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Interviews – Spécial Lutteuses : M. Etchecopar (2012-2013), F. Lubereilh (2011) et S. Manquest (1997)

Trois lutteuses reviennent sur leur aventure à Fort Boyard

Publié le vendredi 9 août 2013 par Guillaume COMONT - Rédacteur en chef dans la rubrique Interviews 2013.

        

Personnage historique s’il en est, la Lutteuse est présente sur le Fort depuis la création du jeu en 1990. Si le personnage a disparu plusieurs fois (en 2000, en 2007-2010), il est toujours revenu pour le plus grand plaisir des fans et des fidèles de l’émission, qui affectionnent tout particulièrement l’épreuve de la Lutte dans la boue. Petite nouveauté cette année : Lady Boo fait parfois équipe avec son pendant masculin Mister Boo. Dans cet article, vous retrouverez trois interviews : une interview double de Mayenne Etchecopar et Fabienne Lubereilh et une interview de Sylvie Manquest, la Lutteuse du Fort en 1997, que Fort Bavard a retrouvé et interrogé. Bonne lecture !

QUAND LES DEUX LADY BOO PARLENT DE LEUR AVENTURE À BOYARD (INTERVIEW CROISÉE)

Fort Bavard : Comment avez-vous été recrutée pour jouer le personnage de la Lady Boo ?

Mayanne Etchecopar : À la salle de sport que je fréquente il y avait une annonce pour un casting, sans trop savoir de quoi il s’agissait mon ami m’a convaincu de tenter ma chance ! Et c’est à partir de là que la production a pris contact avec moi.

Fabienne Lubereilh : C’est à travers une annonce à la radio que j’ai appris dans un premier temps qu’ils recherchaient une lutteuse pour Fort Boyard. C’est en cherchant sur internet que j’en ai eu confirmation, j’ai donc postulé par curriculum vitae et photos à l’adresse mail indiquée. Puis le soir même la production m’a appelée et m’a fixée un rendez-vous pour le casting quelques jours après.

Fort Bavard : Quels étaient les critères de la production pour sélectionner l’actrice qui jouerait ce personnage ?

Fabienne Lubereilh : Il fallait que la lutteuse ait de préférence une expérience dans un sport de combat, entre 25 et 30 ans, mesure 1m65 au minimum. Ils notaient la technique et notre capacité d’adaptation à la caméra.

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Mayanne Etchecopar : La production recherchait une personne de taille moyenne un peu costaud et surtout qui savait se défendre.

Fort Bavard : Avez-vous passé un casting avec d’autres prétendantes ?

Mayanne Etchecopar : La production m’a convoquée sur la plage de Fouras avec une dizaine d’autres jeunes femmes pour un genre de « mise en situation » afin de déterminer qui elle allait garder.

Fabienne Lubereilh : Le casting s’est déroulé sur la plage de Fouras, nous étions une dizaine à peu près… on devait être à tour de rôle candidate et lutteuse. Nous avons combattu entre nous. C’était mon premier casting et j’ai passé un super moment !

Fort Bavard : Pourquoi avoir décidé de participer à un jeu télévisé ?

Fabienne Lubereilh : C’était l’occasion de réaliser un rêve d’enfant : intégrer le Fort. Je pouvais correspondre plus ou moins aux critères de sélection, je n’ai donc pas hésité à postuler.

Mayanne Etchecopar : Pour l’expérience incroyable d’aller sur le Fort et de pouvoir voir comment tout se passe.

Fort Bavard : Connaissiez-vous l’émission avant de l’intégrer ?

Mayanne Etchecopar : Oui bien sûr ! Je regardais lorsque j’étais petite.

Fabienne Lubereilh : Bien sûr, j’ai grandi avec l’émission !

Fort Bavard : Quel regard portiez-vous sur cette épreuve quand vous regardiez le jeu ?

Fabienne Lubereilh : La lutte dans la boue était mon épreuve préférée, déjà judokate à l’époque j’espérais secrètement un jour remplacer la Lutteuse !

Mayanne Etchecopar : La lutte dans la boue était l’une de mes épreuves préférées ! C’était vraiment « la » cellule que j’attendais ! J’admirais vraiment la Lutteuse.

Fort Bavard : Qu’avez-vous ressenti en franchissant pour la première fois l’entrée du Fort ?

Mayanne Etchecopar : C’était génial, j’en ai pris plein les yeux ! J’étais vraiment émerveillée. Je n’aurais jamais imaginé me retrouver là-bas un jour !

