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Jean Tigana attends des excuses de certains dirigeants

Par Michaël Zoltobroda, France Soir, 25 juin 2005

Publié le mercredi 2 août 2006 par Aurélien LECACHEUR - Directeur de la publication dans la rubrique Dans la presse en 2005.

        

Eloigné des terrains de foot, l’entraîneur annonce son prochain retour en France.

Il a failli passer à ta tête des Bleus, Jean Tigana est finalement capitaine d’équipe a Fort Boyard pour le coup d’envoi de la seixième saison. Voilà deux ans que l’ancien joueur du carré magique ne fréquente plus les vestiaires. Un « temps libre » qu’il a su mettre au profit des autres. Cette fois, il décroche le pactole du vaisseau de pierre entouré d’artistes et de footballeurs pour l’AAAMM, l’Association pour l’assistance et l’approvisionnement médical au Mali. Plus fort que les maîtres des ténèbres, mais pas plus rusé que le Père Fouras, Jean Tigana raconte ses (mes) aventures et annonce son proche retour dans le milieu footballistique.

Vos premières impressions en débarquant sur le fort ?

Beaucoup d’appréhension. Comment dire... Je ne suis pas le plus fidèle des téléspectateurs et je ne savais ce qui nous attendait. Alors, quand j’ai rencontré le Père Fouras en haut de sa vigie, j’étais complètement livide !

A peine remis d’une opération du genous, vous avez tenu à défendre votre association. Avez-vous demandé un traitement de faveur ?

Pas du tout, mêmes ! Le premier soir, mon genou a doublé de volume. Je voulais être crédible. Jouer le jeu et me battre à fond pour d nner l’exemple comme toute mon équipe, d’ailleurs. Bien sûr, je pense que la production m’a épargné les épreuves les plus physiques.

En revanche, vous avez dû affronter les serpents ?

J’en fais encore des cauchemars ! Il y en avait partout. Certains me frôlaient les jambes, le cou, la tête. Et pourtant, je ne me suis pas dégonflé. J’étais obligé d’y aller. Sinon, c’était trahir lesautres. J’ai pris sur moi, j’ai fait semblant d’être calme tout en suant à grosses gouttes.

Rèsuttat, vous avez touché le pactole : plus de 30.000 euros au compteur. Du jamais vu depuis 2001 .Votre sentiment en quittant la salle du trésor ?

Celui d’avoir accompli notre mission, d’au tant plusqu’i ! s’est passé quelque chose entre nous. H y a eu une réel le al chimie. Suivant l’emploi du temps de chacun, mes coéquipiers m’ ;iccompilant’mm au Mali.

Quelle sera l’utilisation des gains ?

L’achat de matériel médical et son transport jusqu’à Bamako. Et uniquement ça. Il faut savoir que l’association a zéro frais de fonctionnement. Chacun paye son billet d’avion et ses dépenses sur place.

Après avoir rapporté des fonds, vous êtes totalement investis aujourd’hui. Quel a été le déclic ?

L début Ou procès, il y a lieux ans, avec Mohamed Al Fayed (président de Futliam, club de Premierl£ague, qui a accusé Jean Tigana, alors entraîneur, d’avoir perçu des commissions sur des transferts dont il aurait surévalué le montant, NDLR). Au lieu de tourner en rond chez moi, j’ai senti le besoin d’aider des personnes en difficulté. Aujourd’hui, je supervise l’aide de A à Z.

Vous reverra-t-on sur une pelouse à la rentrée ?

A la rentrée, non. J’attends le verdict du procès Al Fayed.

Et après ?

Si tout se passe bien, je reviens en décembre pour de bon.

En décembre ? N’est-ce pas trop tard pour entraîner une équipe ?

Je n’intervindrai pas forcément sur le terrain. Je peux avoir un rôle dans l’encadrement.

Dans quel club ?

Un club français.

Vous étiez préssenti à Lyon, à Bordeaux... Avez-vous eu des contacts avec ces clubs ?

Non. De toute façon je ne dévoile jamais le nom des clubs avec qui je suis en contact (rires).

Vous aviez également des pistes à l’étranger ?

J’en ai toujours. Mais la priorité sera la France. Je m’y suis engagé oralement.

Avec le recul, avez-vous compris le choix de la fédération de ne pas vous avoir confié le poste de sélectionneur de l’équipe de france ?

Non, je n’ai jamais compris pourquoi. Je n’ai pas non plus compris la mauvaise foi de monsieur Thiriez (président de la ligue nationale de football, NDLR) concernant mon procès. Il est allé raconter dans l’équipe que je risquais d’être inculpé. J’aurais accepté les critiques sur mes compétences, mais ça, je ne l’ai pas supporté. Alors aujourd’hui, j’attends d’être complètemeni innocenté pourmettre les points sur les i. J’attends aussi des excuses de la part de certains dirigeants.

Michel Platini avait pourtant appuyé votre candidature...

Oui, mais il y avait toujours ce fichu procès. Heureusement, j’ai eu la chance de ne pas aller en prison.

Un mot sur la prestation des bleux ?

Sincèrement, je n’ai regardé que la moitié d’un match.

Ils sont si mauvais que ça ?

Non, je serais toujours supporter. Je veux juste prendre de la distance t-t ne plus me prendre la tête.

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