je n’ai pas réussi à bien jauger ma puissance.

Fort Bavard : Vous avez remarquablement affronté Frédéric dans le duel des Poids de la Salle des Maîtres. Pourquoi était-ce pour vous un « rêve de gosse » ? Vous étiez-vous entraîné spécialement à ce duel ?

Wladimir : J’ai fait presque dix ans de rugby, j’ai un physique imposant. Je me suis présenté au casting avec un poids de 2,5 kilogrammes, car il fallait venir devant la caméra avec un objet. C’est en pensant à cette épreuve que je suis venu avec mon poids. Je souhaitais absolument faire ce duel s’il se présentait ! Je me suis entraîné chez moi, mais avec un poids de 2,5 kilogrammes seulement alors que celui du Fort en fait 5. Je me suis surpassé, mais ce fut vraiment épuisant sachant que mon adversaire et moi avions déjà réalisé des épreuves au cours de la journée.

Fort Bavard : Quant à vous Morgan, lors de cette nouvelle émission, vous avez perdu le duel de la Varappe, car vous avez chuté. Est-ce que l’on vous a précisé, avant de commencer l’épreuve, que toute chute est éliminatoire ?

Morgan : En effet, la consigne ne m’avait pas été donnée comme telle. Donc durant mon ascension, j’ai tenté un saut, un peu périlleux il est vrai, pour distancer davantage mon adversaire. Je suis tombé, me suis raccroché au mur et je suis parvenu tout de même à décrocher la cartouche en premier. Mais de retour à terre, Olivier m’a déclaré perdant. Il est évident que je n’aurais pas pris autant de risques si on m’avait dit que la chute était éliminatoire. Mais j’accepte la défaite et félicite mon adversaire, et copain, Sébastien, qui a fait une ascension plus prudente et plus efficace que la mienne.

Fort Bavard : En fin de deuxième manche, vous vous êtes collé à une autre petite varappe dans le « Mal de mur ». Quelle est la principale difficulté de cette épreuve ?

Morgan : En fait, le mur bouge en fonction de notre position sur celui-ci (de gauche à droite) et les prises du mur sont également mobiles. Il m’a donc fallu plusieurs essais avant de parvenir au but.

Fort Bavard : Votre équipe s’est qualifiée pour la Finale du 21 août. Pensiez-vous y parvenir avec autant de facilité (votre équipe a remporté la plus grosse quantité de boyards de la saison) ?

Wladimir : À chaque moment, nous étions toujours unis et solidaires. À chaque échec, on se relevait immédiatement et dès qu’un membre de l’équipe faiblissait, un autre prenait la relève. J’ai adoré faire cette aventure avec eux. Toutefois, rien n’a été simple. On a galéré à chaque instant pour avancer. Physiquement ça devenait très difficile, même si chacun d’entre nous était déterminé. Pour la deuxième Salle du Trésor, nous étions forcément bien organisés et cela nous a permis d’atteindre la Finale.

Morgan : Notre objectif premier en arrivant sur le Fort était de « toucher » les boyards. Notre beau parcours du 7 aout nous a permis d’accéder à la Salle du Trésor, mais à aucun moment nous ne pensions en amasser autant. C’est la rage et la motivation de notre équipe qui a permis d’obtenir une aussi belle récolte (20,400 kilogrammes de boyards). Je suis vraiment fier de ma belle équipe.

Fort Bavard : En Finale, il est probable que vous affrontiez l’équipe historique composée d’Alain, Didier, Anne-Marie et Lydia, qui ont forcé l’admiration des fans de l’émission par leurs exploits et records dans les épreuves les plus difficiles du jeu. Quel regard portez-vous sur ces « vétérans » ?