Fabienne Lubereilh : J’ai été très impressionnée lorsque j’ai posé le pied pour la première fois sur le Fort, je me suis dit « waouh j’y suis ! », C’était très émouvant et excitant à la fois.

Fort Bavard : Qu’est-ce qui vous a séduit dans le personnage de Lady Boo ?

Fabienne Lubereilh : Etre un personnage du Fort est déjà très flatteur, ce qui m’a séduit c’était de défendre d’une certaine manière le vaisseau de pierre mais également d’interpréter un personnage mystérieux que certaines candidates craignaient de rencontrer !

Mayanne Etchecopar : Son côté un peu « féroce », je suis quelqu’un d’assez réservée dans la vie et je dois avouer que c’est un bon défouloir !

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Fort Bavard : Le rôle de Lady Boo est-il un rôle de composition pour vous ?

Mayanne Etchecopar : Oui et non ! Car je ne suis pas du genre à chercher la bagarre bien au contraire, mais c’est vrai que si j’ai quelque chose ou quelqu’un à défendre il ne faut pas me chercher !

Fabienne Lubereilh : Je suis une sportive qui a un esprit combatif et ma soif de me mesurer à des adversaires de renom convenait parfaitement à mon état d’esprit.

Fort Bavard : Est-ce difficile d’incarner un tel personnage ? Avez-vous rencontré des difficultés ?

Fabienne Lubereilh : Les premiers jours, il a fallu que je trouve mes marques mais je me suis très vite approprié le personnage.

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Mayanne Etchecopar : Je ne trouve pas que ce soit un personnage difficile à incarner car je dois juste empêcher la candidate d’avoir la clé. En revanche, oui il y a toujours des difficultés, que ce soit au niveau de certaines candidates pas toujours fair-play, du costume qu’elle m’arrache ou de la boue dans les yeux.

Fort Bavard : Quelles indications vous a-t-on données pour incarner Lady Boo ?

Mayanne Etchecopar : La principale indication est de paraître « méchante » mais surtout de faire attention, que ce soit pour moi comme pour les candidates, c’est un jeu avant tout, nous ne sommes pas là pour nous faire du mal !

Fabienne Lubereilh : Il fallait s’adapter aux candidates. Judokate depuis de nombreuses années, suivant la façon dont se positionnait la candidate je savais comment la faire tomber.

Fort Bavard : Y avait-il des règles de sécurité précises ?

Fabienne Lubereilh : Bien sûr, tous les coups ne sont pas permis ! J’avais un objectif c’était de défendre la clé, pas de faire mal aux participantes.

Mayanne Etchecopar : Ne pas chercher à faire du mal.

Fort Bavard : Quel a été votre combat préféré ?

Mayanne Etchecopar : Je dois dire qu’avec Dounia Coesens (en 2012) ça a vraiment été sport ! C’était très sympa ! Le meilleur souvenir de cette saison pour la lutte est le combat avec Cyril Féraud et Aïda Touihri.

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Fabienne Lubereilh : Mon combat contre l’actrice Aurélie Vaneck restera le plus emblématique, c’était le tout premier tournage, mon premier bain dans la boue, j’en garde un souvenir impérissable. Le plus redoutable est le combat contre la suédoise possédant le titre de « femme la plus forte du monde » Mais Lady Boo a plus d’un tour dans son sac et ce jour-là fut ma plus belle victoire.

Fort Bavard : Aviez-vous déjà fait de la lutte ?

Fabienne Lubereilh : Je n’ai jamais pratiqué la lutte techniquement parlant, mais je pratique le judo depuis l’âge de 9 ans et dans cette discipline je sais me défendre. Je suis ceinture noire depuis l’âge de 16 ans et suis actuellement 3e dan. Le judo et la lutte sont tous deux des sports de combat de préhension, ils possèdent de fortes similitudes techniques, notamment dans l’amenée au sol des adversaires. Ce qui me permettait d’être relativement confiante lors de mes combats.

Mayanne Etchecopar : Pas du tout !

Fort Bavard : Quelles sont les principales difficultés de la lutte dans l’argile ?

Mayanne Etchecopar : Le sol est très glissant et même nous une fois que l’on a de l’argile partout, de plus c’est très dur de se déplacer car ça fait effet ventouse.

Fabienne Lubereilh : Il n’y a aucun appui, on peut glisser et tomber à tout moment, c’est un exercice difficile. Puis une fois que l’on a de la boue sur le corps, cela représente un certain poids supplémentaire.

