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Revivez la première émission de « Fort Boyard » (1990) !

C’était il y a plus de 21 ans sur « Antenne 2 »...

Publié le mardi 5 septembre 2006 par Guillaume COMONT - Rédacteur en chef dans la rubrique Reportages.

        

La première de Fort Boyard vous vous en souvenez ? Non ? C’était le samedi 07 Juillet 1990 sur « Antenne 2 » et animé à l’époque par Patrice Laffont et Marie Talon (remerciée au bout de neuf émissions). Quoi ? Vous n’en avez plus aucun souvenir ?

Ca tombe bien puisque nous allons vous faire revivre cette émission mythique et symbolique datant de plus de 16 ans et marquant le début d’une longue et belle aventure !

  • Emission : Saison 1 - Première émission du jeu.
  • Chaîne de diffusion : Antenne 2.
  • Date de diffusion : 07/07/1990 à 20h45.
  • Animation : Patrice Laffont et Marie Talon.

L’équipe :

  • Sacha ANDRES - 25 ans - Elève au cours Florent. Danse au centre de danse du marais.
  • Caroline CHARON - 33 ans - Pupitreur informatique. A participé au Championnat d’Athlétisme en 1500 mètres.
  • Christophe FOUCAULD (intellectuel) - 24 ans - Etudiant en médecine. Connaît le Fort par cœur et voulait l’acheter étant petit.
  • Dominique DEBIEVRE - 28 ans - Technicien en matière plastique. Habite Bornel (60), Triathlète. Aime la B.D. et les livres de science fiction.
  • Dominique MONTAGGIONI dit « Doumé » (Capitaine de l’équipe) - 28 ans. Etudiant en école de commerce.
  • Joël DJAWA dit « Joe » - 22 ans. Fait de l’athlétisme à haut niveau. Agent de production.

La première surprise et curieuse coïncidence apparaît très vite, celui qui est en charge d’annoncer le programme de la soirée n’est autre qu’Olivier Minne. Le même qu’aujourd’hui mais en plus chevelu, avec moins de muscles et en costume s’il vous plaît ! C’est sûr que ça change du débardeur !

Il est à peine 20h45 quand le sponsor et partenaire « Fly » ouvre le générique. La musique désormais célèbre de l’émission ce fait, ce soir là, entendre pour la première fois. Le nom de l’émission n’est pas simplement Fort Boyard mais Les Clés de Fort Boyard et vous comprendrez aisément pourquoi par la suite. Le logo fait pâle figure à notre époque mais colle à l’image plutôt délabrée du Fort, malgré une restauration incroyable à la fin des années 1980. Eh voilà qu’une voix off, assez mystérieuse, se fait entendre : « Vous êtes en route pour le Fort Boyard... ». La voix off continue sa tirade en dictant brièvement les règles du jeu. Il y a une Salle du Trésor dans laquelle se trouve 18 coffres contenant à eux seuls 4000 pièces d’or, les fameux « Boyards ». Chaque coffre est fermé par une clé différente et l’équipe à la charge d’en récupérer un maximum dans des épreuves, pour certaines, nous les connaissons bien, d’autres ont disparu depuis longtemps. Si l’équipe obtient 18 clés, elle peut ouvrir la grille de la Salle du Trésor, sinon, elle doit passer par un souterrain inondé afin de pénétrer dans la Salle. Une fois dedans, l’équipe aura quoi qu’il arrive 2 minutes 30 pour essayer les clés sur les serrures des coffres. Chaque clé ouvre un coffre différent et certaines ouvriront peut-être des coffres plus remplis que d’autres, d’où la nécessite d’en récolter un maximum. Au bout de 2 minutes 30, l’équipe doit ressortir par la grille cette fois avant que les tigres ne sortent et sautent sur eux... Pour finir, la voix off nous dit solennellement : « les dix candidats qui vont essuyer les plâtres de cette première émission ce sont préparés pour cette difficile aventure... Bienvenue au Fort Boyard ».

Ca y est, les candidats arrivent et chose qu’on ne voit plus depuis 1991, on peut observer la plate-forme extérieure et le « panier » qui transborde les candidats du bateau à ladite plate-forme. Patrice tape dans la main des candidats et ferme la porte sur eux. L’aventure peut commencer, il n’y a pas de retour en arrière possible.

Patrice Laffont présente « Passe-Partout » qui à l’époque était naturellement appelé par son prénom, André. C’est d’ailleurs lui qui sonne le gong (car ni le Sumo ni La Boule ne sont encore présents sur le Fort à l’époque).

Le jeu commence pour 50 minutes. Patrice en profite pour rappeler les règles et lâche à propos du souterrain inondé « Moi j’ai essayé et je suis revenu tout de suite », de quoi bien encourager l’équipe, sacré Patrice !

