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Le prof désagrégé et La Boule à l’assaut de Fort Boyard

Par Gérald Levrault, Télé Star, été 1994

Publié le samedi 29 juillet 2006 par Aurélien LECACHEUR - Directeur de la publication dans la rubrique Dans la presse en 1994.

        

« Fort Boyard », c’est reparti ! Pour sa cinquième édition, l’émission s’offre un petit lifting. Désormais, l’équipe concurrente n’est plus exclusivement composée de candidats anonymes, mais « renforcée » de célébrités (journalistes, chanteurs, sportifs) converties en véritables chefs de file. Unis dans un même effort, ils n’ont qu’un seul objectif : conquérir le fameux trésor qui sera versé, comme par le passé, à une œuvre caritative. Pour y parvenir, ils doivent surmonter une multitude d’épreuves dont plusieurs inédites. Nouvelle, aussi, l’arrivée dans le fort de locataires inhabituels.

ANGE BEL ANGE : LE PROFESSEUR DESAGREGE ET LE VENDEUR D’INDICE VEUT FAIRE L’EUROVISION

En débarquant à « Fort Boyard », où il campe deux personnages aussi farfelus que lunaires et correspondant parfaitement à son tempérament, ce Marseillais à la quarantaine juvénile et au cheveu hirsute pourrait bien mettre fin à une vingtaine d’années de galères. C’est en tout cas ce qu’il souhaite, lui qui a « ramé » contre les vents et les marées du show-business. Homme-orchestre (il est à la fois comédien, chanteur, compositeur, danseur...) remarqué par Mireille lors d’un concours organisé (à Marseille) dans le cadre du « Petit conservatoire de la chanson » - « J’étais le vingtième des vingt candidats sélectionnés » - il est, sur les conseils de « la bonne dame », immédiatement « monté » à Paris, Pour se retrouver dans la troupe de l’Alcazar, où, sous la houlette de Jean-Marie Rivière (à l’époque, patron de l’établissement), il fourbit ses armes. « La revue est l’une des meilleures écoles. » Se considérant comme fantaisiste -« genre qui peut paraître désuet mais que l’on devrait relancer »-, Ange Bel Ange (que l’on a pu voir dans feu « La classe » et plus récemment dans « Yacapa ») nourrit deux rêves : participer au concours de l’Eurovision et animer une séquence dans les émissions enfantines. « Si seulement « Fort Boyard » pouvait provoquer le déclic... »

YVES MARCHESSEAU (LA BOULE) : UN FANA DE PETANQUE

« Lorsque j’ai entendu sur une radio locale que l’on recherchait pour « Fort Boyard » un type de mon gabarit-1,63 m pour 114 kg -, j’ai parié avec ma femme que j’allais me présenter. » Et c’est ainsi que ce « régional de l’étape » (Charentais, il habite Berneuil, un petit village près de Saintes) a été retenu parmi vingt candidats pour prêter sa confortable silhouette à « la Boule », un marin échoué sur le fort. Un comble, quand on sait que ce fana de pétanque est représentant d’une grande marque de... boules. « Moi qui ne connaissais rien à la télévision, j’ai été accueilli comme si j’avais toujours fait partie de l’équipe. Et j’y ai pris goût. Revers de la médaille : depuis que mes copains me voient sur leur petit écran, ils ont tendance à me considérer comme une vedette. Et ça me coûte très cher en tournées d’apéros ! »


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