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Fort Bavard : Vous intervenez également dans l’épreuve des « Cotons-tiges », de retour depuis l’an dernier. Préférez-vous lutter dans la boue ou sur une poutre ?

Fabienne Lubereilh : On va dire que la boue est davantage mon élément.
Mayenne Etchecopar : Même si je ressors dans un état pitoyable je préfère la lutte dans la boue !

Fort Bavard : Aviez-vous une technique pour parer aux chutes dans l’épreuve des « Cotons-tiges » ?

Mayanne Etchecopar : Pas vraiment mis à part de bien fléchir les jambes pour rester stable au maximum.

Fabienne Lubereilh : Etre bien stable sur les jambes, le coton-tige étant assez lourd, il faut éviter de donner un coup trop important pour ne pas être emportée et déséquilibrée.

Fort Bavard : Quel candidat a été le plus redoutable dans cette épreuve ?

Fabienne Lubereilh : L’animatrice Marlène Mourreau m’a surprise par sa vivacité.

Mayanne Etchecopar : Sans hésiter Fauve. Elle a vraiment de bons appuis et elle est très musclée.

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Fort Bavard : Quel est votre meilleur souvenir de cette aventure d’une semaine à Fort Boyard ?

Mayanne Etchecopar : J’ai plein de bons souvenirs du Fort, je ne saurais choisir le meilleur. Mais le tournage des nocturnes était magique, le Fort en pleine nuit au milieu de l’océan, complètement décalé avec la réalité… j’adore !

Fabienne Lubereilh : L’expérience Fort Boyard en elle-même restera mon meilleur souvenir. C’est un rêve d’enfant qui s’est réalisé et c’est quelque chose de fantastique. J’ai vécu beaucoup de choses fortes et chaque instant passé là-bas a son propre moment féérique.

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Fort Bavard : Avez-vous noué des relations avec des membres de l’équipe ?

Fabienne Lubereilh : J’ai été très bien accueillie et intégrée par l’équipe de production et l’ensemble des gens travaillant sur le Fort. Aujourd’hui encore je suis restée en contact avec quelques membres de l’équipe notamment Denis l’animalier.

Mayanne Etchecopar : J’ai découvert Blanche en 2012 (Raphaëlle Lenoble N.D.L.R.), c’est quelqu’un de vraiment sympa, nous sommes restées en contact. Nous passons des journées entières sur le Fort tous ensemble donc il y a forcément des affinités qui se créent que ce soit avec les personnages, certains techniciens, les maquilleuses et costumières ou la production.

Fort Bavard : Quelle est votre profession ?

Mayanne Etchecopar : Je suis vendeuse dans la boutique de diététique de mon conjoint.

Fabienne : J’évolue dans le milieu du sport. Je suis coach sportif et mental à domicile mais j’ai plusieurs cordes à mon arc, je suis également professeur de judo ou encore maître-nageur sauveteur.

Fort Bavard : Aviez-vous déjà participé à une émission de télévision ?

Fabienne Lubereilh : Non, Fort Boyard a été mon unique expérience télévisuelle.

Mayanne Etchecopar : Non pas avant Fort Boyard.

Fort Bavard : Fabienne, la production a choisi Mayanne pour incarner Lady Boo depuis 2012.

N’êtes-vous pas trop déçue de ne pas avoir renouvelé l’expérience ?

Fabienne Lubereilh : En effet, c’est Mayanne qui a été choisie pour interpréter Lady Boo en 2012. Nous nous sommes rencontrées au casting. Bien sûr j’aurais aimé revivre cette expérience, il y a des choses qui ne se refusent pas ! J’ai forcément été déçue de ne pas revenir mais en aucun cas je n’ai de regrets, l’expérience a été trop belle…

Fort Bavard : De votre côté Mayanne, comment s’est passée votre rencontre avec Cyril André, le tout nouveau Mister Boo ? Avez-vous eu l’occasion de rencontrer d’anciennes Lutteuses du Fort ?

Mayanne Etchecopar : Très bien ! Je ne le connaissais pas mais c’est une bonne rencontre, vraiment sympathique. En ce qui concerne les autres lutteuses, j’ai déjà rencontré Fabienne Lubereilh car nous avons fait le casting ensemble pour 2011. En revanche, je n’ai jamais eu l’occasion de rencontrer les précédentes lutteuses.

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Fort Bavard : Appréciez-vous la Double lutte ?