Eh hop ! C’est déjà la première énigme. Christophe est en vigie. Parler d’énigme est un peu fort, il s‘agit plus dans ce cas précis d’une devinette sacrément corsée, le bon sens est de mise pour déduire la réponse. Le candidat, s’il obtient l’énigme, obtiendra les passes permettant d’ouvrir les deux premières cellules de l’aventure. S’il échoue, Dominique devra récupérer la clé dans un filet qui rase l’eau. Voici l’énigme : « Un ami et moi avons vu le jour au même instant, pourtant, même lorsque nous étions ensemble, nous n’avons jamais célébré notre anniversaire ensemble, pourquoi ? ». Les réponses du candidat sont des perles à elles-seules : « Parce que vous êtes un animal ? ». Trop tard, le temps est -déjà- écoulé ! La réponse était : « Parce que né au même instant mais sous des cieux différents, le décalage horaire fait que notre anniversaire est décalé d’une journée ». Alors, qu’en pensez-vous ? Dominique récupère donc la clé, il a de la chance, comme le précise la voix off, car c’est marée basse.

La première épreuve a lieu et un premier conseil sage de Patrice se fait entendre : « Vous visualisez bien la clé avant de vous précipiter comme des fous... ». C’est Sacha qui réalise la première épreuve, celle des « cotons-tiges ». Sur une poutre, elle doit donner des coups à une lutteuse grâce à un énorme « coton-tige » afin de la faire tomber et pouvoir enfin récupérer la clé. Elle obtient la clé de justesse en parvenant à faire tomber la lutteuse et ressort sous les exclamations de Patrice et de toute son équipe. Détail amusant, la voix off indique aux téléspectateurs que l’équipe visualise l’épreuve grâce à un téléviseur placé au dessus de la porte de la cellule.

L’équipe quitte Patrice et rejoint, cette fois, Marie devant la cellule du « Précipice intérieur ». Les candidats sont hésitants mais c’est finalement Caroline (une femme assez petite) qui se dévoue sous l’impatience de Marie. Elle peine à toucher le plafond avec ses mains pour s’appuyer et elle chute. Elle est donc prisonnière et c’est Marie, et non Passe-Partout, qui verrouille la porte grâce à un système placé en haut de la porte. Il reste 38 minutes quand les candidats retrouvent Patrice.

Pour cette troisième épreuve, « La salle des tortures », le candidat est censé effectué un parcours en hauteur à la force des bras, tel un gymnaste. Echelles, cordes, trapèzes... sont tant d’appuis nécessaire pour parvenir à attraper la clé. Le candidat échoue et doit sortir.

On revient à Marie Talon pour une nouvelle épreuve. Elle prévient l’équipe qu’il faut absolument récupérer cette clé pour ouvrir la prochaine cellule sinon il faudra faire appel à la Vigie. Lors de cette épreuve, il y a de quoi mourir de rire. Le désormais célèbre Joël (cf. Best-of spécial 15 ans du 31 Juillet 2004) dit « Joe » regarde partout dans la cellule sauf là où il faut. Il finit enfin par comprendre qu’il faut saisir la canne à pêche, la passer à travers les barreaux et récupérer la clé sur la grille à l’aide du croché de la canne à pêche. A cause de la grande perte de temps, Joël doit sortir sans la clé et l’équipe faire appel à Christophe pour une nouvelle énigme, attention les oreilles.

Voici la nouvelle énigme : « Au début du siècle, j’ai connu deux frères qui se détestaient à mort. Bien qu’ayant eu cent fois l’occasion de supprimer l’autre sans encourir les foudres de la justice, ils ne le firent jamais, pourquoi ? » Réponse : Parce que c’était des frères siamois bien sûr ! Le candidat échoue en répondant qu’ils étaient frères jumeaux. Dominique retourne donc sur le filet immergé et récupère la clé pour pouvoir poursuivre l’aventure.

L’équipe rejoint Patrice et Sacha se tente à cette épreuve. Il s’agit d’un arbre en fer avec des multitudes de boules et Sacha doit grimper à ses branches pour ouvrir les boules afin de trouver la clé dans l’un d’elles. Elle trouve la clé et l’équipe file retrouver Marie. Il reste moins de 30 minutes de jeu maintenant.

Dans cette nouvelle épreuve, Dominique doit faire un parcours jonché de portes fermées. Pour les ouvrir et arriver jusqu’à la clé, il doit boire les « compositions » que lui tendent les prisonniers du Fort (acide acétique, huile de foie de morue...). Il obtient la clé après ce « déjeuner », comme le dit Marie.

L’équipe revient vers Patrice. Le capitaine, Dominique dit « Doumé », à la charge de dévisser les multiples boulons de formidable dimension à l’aide d’une clé. La difficulté réside dans le fait que ces boulons sont en mouvement sur un tapis roulant, ce qui rend le dévissage délicat. Il met du temps à comprendre le principe mais trouve quand même la clé, ça en fait six (donc 6 coffres/18 à ouvrir dans la Salle du Trésor) .

