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Les aventures de notre envoyée spéciale

Par Gwénola Trouillard, Télé Loisirs, 20 juin 2005

Publié le dimanche 30 juillet 2006 par Aurélien LECACHEUR - Directeur de la publication dans la rubrique Dans la presse en 2005.

        

Avant l’arrivée des candidats, Télé Loisirs est parti à l’assaut du vaisseau de pierre. Au menu, épreuves, frayeurs, et franches rigolades. Chaud devant !

A quoi reconnaît-on la valeur d’un programme ? Quand, à l’annonce de votre visite sur le fort, vos enfants vous supplient de les emmener et vos amis déclarent que vous faites un métier formidable. Me voilà donc, par une journée de mai ensoleillée, sur le pont d’un bateau filant à vive allure vers la forteresse battue par les flots, humant l’air salin à pleins poumons et inconsciente des paquets d’eau qui s’apprêtent à se déverser sur ma tête. C’est donc avec une allure de vieille serpillière mouillée que j’accoste avecmes camarades. Une nacelle vient nous cueillir par grappes de huit sur le pont du bateau et nous éiève dans les airs, à dix mètres de haut, pour nous déposer sur une plate-forme pétrolière qui mène à cette forteresse inexpugnable : le séjour promet d’être sportif.

A peine le temps de parcourir ce lieu magique, de la cour où rugissent les tigres à la vigie du père Fburas qui culmine à 30 mètres de haut, et nous voilà plongés au cœur de l’action ! Coachés par le sympathique Didier Luca, producteur des jeux, nous filons au petit trot vers les nouvelles cellules où notre mission, si nous l’acceptons, est de tester les cinq épreuves inédites de l’édition 2005.

Déception : pour l’épreuve de la double corniche, jugée trop physique pour les journalistes, deux « testeurs » de jeux, une fille et un garçon, se placent de chaque côté d’une paroi centrale sur laquelle ils progressent en s’aidant de cordages coulissants. La jeune femme s’arrête en cours, les muscles tétanisés. Les journalistes rient jaune : quelle humiliation allons-nous subir dans la matelasserie où nous attend la barrique recouverte de goudron et les plumes ? Les deux téméraires qui ont relevé le défi ressortent très, très sales... Suivent les perches, jeu de morpions géant installé au plafond auquel on accède en escaladant des perches d’acier :pas si simple d’élever votre séant, quand la loi de la gravité vous ramène pesamment vers le sol ! Si le ridicule tuait,je serais foudroyée sur le champ. Qu’importé, les louches m’attendent et, cette fois, je vaincrai avec mon partenaire : il s’agit, à l’aide de trois louches à manche (très) flexible de remplir une balance de sel. Nous réussissons presque ce nouveau défi... mais en 2 mn 30, c’est trop court ! Les hommes enchaînent avec le lustre, auquel ils s’accrochent à l’aide d’un cordage pour décrocher la dernière clé. Une ultime épreuve musclée !

Après nous avoir alpa-gués, pressés, chronométrés, Didier Luca se moque gentiment de nos « exploits » : « Il y eut quelques réussites, il y eut de belles tentatives. » Enfin, après l’effort vient le réconfort :l’équipedufort nous invite au verre de l’amitié et à un plateau de fruits de mer convivial. Entre deux crevettes, Olivier Minne nous livre le secret du succès pérenne de « Fort Boyard » : « Quand on entre ici, on a huit ans et demi et on accepte les postulats les plus improbables : le père Fburas a 12 000 ans, les tigres peuvent débarquer dans la safle du trésor... C’est un grand jeu d’aventures qui véhicule de belles valeurs de dépassement de soi, de solidarité et d’entraide. » N’empêche, j’ai beau me sentir rame d’une gamine de huit ans, je suis fourbue.

ELABORER LES EPREUVES : UN VRAI CASSE TETE

Mettre en œuvre de nouvelles épreuves chaque année nécessite six mois de travail, comme te souligne le producteur des jeux, Didier Luca : « On commence à plancher à Paris en petit groupe sur de nouveaux concepts, puis le chef constructeur s’attaque à leur faisabilité. Dans un atelier de la région parisienne, une dizaine d’épreuves sont fabriquées sans décor et testées pour décider de leur viabilité. On en garde entre six et neuf qui sont implantées ici dans les cellules. Les décorateurs entrent en action. Pendant deux1 mois, six séances de tests sont organisées ; nous avons un fichier de 70 testeur ! des jeunes gens I de la région, sélectionnés en fonction de leurs capac i tés physiques : ils 1 nous permettent di ! peaufiner les détails et de finali-serletiming. »


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