Mayanne Etchecopar : Je dirais surtout qu’elle est très amusante à faire. Mais pour le rendu à l’écran c’est autre chose ! C’était un peu le bazar dans la cellule il faut bien l’avouer. En tout cas je me suis beaucoup amusée et les deux candidats étaient vraiment chouettes. Je préfère néanmoins être toute seule. Désolée Mr Boo, ne m’en veux pas !

Fort Bavard : Espérez-vous continuer encore votre rôle de Lady Boo ?

Mayanne Etchecopar : Oh oui ! C’est un réel bonheur de faire partie de cette aventure, toute l’équipe est vraiment adorable, c’est déjà long de devoir attendre un an avant de revoir certains !

Fort Bavard : Fabienne, quels sont vos projets actuellement ?

Fabienne Lubereilh : Développer mon auto entreprise de coaching sportif à domicile sur Paris… et trouver mon lutteur !

ON A RETROUVÉ LA LUTTEUSE DE LA SAISON 1997 : SYLVIE MANQUEST

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Fort Bavard : Comment vous êtes-vous retrouvée sur le Fort ?

Sylvie Manquest : J’ai reçu un jour un appel à ma salle de musculation et Fitness, de la part de la directrice de casting de Fort Boyard. Elle recherchait une femme pour le rôle de la Lutteuse dans la boue. Elle est venue quelques jours plus tard pour éventuellement rencontrer les filles que je voulais lui présenter. Aucune ne correspondait à ses espérances. Elle trouvait que je convenais au rôle, mais cela ne m’était pas du tout venu à l’esprit que je pouvais correspondre à cela. Elle a longuement argumenté avant de me convaincre de participer au casting. Je me suis alors présentée avec ma collègue, une franche partie de rigolade. Il a fallu que l’on combatte sur des tatamis l’une contre l’autre. Inutile de préciser que c’était hilarant, on n’avait jamais lutté de notre vie ! Et puis contre toute attente, j’ai été recrutée.

Fort Bavard : Dans quel état d’esprit étiez-vous lorsque vous êtes entrée pour la première fois dans le Fort ?

Sylvie Manquest : Je me suis sentie tout de suite à l’aise, car je connaissais très bien Franck Forestier, « l’Homme-Fort ». C’était un collègue de travail à moi. Donc nous avons pris le bateau ensemble, il m’a présentée toute l’équipe sur le bateau. Une fois les pieds à l’intérieur du Fort j’ai trouvé cela très impressionnant ! Plus de 100 personnes s’activant dans ce Fort, quel bouillonnement ! C’est très beau mais plus petit qu’il n’y parait vu du bateau. J’étais très curieuse, Franck m’a fait visiter tout le Fort, chaque cellule, découvrir chaque jeu... C’est en entrant dans ma cellule que j’ai pris conscience du rôle que j’allais jouer, jusqu’à ce moment précis je n’y avais pas songé réellement. Et là, ce fut pour moi très angoissant...

Fort Bavard : L’entente avec toute l’équipe a-t-elle été immédiate ?

Sylvie Manquest : Oui l’équipe m’a accueillie très chaleureusement. Dès le premier jour, à la cantine où sont servis les petits déjeuners, avant le tournage, le réalisateur m’a présentée à tout le monde.

Fort Bavard : Quels étaient les consignes que l’on vous donnait pour la lutte ?

Sylvie Manquest : Les consignes ont toujours été claires : « protéger la clé » par tous les moyens !

Fort Bavard : Y avait-il un rituel pour cette épreuve ?

Sylvie Manquest : Non, pas de rituel particulier : je faisais simplement un bon échauffement avant musculaire et articulaire (pour éviter la moindre blessure), puis je passais au maquillage. Ensuite, il y avait la mise en place dans ma cellule de la boue (gelée) quinze minutes avant l’arrivée de la candidate. Et après le « combat », j’aidais la candidate à se doucher rapidement pour qu’elle reprenne le jeu au plus vite.

Fort Bavard : Etait-ce pour vous une manière d’être au contact des célébrités ?

Sylvie Manquest : Lors de mon recrutement pour faire ce rôle, je n’avais pas pris conscience qu’effectivement j’aurai la chance de rencontrer diverses célébrités françaises et étrangères (Sophie Favier, les 2be3, les Worlds Appart, Mouss Diouf, les animateurs eux-mêmes...). Ce n’était pas une fin en soi pour moi, mais je ne cache pas que ce fut fort plaisant, surtout que le contexte du jeu offrait une ambiance très conviviale.