Wladimir : C’est sûr que chaque jour on les voyait revenir victorieux. Forcément, ils nous faisaient tous un peu peur. Alain est une personne qui pourrait faire Fort Boyard à lui tout seul, c’est un guerrier. C’est sans conteste l’homme fort de cette édition.
Le couple Lydia-Didier est très sympathique et fair-play, mais physiquement, ils sont moins forts qu’Alain. Anne-Marie et Alain sont venus pour la gagne et on l’a senti d’entrée de jeu.
Ne manquez pas la Finale pour savoir si ce que tout le monde attend va se produire…

Morgan : Sur l’île d’Aix, j’étais déçu de voir les anciens autant en retrait du reste du groupe. Nous n’avons pratiquement rien partagé ensemble et du coup nous nous faisions une mauvaise opinion d’eux. Sur le Fort, c’était différent et je tiens à saluer les prouesses sportives qu’ils ont réalisées. Mais c’est surtout à Alain que je tire mon chapeau ! C’est vraiment une machine de guerre et je reste abasourdi face à ses capacités physiques. Je signe tout de suite pour être aussi en forme que lui à 52 ans (l’âge d’Alain N.D.L.R.). En revanche, être physique c’est une chose, mais pour être admiré et respecté des autres, il faut savoir garder une certaine humilité et surtout être fair-play. Et je crois qu’Alain et Anne-Marie n’en ont pas trop saisi le sens (le sens de ce passage s’éclairera le 21 août prochain).

Fort Bavard : Si votre équipe remporte la grande Finale du 21 août, chacun des membres empochera la coquette somme de 17 500 €. Avez-vous des projets en vue ?

Morgan : En tant que futur papa rénovant une maison, cette somme pourrait éventuellement me servir à parfaire le nid douillet de ma petite famille. Et pourquoi pas à contribuer à l’achat d’un nouveau vélo de course, mais pour ça, il me faudra négocier avec Madame !

Wladimir : On a tous des projets dans la vie. Pour commencer, sur mes gains de la première victoire, je donne une petite partie au Don du Sang de Mérignac et à BlueEnergy (La mission de BlueEnergy est d’améliorer les conditions de vie des populations isolées en développant énergies renouvelables et services de base associés, dans une approche globale N.D.L.R ), l’ONG qu’Anne-Cécile tente de promouvoir et de développer en France. De son côté, elle a reversé l’intégralité de ses gains à cette Organisation non gouvernementale, un acte rare et remarquable. Le reste me permettra de me balader lors de mes prochaines vacances. Si je venais à gagner la grande finale, j’investirai dans l’immobilier.

Fort Bavard : Prêt à retenter l’aventure dans 20 ans comme les vétérans de cette année ?

Wladimir : Je suis prêt à retenter l’aventure dès demain et même à tester toutes les nouvelles épreuves sans aucun problème ! Fort Boyard est gravé en moi à vie. Cela m’a permis, au travers d’un jeu éprouvant, de découvrir de vrais amis. Je le répète : Fort Boyard c’est une grande famille, car on se revoit tous de temps en temps. Dans le passé, j’ai postulé à Koh Lanta (ce jeu est également produit par Adventure Line Productions N.D.L.R.) sans jamais être retenu. À présent, je suis déterminé à me présenter, au moins cela me permettra de perdre les dix kilogrammes qui ne m’ont pas permis de faire l’épreuve de la Chaise instable sur le Fort ! C’est une émission qui me correspond sans doute encore plus que Fort Boyard.

Morgan : Et pourquoi pas chaque année ? J’en veux encore ;-)

Fort Bavard : Allez, pour le plaisir, un petit cri de guerre ?

Morgan & Wladimir : Saga Fort Boyard, à nous les Boyards, saga Fort Boyard à nous la victoireeeeeeeeeee !

Wladimir : Si cela peut relancer Yannick Noah… ;-)


Interviews réalisées par Guillaume COMONT.

Photos : © France 2 / Gilles SCARELLA / Wladimir de MALET

Laisser un commentaire




Fort Bavard est un site propulsé par SPIP 3.0.17
Statistiques par et Google Analytics