Marie indique ensuite pour la nouvelle épreuve qu’il va falloir « se battre contre le temps ». Joël, l’homme-fort de l’équipe est naturellement choisi pour pousser un lourd obus au bout duquel il y a un pointe. Il faut que Joël pousse de toutes ses forces cet obus pour faire rentrer sa pointe dans l’anneau de la clé. Mais cette dernière est en mouvement, telle l’aiguille d’une horloge et il s’agit donc d’envoyer l’obus au moment le plus propice. Joël, à un moment donné, parvient à toucher la clé, mais celle-ci tombe malencontreusement dans le décor. Marie demande au candidat de sortir, la clé est refusée. « C’est une règle » insiste-t-elle, désolée.

Mais coup de théâtre, une fois devant Patrice, 30 secondes après, ce dernier indique que la clé est finalement acceptée. L’équipe éclate de joie. L’épreuve qui arrive est déconseillée aux enfants puisqu’un candidat va devoir « tripoter » des mannequins, voire de vraies femmes, dans le noir le plus complet. Seuls les maillots de bain sont fluorescents et les gants. Dominique va donc devoir fouiller les maillots de bain et les gants pour espérer trouver la clé. Patrice ironise en demandant au candidat, avec avidité : « Qu’est-ce que vous sentez ? », « Oh vous manquez d’expérience Dominique ! », « Dominique, comment ça s’appelle ce que vous faites ? », ce à quoi répond Dominique : « Du tripotage ». Quand Dominique ressort de la cellule sans la clé, Patrice renchérie et lui demande : « Qu’est-ce qui s’est passé mon vieux, vous n’avez pas l’habitude ? ». Dominique, désemparé, répond : « Ben si pourtant, je ne comprends pas ». On le rassure, nous non plus.

L’épreuve suivante est bien connue, c’est celle du « Tuyau transparent ». Etant la seule fille restante (Caroline étant emprisonnée), c’est Sacha qui s’y colle. Elle arrive à récupérer la clé mais le temps s’écoule dangereusement, au point que Marie aussi encourage la candidate en criant : « On glisse, on glisse. Allez Sacha, s’il vous plaît, vous y êtes presque. », « Je vous en supplie le suspense est insoutenable ». Malheureusement, Sacha est faite prisonnière et l’équipe doit « une fois de plus faire appel à la Vigie ».

Voici l’énigme, assez simple et évidente cette fois : « Enlever lui une lettre, deux lettres, toutes ses lettres, il est toujours le même. Qui est-il ? ». Le candidat propose : l’ « Alphabet », le « mot », le « point », le « sommeil », le « chiffre ». « Eh non », répond le Père-Fouras. La réponse était : « Le facteur ».

La dernière épreuve arrive, il reste dix minutes au compteur. Et c’est notre ami « Joe » qui y va. Il perd tout son temps. Il ne comprend pas qu’il faut prendre le tuyau d’arrosage pour viser une cible et faire monter la clé grâce à l’eau. Patrice finit par entrouvrir la porte et hurler « Faut prendre le tuyau Joe ! Joe le tuyau ! » Patrice commence à s’énerver parce que Joe ne comprend pas ce qu’il doit faire du tuyau par la suite : « Dans ça là là là », « Qu’est-ce qu’il fait ! Oh la la ! », « Alors là mon pauvre ’Joe’ il n’a rien compris du tout ! ».

La partie épreuves prend fin, pour libérer leurs prisonnières, l’équipe doit faire appel une ultime fois à la vigie. Christophe doit donc répondre à l’énigme suivante : « Plus il y en a, moins ça pèse. Qu’est ce que c’est ? ». Le candidat trouve brillamment, il s’agit des « trous ». Il lance la clé à son équipe du haut de la Vigie. Elle retombe sur le sol du rez-de-chaussée du Fort. Marie récupère la clé pour libérer les prisonnières.

Comme l’équipe n’a pas 18 clés, elle doit passer comme prévu par le souterrain inondé pour pouvoir accéder à la Salle du Trésor. Ils ont maintenant 2 minutes 30, sinon, comme le dit la voix off : « Bon appétit les tigres ! ». Ils ont six clés donc de quoi ouvrir six coffres, nous rappelle la voix off. « Il semble qu’ils aient beaucoup de chance d’être tombé sur des coffres très plein » ajoute-t-elle. Les candidats se mettent des « Boyards » partout sur les bras mais aussi dans la bouche ! La grille commence à descendre, ils doivent impérativement sortir car, comme l’indique excessivement Patrice : « Ceux qui restent dedans sont fichus ! ». L’équipe récolte tout de même la très belle somme de 106 050 Francs (16 167 €uros).

Pour clôturer l’émission, la voix off déclare : « La semaine prochaine, nous irons peut-être encore plus loin ! ». Générique de fin sur les habitants du Fort qui nous font « au revoir » d’un signe de la main du haut de la terrasse du Fort.

On notera que pour cette première émission, il n’existait pas encore « Félindra » (elle n’arrive officiellement qu’en 1991). Le dresseur était un homme, Mike Burck. Le magicien était le célèbre Gilles Arthur (il est resté jusqu’en 1998) et le Père-Fouras (« Gardien des clés ») était interprété par Michel Scourneau avant que ce soit Yann Le Gac qui prenne ce rôle jusqu’à aujourd’hui.


Remerciement spécial à Charles pour la vidéo source.

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