Fort Bavard : Quel est votre meilleur souvenir ?

Sylvie Manquest : Pour la lutte dans la boue ce fut le combat contre Sophie Favier qui m’a marqué le plus, et surtout nos papotages sous la douche après la lutte. J’ai le souvenir de cette femme très gentille, naturelle avec qui j’ai plaisanté tout le reste de la journée.

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Sous un angle plus sportif, un jour lors du maquillage, le réalisateur est venu me rappeler qu’il fallait par tous les moyens que je gagne le combat à venir. J’ai eu l’impression de me faire sermonner, de me faire remonter les bretelles. Je suis entrée dans ma cellule, très stressée, car je pensais que je ne plaisais pas au réalisateur suédois. La candidate entre, me fait une magnifique « pirouette » et en 2 secondes chrono elle avait la clé dans les mains ! Impossible pour moi de réaliser ce qu’il venait de se passer, ce fut trop rapide ! Très déçue de ma prestation, je redescends alors dans la régie, revoir les images et là le réalisateur était « mort de rire » ! Je venais en fait, d’être confrontée à la Championne du monde de lutte de 1997 (une suédoise). Forcément que vouliez-vous que je fasse, à part me faire rétamer ?!

Fort Bavard : Connaissez-vous Héloïse Brunet ou Françoise Ringeval, les lutteuses vous ayant précédée ?

Sylvie Manquest : Non je ne les ai jamais rencontrées... J’ai simplement entendu parler d’elles par l’équipe de tournage mais guère plus.

Fort Bavard : Vous n’êtes resté qu’une saison dans la version française, pourquoi ne pas être resté davantage ?

Sylvie Manquest : Je suis restée deux saisons sur le Fort. En 1997, j’ai fait les saisons françaises et étrangères. En 1998, pour la saison française, il n’y avait pas de candidates à me proposer, le réalisateur ne jugeait pas bon de mettre la lutte dans la boue. Puis pour les années suivantes, je me suis mise à la pratique du bodybuilding, donc je n’intéressais plus la production, car je paraissais « trop musclée » et moi de mon côté ce n’était plus possible non plus d’arrêter ma préparation aux championnats du monde. Ils ont donc rappelé Héloïse Brunet.

Fort Bavard : Etes -vous, d’une manière ou d’une autre, resté en contact avec certains de vos camarades du Fort ?

Sylvie Manquest : Je suis toujours amie avec Franck Forestier, j’ai croisé à plusieurs reprises La Boule, et j’ai des nouvelles de certains techniciens. Fabrice Chatelain, qui fut l’Homme-Fort (en 2002-2003 N.D.L.R.) après Franck Forestier, était mon partenaire dans la vie et dans le bodybuilding aussi, je suis toujours amie avec lui aussi.

Fort Bavard : Si on vous proposait de reprendre le rôle un jour, accepteriez-vous ?

Sylvie Manquest : je suis mère de famille, j’ai toujours mon club de musculation, je n’ai pas beaucoup de temps pour la pratique sportive... Mais pourquoi pas ?! A condition d’être prévenue suffisamment à l’avance pour retrouver une certaine condition physique tout de même ! En tout cas l’aventure me plairait tout autant je pense qu’à l’époque !

Fort Bavard : Etes-vous retourné sur le Fort depuis votre départ ?

Sylvie Manquest : Non pas du tout et c’est bien dommage !

Fort Bavard : Aimeriez-vous tenter l’aventure comme candidate ?

Sylvie Manquest : Bien sûr ! J’adorerais. Participer comme candidate serait formidable ! Toutes les épreuves me plairaient, hormis être en contact avec les animaux et insectes peut-être !

Fort Bavard : Aujourd’hui regardez-vous l’émission de temps en temps ?

Sylvie Manquest : Cela m’est arrivé, mais rarement. Je n’ai pas gout à regarder, connaissant les conditions du tournage, les angles des caméras... Du coup je ne vois plus que ça et je ne profite pas du jeu.

Fort Bavard : Parlez-nous de votre vie professionnelle, quel métier exercez-vous ?

Sylvie Manquest : Je suis gérante d’un club de musculation et fitness depuis 1995 : PHYSIC’GYM à Lagord (17140).


Propos recueillis par Guillaume COMONT et Julien CROUHY.

Merci à Mayanne Etchecopar, Fabienne Lubereilh et Sylvie Manquest d’avoir confronté leur expérience en évoquant leurs souvenirs boyardesques.

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