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Un bestiaire de plus en plus fort !

Fort Boyard spécial jeux n°1, juillet 1997

Publié le dimanche 30 juillet 2006 par Aurélien LECACHEUR - Directeur de la publication dans la rubrique Dans la presse en 1997.

        

A Fort Boyard, les stars ne sont pas forcément celles que l’on croit ! Les insectes, batraciens et autres fauves rencontrés au fil des épreuves et aventures sont des vedettes à part entière et mériteraient d’être créditées au générique au même rang que les personnages et les candidats de l’émission. Impressionnants, parfois effrayants, ils alimentent les craintes et les phobies de chacun et sont parfois le cauchemar des concurrents les plus courageux.

L’édition 1997 de Fort Boyard réunit un inventaire des plus spectaculaires où se côtoient plusieurs espèces d’animaux qui, pour être aussi différentes les unes des autres, réussissent parfaitement leur cohabitation. Ainsi le bestiaire de l’émission réunit-il trois tigresses, un mâtin de Naples, cent serpents (pythons et couleuvres), vingt mygales, quinze scorpions, cent rats, quarante souris, cinquante batraciens (grenouilles, rainettes et crapauds), cinquante criquets, cent blattes et quelques deux mille cinq cents mouches.

FAUVE BOYARD

Indra, Taïga et Yoko, les trois tigresses du Bengale, veillent depuis plusieurs années sur la Salle du Trésor du Fort. Ne vous fiez pas à leur apparente nonchalance, leur vigilance est sans faille et leur puissance nous rappelle qu’un tigre n’est pas un gros chat avec lequel on peut jouer impunément. Comme le précise d’ailleurs Monique, alias Félindra, la dompteuse : « Deux cent cinquante kilos qui vous rentrent dedans à une vitesse foudroyante, il n’y a pas meilleur moyen pour se rendre compte de la vraie puissance et de la rapidité de ces animaux. » Puissance qui est à la mesure de leur appétit : Indra, Taïga et Yoko consomment en effet, trois à quatre poulets tous les deux jours, en respectant également une journée de jeûne. Ce régime à base de viande blanche a le mérite de rendre plus doux et plus soyeux leur pelage.

THIERRY LEPORTIER

Propriétaire des fauves, Thierry est un dresseur dont la vocation fut précoce. A seize ans, il travaillait déjà au zoo de Marseille, se familiarisant avec ceux et celles qui allaient devenir ses compagnons de route. Trente années de dressage et douze de cirque ont forgé l’expérience de ce dresseur hors pair qui élève aujourd’hui en semi-liberté pas moins d’une soixantaine de fauves parmi lesquels on trouve des lions, des tigres, des panthères, des loups et des pumas. Certaines de ces bêtes ne sont d’ailleurs pas totalement inconnues, et leur carrière sur le petit et le grand écran est indissociable du travail de Thierry. King, l’un de ses tigres, a tourné notamment quatre spots publicitaires pour Esso. Lady et Kim, ses panthères noires, sont les vedettes indétrônables des pubs pour la peinture Valentine. Et sans ses lions, ses pumas et ses loups, des films comme « Roselyne et les lions », « L’Enfant lion », « l’Ours » ou encore « Le bâtard de Dieu » n’auraient peut-être pas vu le jour.

MONIQUE, ALIAS FELINDRA

A l’origine, rien ne prédisposait cette jeune femme de vingt-sept ans à devenir dompteuse, jusqu’à ce qu’elle croise la route d’un cirque. Cette rencontre fut pour Monique une véritable révélation : « Pour la première fois de ma vie, se souvient-elle, je voyais un fauve, et j’ai été immédiatement fascinée ! ». Quelques années plus tard, elle fait la connaissance de Thierry Leportier qui l’initie au domptage et à l’élevage des fauves avant de l’introduire, en 1991, dans l’équipe du Fort. Consciente de la responsabilité qui lui incombe, elle ne perd jamais de vue que même habituées aux plateaux de tournage, les tigresses n’en demeurent pas moins des animaux dangereux : « Pendant un tournage, précise-t-elle, il arrive que les techniciens oublient le danger et s’approchent trop près de la cage. J’ai toujours en tête l’éventualité d’un accident. Je dois sans cesse veiller. Si moi, la dompteuse, je perds mon autorité, ma vie est menacée. Il ne faut jamais se trouver en position de faiblesse car le fauve ne fait pas de cadeau. » Monique a elle-même éprouvé ce danger en recevant un jour un coup de griffe d’un lion qui lui a laissé une cicatrice sur la main gauche.

CHERCHEZ LA P’TITE BETE !

Mais attention, les animaux les plus puissants ne sont pas nécessairement ceux qui impressionnent le plus. Nombreux sont les candidats qui frémissent à l’idée de devoir affronter les araignées, scorpions, rats et serpents qui peuplent le Fort. Toutes ces bestioles peu rassurantes sont les pensionnaires d’Anne et Guy Demazure. La passion de Guy pour ces petites bêtes a commencé à l’âge de dix ans, époque où il attrapait toutes sortes de lézards, serpents, mais également des rapaces, aux alentours de son petit village de Haute Garonne niché au pied des Pyrénées. Adulte, il devient dresseur-loueur d’animaux pour le cinéma et la télévision et participe au dressage de la douzaine d’oursons qui se relaient pour jouer dans « L’Ours ». C’est également lui qui a fourni toutes les bestioles qui apparaissent dans « La Gloire de mon père » et « Le Château de ma mère ». Malgré ce palmarès impressionnant, Guy Demazure reste modeste et relativise la maîtrise qu’il a sur ses bêtes : « On n’apprivoise pas un serpent, une araignée ni même un aigle royal, explique-t-il, on peut tout au plus leur apprendre à ne pas avoir peur de l’homme. »

PENSE BEBETES

Pour les pythons, qui peuvent atteindre trois mètres de long, il faut une température constante de 28 à 30 degrés. Les couleuvres, elles, préfèrent la fraîcheur, même si elles ne supportent pas les courants d’air. Là encore, il faut dépasser ses préjugés et ne pas se fier aux apparences : les pythons sont moins effrayants qu’on le pense et adorent qu’on leur caresse le ventre.

Les scorpions géants ou pandidus imperator, originaires d’Afrique orientale, mesurent de quinze à vingt-deux centimètres. Plus leurs pinces sont grosses, moins ils sont venimeux et, précisons-le, leur piqûre n’est pas mortelle. Les mygales, quant à elles, doivent se nourrir d’insectes vivants car elles ont un besoin vital d’utiliser leur venin pour tuer. Pour les rendre moins agressives cependant, on établit, avant leur arrivée au Fort, un premier contact sans les toucher ; avant de les familiariser avec des mains et les accoutumer aux caresses. Et si le plus grand danger pour les candidats de « Fort Boyard » serait de se faire éventuellement pincer ou mordre, sachez que ce risque ne survient que si l’on s’acharne à agacer ou maltraiter ces bêtes.

N’oublions pas Samson, le molosse du Fort aujourd’hui âgé de trois ans. Ce gros chien de quelques 75 kg (qui dévore sans peine jusqu’à quatre poulets par jour !) est un Mâtin de Naples, race que les Romains, dans l’Antiquité, dressaient pour combattre dans l’arène. Mais notre Samson, lui, est plutôt très affectueux, même s’il ne se montre pas toujours très obéissant.

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