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Avis de la rédaction : émission du 29/12/2012 - Spéciale Nouvel An

5, 4, 3, 2, 1… Voici la dernière émission de Fort Boyard 2012 !

Publié le jeudi 3 janvier 2013 par Kévin TOLBIAC dans la rubrique Avis de la rédaction 2012.

        

Dernière nocturne spéciale fêtes, dernier numéro de la 23e saison, dernière diffusion de l’année civile, à quelques heures de la fin de 2012, Fort Boyard se devait de clôturer comme il se doit cette saison hors norme ! Pari tenu ?

Ce dernier numéro avait tout pour être exceptionnel, à commencer par son ordre et sa date de diffusion. Le casting n’en demeure pas moins festif en mettant à l’honneur l’habituelle spéciale animateurs. On retrouvera donc notamment Alexandre Devoise, dont on se souviendra de son passage lors de la première émission de 2003, Cyril Ferraud, ancien de la maison Fort Boyard, et Anne-Gaëlle Riccio, la dernière animatrice du jeu en date.

La partie épreuve commence de la plus belle des manière avec un jeu inventé spécialement pour l’occasion, le Chamboule champ’, que l’on pourrait rapprocher de la Réserve, et une clé à la clé grâce à Alexandre Devoise et Jasmina Roy, avant un petit passage à vide dans la version hivernale d’Excalibur et le Pied marin. La moisson de clés s’opère ensuite grâce à deux épreuves historiques que sont le Manolier, dont Frédérick Bousquet a sans doute signé le record de l’épreuve (comme Stéphane Traineau dans Excalibur en 2003 aux côtés d’un certain Alexandre Devoise), et à la Ventouse, grâce à laquelle on a pu admirer les talents d’acrobate du jeune animateur de France 3. Les nouvelles épreuves apportent aussi leur lot de victoires avec la Balance et le Percolateur, et avec la manière bien entendu et le spectable grâce au plonfond forcé d’Anne-Gaëlle Riccio une fois la clé obtenue.

L’épreuve visuelle du Père Fouras se révèle un peu moins traitre que celle proposée la semaine précédente, mais ne réussit pas à Damien Thévenot ; le centenaire gardien du Fort ne lui accorde d’ailleurs pas de seconde chance. La première partie du jeu se finit de la plus belle des manières avec la Tyrolienne et son célèbre ketch Notre Dame des Flots ; comme dans les premières émissions de 1991, la performance de samedi nous a prouvé que l’épreuve pouvait être réalisée par un seul candidat puisque le nageur Frédérick Bousquet ne s’est pas fait prier pour montrer ses qualités aquatiques dans la mer sombre et athlétique en remontant seul le coffre, tandis qu’Alexandre Devoise nageait toujours.

Avec six clés et une prisonnière – Jasmina Roy ayant été trop lente dans la terrible épreuve de la Menotte -, le passage devant la juge Blanche est obligatoire. Mais il sera chaotique car le « sacrifié », Damien Thévenot, et la prisonnière passeront le réveillon dans les geôles souterraines. Peut-être à cause d’un manque d’attention ou de patience ?

Avec seulement quatre candidats, la deuxième partie de l’émission s’annonce difficile mais l’équipe fait preuve de beaucoup de ressources bien que la progression se fait en dent de scie, alternant victoires et échecs. Alexandre Devoise a de nouveau bien été bien sollicité après sa baignade avec son bain forcé dans la glace de la Chambre froide ou dans les diverses bestioles du Code-braille ; Anne-Gaëlle Riccio n’a pas été en reste avec sa belle petite course dans le Cablocypède ou son apnée dans la Cage immergée.

La ou plutôt les saynettes du Conseil, en introduction et en clôture, se sont montrées plus animées que les précédentes avec la petite fête organisée par le Père Fouras, même si, revers de la médaille, la solennité du lieu en prend un nouveau coup. Mais c’est vache maigre niveau temps récolté ; seul Alexandre Devoise réussira à battre son adversaire dans le duel des Poids et à ramener quinze secondes, confirmant son statut de maillon fort de l’équipe. Ce sera également la première et dernière fois que l’on apercevra l’éphémère duel de l’Équilibre, assez peu esthétique et peu convainquant bien que le principe de départ soit bon.

Avec quatre indices et deux minutes quarante-cinq dans la Salle du trésor, l’équipe a pu aisément deviner le mot-code sans faire de sacrifices (ce qui, au vu du nombre de candidats restant, aurait été plus que pénalisant). Finalement, avec quatre paires de bras, l’équipe d’Anne-Gaëlle Riccio a pu ramener plus de 18 000 € pour l’association Grandir, un des meilleurs scores de la saison.

Côté ambiance, les décorateurs s’en sont de nouveau donné à cœur joie ; bien que de prime abord identique à la précédente nocturne, la décoration a su s’adapter à l’évènement, allant jusque dans le moindre détail (le caviar dans la Chambre froide par exemple). Pour les personnages, on pourra regretter l’absence de costumes pour l’occasion, malgré ceux confectionnés pour les deux Passes ; une petite réunion de la population boyardesque en fin d’émission pour clôturer l’année et la saison n’aurait pas été de trop. Les saynètes du Père Fouras entre deux épreuves, tournées spécialement pour l’émission, ont permis d’éviter toute redite et surtout de maintenir l’ambiance du réveillon. En raison de ses liens avec le monde de la télévision, Olivier Minne s’est montré proches et complices avec les candidats, ce qui était bien sympathique pour l’occasion ; le retour d’Anne-Gaëlle Riccio n’y est pas non plus étranger, retour qui a donc été bénéfique pour l’ambiance et la compréhension des épreuves sans doute. Le Maître du Fort s’était d’ailleurs mis sur son trente-et-un, avec un costume, pouvant rappeler aux fans de la première heure le style vestimentaire de Patrice Laffont vingt-ans plus tôt. Les les candidats étaient motivés et joyeux, n’hésitant pas d’ailleurs à jouer le jeu pour faire croire que l’émission était bien tournée en hiver. Bref, un bon casting pour une émission spéciale, peut-être le meilleur des trois nocturnes.

Ainsi s’achève les nocturnes et la saison 2012 du jeu en elle-même. Qui aurait cru il y a à peine deux ans que, en pleine tourmente suite à l’échec de la version duel, France 2 et ALP donneraient aux fans et aux téléspectateurs en général la possibilité de poursuivre l’aventure boyardesque en dehors de l’été, la nuit, et pour des occasions spéciales ? Au vu des audiences et des récentes déclarations d’Olivier Minne, l’aventure ne devrait pas être renouvelée selon le même schéma en 2013 mais, qui sait, les nocturnes pourraient toujours être de la partie en étant optimiste, dans une autre forme (avec une diffusion suivant directement les numéros estivaux ou en alternance avec des diurnes). Qui vivra verra comme on dit.

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Avec un très beau 17/20, la moyenne des nocturnes 2012 arrive à 16,2, tandis que la moyenne générale de l’ensemble de la saison monte à 13,7.

Meilleurs vœux, à nouveau, pour cette nouvelle année et rendez-vous cet été pour la 24e saison. D’ici là, restez connecté à Fort Bavard !

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